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XCA. Le camp
Payen Jean-Luc
JOELLE LOSFELD
13,70 €
Épuisé
EAN :9782844120571
Signification du titre : X pour l'inconnu, et CA pour les deux premières lettres du mot camp. Camp de concentration d'hier, camp d'aujourd'hui, camp de demain, peut-être. Le monologue intérieur d'un prisonnier nous entraîne à sa suite en enfer. En ce lieu, peut-on sauver son âme ? Peut-on essayer de ne pas vivre comme un chien ? Le camp, lieu diabolique de la suprême épreuve. Lieu de l'impitoyable confrontation avec toutes les grimaçantes figures du désespoir et de la mort. Dans cette nuit absolue, le narrateur rencontre pourtant un homme (peut-être celui-là même que Diogène cherchait en pleine journée, une lampe à la main, dans les rues d'Athènes) et se lance soudain dans la quête du lumineux sentier. Chaque jour un peu plus fort, chaque jour un peu moins hésitant, pas à pas il se rapproche de sa seconde naissance, tentant de transformer l'horrible voyage en une inattendue et inespérée occasion d'éveil.
Roman drolatique et émouvant sur la petite enfance et l'adolescence d'un jeune garçon que la vie n'a guère gâté, si l'on excepte ses rapports privilégiés avec son frère et sa s?ur, tous trois unis dans la haine de leur beau-père. Humoriste à sa manière, l'auteur interroge le monde avec tendresse et se glisse avec magie dans la peau de son personnage sans le moindre artifice.
Résumé : Connaître la provenance des expressions : "Se faire de la bile", avoir une "nature bileuse", être bileux... "En faire une jaunisse", "Avoir les foies"... L'origine de la crise de foie, de la jaunisse des nouveau-nés et la provenance surprenante du mot foie ! Découvrir cet organe si singulier qui se régénère. possède un pouvoir de résilience et peut être remplacé. Saisir le rôle de notre foie dans la digestion. Comprendre : la cirrhose, la jaunisse, les hépatites, le cancer, toutes ces maladies qui touchent le foie, altèrent ses fonctions et ainsi menacent la vie, nous rappelant que notre foie est vital ! Apprendre ce qu'il se passe quand le foie croise le fer (hémochromatose), le cuivre ou bien quand il s'enivre. Réfléchir sur les questions éthiques posées par l'expérimentation humaine et animale, sur le don d'organe, sur l'évolution de notre monde... grâce à la théorie des champs illustrée par la transplantation hépatique. Cet ouvrage éclaire sur le foie, véritable usine de l'organisme, surnommée l'hépatante.
Vérité fantôme est la rencontre de l'auteur avec son histoire individuelle et familiale. Trois nouvelles indépendantes et pourtant indissociables dans lesquelles l'auteur-narrateur va à la découverte de ses origines. Le fils reçoit son dossier d'adoption et se plonge, sans y être préparé, dans la lecture de la correspondance de sa mère biologique. Une vingtaine d'années plus tôt, dans la chaleur d'un été parisien il s'ennuie, jusqu'au jour où la réalité prend des allures de folie et le conduit aux portes de l'hôpital psychiatrique. Enfin, le narrateur se souvient de lui enfant, de ses séjours à Evian avec sa grand-mère rescapée du camp d'Auschwitz. Mais, cet été-là, la grand-mère est trop fatiguée pour faire de longues promenades, alors le petit-fils ne cesse de scruter l'horizon depuis la chambre d'hôtel et rêve d'aller de l'autre côté du lac, sur l'autre rive.. Sans pathos, et avec une tendre ironie, l'auteur pose son regard sur celui qu'il a été et, dans une écriture détachée et sans artifice, il observe avec bienveillance les détours d'une vie qui lui ont fourni la matière de ses précédents livres telle que la folie, l'enfermement, la transmission. . . Jean-Luc Payen est né en 1958 à Paris où il réside toujours. II est l'auteur de plusieurs romans dont Le hamac rouge et XCA le camp paru aux Éditions Joëlle Losfeld.
Saviez-vous que la première description de la jaunisse fut trouvée sur une plaquette d'argile, inscrite par des Sumériens près de 3 000 ans avant Jésus-Christ, que le mot ictère, cité pour la première fois dans le Corpus Hippocraticum, pourrait provenir de la couleur jaune des yeux de la fouine (iktis) ou du milan (iktivos), qu'en 420 avant Jésus-Christ, Hippocrate, visionnaire, écrivait dans ce même Corpus que "l'ictère apparaît quand la bile entre en mouvement et se porte sous la peau" , balayant d'un coup l'origine divine, jusqu'ici ancrée, de la jaunisse, que, plus près de nous, en 1967, une collaboratrice de Blumberg, ressentant une fatigue anormale et se testant pour l'antigène Australia, fut la première à rattacher cet antigène à l'hépatite B, et que, la même année, l'article du même groupe décrivant cette relation fut refusé pour publication... Tout cela est dans ce livre, et bien d'autres choses, inédites et passionnantes, sur 5 000 ans d'histoire.
Je prépare le disque laser et j'entends le ronronnement d'un moteur. J'ai laissé la porte ouverte, tout est éteint. J'entends la porte qui s'ouvre, je ferme les yeux, les pas s'approchent et une main se pose sur mon épaule. Je lui dis : "Dis-moi simplement deux ou trois mots pour que je reconnaisse ta voix". Il prend le foulard, il me bande les yeux. Il me dit : "Lève-toi, marche, mets-toi à genoux, croise les jambes, décroise les jambes, écarte les jambes, tends la main". " Martine Vantses a rencontré ces femmes qui cherchent un homme par minitel ou par petites annonces. Nulle part ailleurs dans la société le sexe de la femme ne se dit aussi crûment, aussi clairement. Prises par la panique du manque et la peur de ne plus plaire, ces femmes expriment le féminin dans ce qu'on a l'habitude de dissimuler : l'obsession d'un homme à tout prix, le rêve d'un homme qui réparerait, et font l'expérience de "l'impossible rencontre" . A travers ces témoignages, l'auteur analyse les raisons pour lesquelles les femmes reproduisent majoritairement les mêmes insatisfactions que leurs aînées.
4e de couverture : John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman.
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante, étouffante, que fait sur l'âme de l'adolescent qu'il est encore le monde affreux qu'est le nôtre. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, , vrai, sans faiblesse, sans complaisance, fait vivre intensément grâce à une intrigue très simple : Etienne et Marcel, deux tres jeunes gens de Belleville, sont tous les deux épris, d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, Ieur timidité, leur inexpérience de la vie compliquée d'un manque total d'illusion, leur sensualité qui se cherche, les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte, après des tentatives amoureuses décevantes, trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible, mais ce n'est là que l'apparence d'une heureuse conclusion. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.
La vie est un roman. On le sait.Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre?Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où les personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et À la Recherche du temps perdu qui raconterait L'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants.Philippe Caubère