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Conclave
Pazzi Roberto ; Pierre-Bon Catherine
ANNE CARRIERE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782843373084
Un pape très aimé vient à décéder. A Rome, au sein du Vatican, les cardinaux se réunissent pour élire son successeur au trône de saint Pierre. La mécanique complexe du conclave se met en place, les clans se forment, les intrigues se nouent et les enjeux politiques semblent prendre le pas sur les questions de foi. Alors que les vieux prélats s'affrontent et s'enlisent dans des considérations fort peu spirituelles, le Malin s'infiltre dans la place et les punit avec cruauté, mais non sans un certain humour... Les plaies se multiplient : invasion de rats, légion de scorpions, nuées de chauves-souris... Les cardinaux paniqués ne savent plus à quel saint se vouer. Dans cette atmosphère apocalyptique, alors que malédictions et tentatives d'exorcisme résonnent dans la chapelle Sixtine, Monseigneur Ettore Malvezzi, cardinal de Turin, s'en remet à Dieu et appelle de ses prières un signe. Il est envahi par le doute car Dieu ne répond pas. Mais lui pose-t-il seulement la bonne question ? Maîtrisant parfaitement les arcanes du Vatican, Roberto Pazzi offre dans ce roman un cocktail explosif d'érudition, de suspense et de réflexions sur le rôle de l'Eglise à l'orée du nouveau millénaire. "Pazzi sait donner vie à des allégories dont la fantaisie rappelle au lecteur la force de l'imaginaire de Calvino."
Dans les années 1660 s'est déclenché le flux migratoire qui, depuis Accra, a conduit dans l'aire d'Ajatado, entre les Eue et les Fan, les fondateurs de la cité des Gen. Leur audacieux établissement n'a pas manqué de provoquer, pendant les sept décennies qu'étudie ce volume 4, des dysfonctionnements et des troubles régionaux. Cependant la vraie cause des tensions ne fut pas l'irruption des Gen, mais tout un contexte d'exploitation mercantile des marchés côtiers, où la cupidité des profits économiques tirés de la traite des esclaves renversait les fondements de la civilisation ancestrale. Les guerres entre les cités, dont les documents écrits par les Européens se font l'écho, nous sont aussi racontées par les traditions orales, dont il devient enfin possible de fixer la chronologie : une triste histoire de soubresauts violents se trouve ainsi reconstituée, crise catastrophique pour la société entière du pays. Tout n'a pas été pour autant que décadence ; on aperçoit aussi présents des ferments de renouveau, telle l'implantation, encore discrète mais tenace, de la mission chrétienne dans la cité des fela, l'épicentre de la crise. Dans la perspective de cette mission, qui s'affermira au XIXe siècle et va contribuer au rétablissement d'une société plus juste, nous consacrons le dernier chapitre de ce volume à l'analyse de la "parole" que les descendants d'Ajatado ont continué, malgré les temps difficiles, à transmettre. On admire en leur idiome la finesse de sa structure grammaticale. Y pénétrer à fond peut signifier, pour les locuteurs, emprunter la voie lumineuse qui remonte l'histoire jusqu'à la cité des origines.
Au début du XXIe siècle Aïkou, sorte d'Attila moderne, a conquis l'Europe et poussé son innombrable armée jusqu'en Italie. Tandis que le pape, lituanien et voyageur, se révèle le dernier rempart du monde occidental, Aïkou fait renaître sous son spectre d'antiques royaumes déchus et célèbre à Vienne un mariage fastueux. Pourtant, d'étranges événements minent les domaines d'Aïkou : partout se manifestent les symptômes de la maladie du temps, appelée "syndrome 1815", parce que tout le monde a l'impression d'être retourné à cette date. Un nouvel ordre s'installe, où le souvenir du futur agite les désirs de révolte et les rêves prémonitoires. Poétique, original, un roman où la futurologie est mise au service des fantasmes et des obsessions du vieux monde.
Le 27 mai 1584, au monastère de Santa-Maria-degli-Angeli, dans le faubourg populaire de Florence, une modeste cérémonie religieuse marque la fin de tout espoir de guérison pour une jeune novice, Marie Madeleine, de la noble famille des Pazzi. Ce jour ouvre une page étonnante de l'histoire du Carmel et de la spiritualité: après qu'elle eut prononcé ses v?ux, les infirmières retrouvent la jeune fille transformée, les traits resplendissants et en pleine communion avec Dieu. L'extase dura deux bonnes heures. Commence pour la jeune professe une période exceptionnelle d'extases quotidiennes, qui se prolongea durant quarante jours. Les Quarante jours sont un ensemble unique dans l'histoire de la spiritualité. Par le caractère exceptionnel de l'expérience mystique, la continuité et la régularité du phénomène, quarante et un jours durant, son caractère public (presque toujours plusieurs S?urs, voire toute la communauté, en sont témoins), la richesse des paroles, images, visions, mouvements, jusqu'à la participation physique à l'événement contemplé, notamment celui de la Passion de Jésus, l'extase la plus longue des " Quarante jours ", qui dura plus de quatorze heures.
