Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ville et mémoire du voyage. Actes de la seconde rencontre "Villes, voyages, voyageurs" de Villeurban
Gras Pierre ; Payen Catherine ; Bret Jean-Paul ; B
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782296028937
La seconde rencontre "Villes, voyages, voyageurs", qui s'est déroulée à Villeurbanne (Rhône) en octobre 2006, traitait du thème "Ville et mémoire du voyage". Le colloque proposé le 23 octobre autour d'une série de "tables rondes" a permis de croiser les points de vue sur un ensemble de questions (histoire et nature du voyage, traces du voyage dans la ville, tourisme et mobilité contemporaine...) qui restent d'une grande actualité, tant il est vrai que la question de l'immigration ou celle de notre relation complexe au patrimoine nourrissent en permanence le débat public. Le compte rendu de ces tables rondes a été enrichi de plusieurs éclairages rédigés par des intervenants issus de différentes disciplines : géographe, anthropologue, sociologue, philosophe, architecte-urbaniste... Comme les précédents "actes", parus en 2005, ce nouveau volume des Carnets de ville constitue une invitation collective à la poursuite de la réflexion sur la place du voyage dans la civilisation urbaine. "Une architecture, le nom d'une rue, la forme d'une maison ou d'un lieu de culte, une gare ou un monument, un paysage ou une ambiance urbaine... Tous ces lieux, même les plus contemporains, portent les mémoires des voyages entrepris par leurs concepteurs, leurs constructeurs ou leurs habitants, venus de tous les continents. Les rencontres voyageuses proposées à Villeurbanne étaient donc l'occasion de chercher à regarder la ville autrement, à travers son histoire et sa mémoire, et de s'interroger sur la cité de demain..."
Les médias ont exercé un rôle central dans la fabrication de la ville et dans la formation de ce que l'on appelle l'opinion publique. A la " crise des banlieues ", ouverte au début des années 80, répond d'une certaine façon, aujourd'hui, celle des grands médias. Leur crédibilité, entamée par les excès de l'information-spectacle et les conséquences de la mondialisation, est au plus bas. Depuis l'Antiquité, c'est dans la ville que se réalise l'acquisition de la citoyenneté, notamment grâce à une large diffusion de l'information. Mais le monde change et la revendication citoyenne prend un sens nouveau. S'appuyant sur l'étude de cas français et étrangers, l'auteur montre que l'expérience de l' " advocacy planning " américain ou celle de la " démocratie électronique " à l'italienne ouvrent des voies nouvelles à la société française. Les médias peuvent-ils espérer y jouer un rôle majeur ? Ce livre est tout autant une réflexion - vue de l'intérieur - sur le métier et les responsabilités publiques des journalistes qu'une invitation faite aux médias pour imaginer et mettre en oeuvre des formes nouvelles de médiation entre les citadins et les pouvoirs, qui soient porteuses de citoyenneté.
Tout au long de ce livre, l'auteur alterne entre les questions quotidiennes du cinéphile et les concepts plus généraux ou les propositions de recherches à la portée des enseignants du secondaire, des lycéens et des étudiants. L'économie du cinéma permet aussi de mieux appréhender l'histoire et l'esthétique du cinéma.
Qu'y a-t-il de commun entre ces quatorze " portraits chinois " conçus à des époques différentes et qui évoquent, sans aucune intention d'équité, quatre des cinq continents ? Comme toute expérience humaine, ce regroupement de récits est à la fois aléatoire et cohérent a posteriori. Tropiques fait le lien entre les premières expériences de reportage en Amérique latine et le " journal de bord " d'un voyage au Vietnam. Ibériques regroupe différents regards sur l'Espagne et le Portugal saisis au fil (les années 90). Mythiques associe les portraits de lieux symboles comme la Rome de Fellini ou Prague à l'époque de la " révolution de velours ". Enfin, les récits de Sans titre évoquent plus particulièrement la " géographie personnelle " de l'auteur : Rouen et la Normandie de son enfance, Bizerte, Marseille et Taormine, la plus grecque des cités siciliennes. Permanence des villes, mouvement des civilisations, visages actuels de la mondialisation : tout incite et invite à confronter les mots et les lieux, à bousculer les images, à laisser parler les cinq sens de la mémoire. L'écriture se veut ici échange, débat et découverte universelle de l'Autre. Mais aussi retour vers l'essentiel : la vie.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.