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La Maladie du temps
Pazzi Roberto
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246408710
Au début du XXIe siècle Aïkou, sorte d'Attila moderne, a conquis l'Europe et poussé son innombrable armée jusqu'en Italie. Tandis que le pape, lituanien et voyageur, se révèle le dernier rempart du monde occidental, Aïkou fait renaître sous son spectre d'antiques royaumes déchus et célèbre à Vienne un mariage fastueux. Pourtant, d'étranges événements minent les domaines d'Aïkou : partout se manifestent les symptômes de la maladie du temps, appelée "syndrome 1815", parce que tout le monde a l'impression d'être retourné à cette date. Un nouvel ordre s'installe, où le souvenir du futur agite les désirs de révolte et les rêves prémonitoires. Poétique, original, un roman où la futurologie est mise au service des fantasmes et des obsessions du vieux monde.
Le 27 mai 1584, au monastère de Santa-Maria-degli-Angeli, dans le faubourg populaire de Florence, une modeste cérémonie religieuse marque la fin de tout espoir de guérison pour une jeune novice, Marie Madeleine, de la noble famille des Pazzi. Ce jour ouvre une page étonnante de l'histoire du Carmel et de la spiritualité: après qu'elle eut prononcé ses v?ux, les infirmières retrouvent la jeune fille transformée, les traits resplendissants et en pleine communion avec Dieu. L'extase dura deux bonnes heures. Commence pour la jeune professe une période exceptionnelle d'extases quotidiennes, qui se prolongea durant quarante jours. Les Quarante jours sont un ensemble unique dans l'histoire de la spiritualité. Par le caractère exceptionnel de l'expérience mystique, la continuité et la régularité du phénomène, quarante et un jours durant, son caractère public (presque toujours plusieurs S?urs, voire toute la communauté, en sont témoins), la richesse des paroles, images, visions, mouvements, jusqu'à la participation physique à l'événement contemplé, notamment celui de la Passion de Jésus, l'extase la plus longue des " Quarante jours ", qui dura plus de quatorze heures.
Pour les peuples émigrés d'Ajatado aux XIIIe et XIVe siècles et qu'on appelle aujourd'hui les Eve et les Fein, l'histoire du XVIe a marqué l'implantation définitive dans la région que délimitent de nos jours les villes d'Accra et de Lagos, alors simples établissement précaires. Leur toponyme moderne apparaît néanmoins déjà dans les sources qu'étudie ce volume 3, où le lecteur trouvera d'abord, en introduction, un exposé détaillé des enracinements anciens explorés dans les volumes 1 et 2, et qui remontent jusqu'au VIIe siècle av J-C. Ce sont là en effet les lignées archaïques qui témoignent de la parenté qu'Ajatado maintient avec les Fante et les Asante à l'ouest et avec les peuples de souche Ifs à l'orient. C'est également dans les premières pages de ce volume 3 qu'on analyse le concept d'histoire que la civilisation d'Alatado a élaboré. L'objectif que nous poursuivons est, en effet, de baliser le chemin à parcourir pour l'adulte et le jeune modernes, voulant s'approprier les richesses de leur tradition ancestrale, qui s'est développée sans l'écriture, mais en exploitant à fond toutes les ressources de la parole. Retrouver le chemin de l'histoire ancienne de son peuple, en amont de l'enseignement scolaire apporté par la colonisation du XIXe siècle, est un élément fondamental pour la formation culturelle de l'enfant d'aujourd'hui, car sa personnalité doit pouvoir se baser sur un patrimoine ancestral authentique et intégral. Si la pression du monde actuel risque en quelque sorte de déconnecter son existence de ce qu'ont vécu les générations antérieures, il est aujourd'hui urgent de retrouver avec lui le chemin de la véritable histoire de sa propre civilisation.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...