Le Christ s'est incarné une seconde fois et chemine sur les routes de l'Italie du Sud. Au Vatican, son retour n'est pas forcément perçu comme une bonne nouvelle. A nouveau, le Messie engendre de grands espoirs et d'énormes conflits : il y a ceux qui le prennent pour un charlatan, ceux qui le considèrent comme une menace pour le pouvoir en place, et les foules de pauvres et de gens ordinaires qui le suivent dans une foi renouvelée. La véritable nouveauté, c'est qu'au Ciel aussi quelqu'un souhaite ardemment le voir échouer dans sa mission. Ce quelqu'un n'est autre que Dieu le Père qui recourt à une alliance avec son vieil ennemi, Satan, pour éviter à son Fils un nouveau martyre. Roberto Pazzi déploie toutes les armes de son écriture élégante et donne naissance à un " roman hérétique " bouleversant et intrigant.
Résumé : Avec Féroces et La Chute des princes, Robert Goolrick a entamé un cycle autofictionnel qui a saisi lecteurs et critiques par sa beauté, son incandescence et sa lecture nostalgique et acerbe de l'histoire contemporaine des Etats-Unis. Ainsi passe la gloire du monde vient clore cette aventure littéraire. On y retrouve Rooney, l'avatar de l'auteur, et ses amis inoubliables, emportés par le siphon qu'est devenu leur pays déchiré par un tyran aux allures de clown orange cannibale. Un pays aussi clivé que durant la guerre de Sécession, nordistes et confédérés ayant été remplacés par les déplorables et les 1%. Rooney qui a perdu sa vie à tenter de rester parmi les derniers, se retrouve échoué, malade sans recours, miséreux sans excuse, avec pour seule consolation quelques rares souvenirs de joie, et portant la blessure ouverte d'une question trop douloureuse : " Quand on fait l'amour pour la dernière fois, sait-on que c'est la dernière ? " A l'occasion de funérailles, il convoque les fantômes du passé, part à la recherche des quelques fidèles qu'il connaît encore, témoins d'une autre vie, d'une autre Amérique. Ainsi passe la gloire du monde est le récit halluciné d'un blessé qui tente de trouver la sortie d'un champ de bataille. Le testament d'un grand auteur américain. Robert Goolrick est l'auteur d'Une femme simple et honnête, Féroces, Arrive un vagabond (Grand Prix des lectrices de Elle 2012), L'Enjoliveur, La Chute des princes (Prix Fitzgerald 2015), Après l'incendie. Ainsi passe la gloire du monde est un roman écrit par l'auteur uniquement pour la France, où il a trouvé une terre d'asile littéraire.
Résumé : 3 heures du matin. Assis dans un fauteuil sous le rond de lumière d'un abat-jour, un homme de 50 ans donne le biberon à son nourrisson de 3 mois. Entre eux : un demi-siècle et 96 kilos de différence. D'un côté un homme mûr, encore tout étourdi de cette paternité tardive. Revigoré par cette vie naissante, mais mesurant combien la sienne sera balisée désormais, et projeté brutalement dans un avenir lointain : il aura 80 ans quand cet enfant en aura 30. Confiant dans l'espoir qu'incarne ce petit être, mais terrifié aussi à l'idée de le jeter dans le bain d'un monde angoissant. Perplexe devant cette posture de papa poule, lui qui, encore célibataire quelques mois plus tôt, biberonnait à sa façon dans le monde de la nuit. Fier de cet enracinement patriarcal mais triste à l'idée de renoncer en grande partie, par cette sédentarisation même, aux voyages, à l'imprévu, à l'aventure. De l'autre, minuscule dans les bras de son père, un bébé qui a la vie devant lui ; qui tète goulûment entre deux endormissements ; qui gigote dans son body, gazouille et grogne, comme enivré, d'autant plus assoiffé de vie qu'il est né " en état de mort apparente " et a été " récupéré à M7 " ? c'est-à-dire après 7 minutes de massages cardiaques. Dans ce dialogue silencieux, qui commence à l'heure bien réelle d'un biberon pour s'achever dans une intemporalité imaginaire, s'expriment tous les paradoxes d'une confrontation entre un nouveau-né et un père encore jeune, mais déjà avancé dans la vie, et tous les enjeux et questionnements qu'un tel événement peut impliquer. Une drôle de fable à découvrir, en somme. Une comptine qui, entre l'anecdotique et l'onirique, l'humour et la poésie, pose un regard sur le monde et le redoutable bonheur d'être père.
Un roman fantastique proche du conte, à ranger avec les classiques tel le Magicien d'oz. Pour petits et grands, un véritable coup de cœur avec une certaine portée philosophique.