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Mémoires de villes
Gras Pierre
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782747533430
Qu'y a-t-il de commun entre ces quatorze " portraits chinois " conçus à des époques différentes et qui évoquent, sans aucune intention d'équité, quatre des cinq continents ? Comme toute expérience humaine, ce regroupement de récits est à la fois aléatoire et cohérent a posteriori. Tropiques fait le lien entre les premières expériences de reportage en Amérique latine et le " journal de bord " d'un voyage au Vietnam. Ibériques regroupe différents regards sur l'Espagne et le Portugal saisis au fil (les années 90). Mythiques associe les portraits de lieux symboles comme la Rome de Fellini ou Prague à l'époque de la " révolution de velours ". Enfin, les récits de Sans titre évoquent plus particulièrement la " géographie personnelle " de l'auteur : Rouen et la Normandie de son enfance, Bizerte, Marseille et Taormine, la plus grecque des cités siciliennes. Permanence des villes, mouvement des civilisations, visages actuels de la mondialisation : tout incite et invite à confronter les mots et les lieux, à bousculer les images, à laisser parler les cinq sens de la mémoire. L'écriture se veut ici échange, débat et découverte universelle de l'Autre. Mais aussi retour vers l'essentiel : la vie.
Synonymes de voyages au long cours, les ports nous renvoient également aux riches heures des empires maritimes, tels que Gênes, Venise ou Anvers. Maîtresses des mers et points névralgiques des échanges commerciaux, ces cités rayonnèrent à travers le monde et contribuèrent à façonner les civilisations modernes. Aujourd'hui encore, la plupart des grandes métropoles disposent d'un accès maritime, véritable ouverture au monde. Ruinés par la Seconde Guerre mondiale et la crise de leur modèle industriel, les ports européens et américains ont cédé la place aux géants asiatiques que sont Shanghai, Singapour, Hong Kong et les "nouveaux ports" chinois. Pourtant, loin d'avoir perdu leur dynamisme et leur puissance créatrice, les villes-ports constituent de véritables "laboratoires" du XXIe siècle, qui tendent à répondre aux mutations du monde urbain. Mais les enjeux auxquels il faut faire face ne manquent pas: banalisation des usages, risques environnementaux, exploitation marine et sous-marine inconsidérée, menace d'une piraterie sans frontières. Fruit d'un important travail de recherches mené dans une cinquantaine de sites français et étrangers, cet essai retrace l'histoire de ces métamorphoses qui, depuis 1940, affectent ou au contraire renforcent la position des cités portuaires, dont l'attractivité économique et touristique a rarement été aussi forte.
Cet ouvrage est le reflet des débats qui ont animé la rencontre "Villes, voyages, voyageurs ; regards sur l'Autre et l'ailleurs", organisée dans le cadre de la première Biennale de la ville et du voyage qui s'est déroulée à Villeurbanne (Rhône) du 11 au 15 mai 2004. Cette rencontre se proposait, à travers une série de "tables rondes" thématiques, de "croiser les regards" sur un horizon urbain fortement marqué par la croissance des échanges, en particulier - mais pas seulement - touristiques, et par l'impact de la mondialisation. Le compte-rendu de ces tables rondes a été enrichi de plusieurs éclairages complémentaires rédigés par des intervenants ou des auteurs issus de diverses disciplines contribuant à l'approfondissement de la réflexion histoire, anthropologie, sociologie, philosophie, littérature... Ce volume constitue ainsi une invitation collective à la poursuite du débat sur le devenir de la civilisation urbaine. "La littérature voyageuse n'épargne pas les tares d'un environnement urbain souvent perçu comme inhumain et irrespectueux des hommes, qu'ils soient autochtones ou touristes. La ville met mal à l'aise les écrivains voyageurs. Elle les gêne, car le "chaos urbain" les perturbe. Il leur faut de grands espaces libres, la nature sauvage, la force de la confrontation des êtres, les yeux dans les yeux. Le plus souvent, ils fuient la ville comme une malédiction..."
Au-delà des aléas d'une démocratisation toujours en chantier et d'indicateurs de développement très contrastés, l'Afrique est inéluctablement en voie d'urbanisation rapide. Dans un contexte marqué par l'exacerbation des identités et la mondialisation des échanges, où le continent sert de banc d'essai au nouvel équilibre des forces entre la Chine et les Etats-Unis, l'" urbanisation des moeurs " progresse davantage encore que le développement de l'espace urbain lui-même. Certaines villes ont pris une dimension métropolitaine : Lagos, Abidjan, Kinshasa, Johannesburg ou Dakar témoignent ainsi de ce " décollage " urbain. D'autres villes font plutôt face, comme Nouakchott, N'Djamena ou Ouagadougou à une organisation foncière, urbaine et sociale en partie calquée sur les pratiques du monde rural. Dans tous les cas, cette urbanisation à marche forcée ne va pas sans difficulté. L'apparition d'une nouvelle " modernité " africaine dérange ainsi les schémas établis et bouscule nos certitudes... Cet ouvrage collectif se propose de déceler ces mutations de l'Afrique tant sous l'angle urbain que sociétal. L'usage croissant du téléphone portable et d'Internet, la recherche d'un tourisme " durable " ou d'une gestion plus avisée des ressources en eau, la communication internationale de Durban, la présence de la modernité en architecture ou encore l'actualité de la question foncière à Addis-Abeba comme en Mauritanie, permettent d'aborder une réalité multiforme et complexe qu'il s'agit d'explorer dans le sens d'une meilleure compréhension des enjeux urbains et d'un accès plus large à la connaissance de cette " Afrique des villes " en pleine émergence.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.