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La septième partie du monde
Pavel Catalin ; Courriol Florica
NON LIEU
16,00 €
Épuisé
EAN :9782352702504
Il a tout vendu et sillonne l'Europe d'un bout à l'autre, mais pas comme n'importe quel voyageur, puisqu'il a élu domicile sur les rails : il dort dans le wagon-lit, il mange seul au wagon restaurant. Et même s'il a encore les habitudes d'un "terrien" (avec des précautions d'hygiène presque maniaques), il semble un voyageur de profession. On se rend vite compte que son existence n'est pas monotone, pas plus que le récit ! Libéré des contraintes de la vie réelle, Zoran - c'est le nom du protagoniste - prend son temps pour réfléchir à son passé qu'il essaie de mettre en ordre. Son unique contact avec le monde extérieur est un jeune homme qui travaille en Afrique auprès d'une mission archéologique menée par des Britanniques au Mali, et qui répond aux messages électronique du voyageur le septième jour de la semaine. Petit à petit, à mesure que le train avance et que les emails s'échangent, le lecteur découvre pourquoi cet homme qui a renoncé à tous les plaisirs du monde nourrit un tel intérêt pour une seule et unique personne qui, de surcroît, est si loin de lui. Ce roman est l'histoire tragique d'une impossible rencontre : celle d'un jeune Africain qui survit comme il peut et d'un voyageur excentrique devenu contemplateur de profession. Mais ce roman initiatique est surtout une réflexion profonde sur la condition humaine dans un monde où le sens fait défaut.
Pavel Catalin ; Courriol Jean-Louis ; Cassin Barba
Tant qu'ils s'aiment, les couples se détachent, dit-on, du monde banal ; ils en font de même quand ils meurent, sans aucun doute cette fois. Que se passe-t-il lorsque l'observateur examine sous sa loupe archéologique ce centième de vie, ce millième d'amour ? Questionner le rapport amoureux à travers les fouilles archéologiques, c'est le coeur de ce livre.
Pavel Ota ; Barbora Faure ; Szczygiel Mariusz ; Ca
Postface traduite du polonais par Margot Carlier4e de couverture : "Pour la firme Electrolux, l'arrivée de papa fut une grande aubaine. Il s'avéra rapidement qu'il était un prodige en ce qui concerne la vente d'aspirateurs. Difficile de dire à quoi cela tenait, mais si le talent est déjà malaisé à reconnaître chez les génies artistiques, il l'est d'autant plus quand il s'agit de vendre des aspirateurs à poussière." Dans la Tchécoslovaquie d'avant-guerre, un garçon raconte son enfance auprès d'un père charmeur et extravagant. Avec lui, la vie prend des allures d'aventure : la pêche aux carpes autant que la conquête d'une femme ou l'invasion de leur village par les troupes allemandes... Une chronique familiale drôle et poignante, où la tendresse adoucit le tragique, la beauté de la nature fait oublier les affres de l'Histoire, et l'optimisme n'a d'égal que la liberté.
Résumé : Le roman, dès son apparition, ouvre dans l'histoire de l'humanité un nouvel espace : le premier, il pose l'univers comme une totalité qui transcende la multiplicité des communautés humaines. Depuis lors, il n'a cessé de se débattre avec ses présupposés. Longtemps, l'idée y a primé sur les données empiriques représentées : roman hellénistique, récit de chevalerie ou pastorale mettent en scène des héros admirables, qui défendent la norme morale dans un monde livré au désordre, alors que le roman picaresque, le récit élégiaque et la nouvelle dévoilent l'irrémédiable imperfection des êtres humains. La première grande inflexion s'opère aux XVIIIe et XIXe siècles : à la confluence des anciennes espèces narratives, le roman s'évertue désormais à associer, sous le signe de la vraisemblance, la vision idéalisatrice et l'observation de l'imperfection humaine, en sorte que l'homme se définit moins par rapport à la norme morale qu'à son milieu d'origine. A la suprématie du concept succèdent l'observation scrupuleuse du monde matériel et social et l'examen empathique de la conscience individuelle. Puis, au XXe siècle, la révolte moderniste proclame la rupture inédite entre la réalité, qui échappe à toute maîtrise, et l'individu, libéré des soucis normatifs et défini comme le sujet d'une activité sensorielle et linguistique irrépressible. Cette évolution assure au roman une nouvelle flexibilité formelle, sans pour autant changer l'objet séculaire de son intérêt : l'individu saisi dans sa difficulté d'habiter le monde.
Résumé : Univers de la fiction Les auteurs de fiction exigent de leurs lecteurs qu'ils pénètrent dans des espaces étranges, dans le monde d'Antigone, de Don Quichotte ou de Sherlock Holmes. Ces univers factices évoquent ? plus ou moins ? le monde réel, mais ils s'en éloignent aussi par bien des aspects. Pourquoi et comment la fiction continue-t-elle cependant de nous attirer et de nous parler ? Thomas Pavel entreprend ici, dans un style plein de saveur et d'humour, de définir le mode d'existence des êtres imaginaires et de dégager la fonction culturelle des oeuvres de fiction. L'institution de la fiction ne cesse de changer au cours du temps sous l'effet d'une économie de l'imaginaire : selon les circonstances, un même territoire ? un même texte ? peut passer de la vérité à la fiction, et réciproquement, en endossant des fonctions hétéroclites. L'histoire de la culture, et de nos croyances, est faite de ces incessantes fluctuations. Thomas Pavel Universitaire américain d'origine roumaine, spécialiste de la littérature française, il est notamment l'auteur de La Pensée du roman (Gallimard, 2003) et Comment écouter la littérature ? (Fayard, 2006).
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.
L'oeuvre d'Ibn Khaldoun, dont sa désormais célèbre Al Muqaddima, Introduction à l'Histoire universelle, ne fut connue en Occident qu'au milieu du XXe siècle. On découvrit alors un prodigieux savant, dont les travaux, réalisés au XIVe siècle, faisaient de lui un précurseur de génie de plusieurs disciplines scientifiques. Au cours d'une vie tumultueuse, Ibn Khaldoun parcourut les royaumes berbères du Maghreb et séjourna en Andalousie. Acteur clé de son temps, il y fut tour à tour ministre, professeur, juge, diplomate, et savant. A l'occasion du 600e anniversaire de la mort de ce génie maghrébin, Smaïl Goumeziane analyse, sous un angle inédit, et sur fonds d'histoire du Maghreb, les apports essentiels d'Ibn Khaldoun aux sciences humaines. Approfondissant les causes du déclin du Maghreb depuis la chute de Grenade, l'auteur remonte jusqu'au XVIIIe siècle et renoue les fils de la pensée khaldounienne et ceux du siècle des Lumières. Biographie de l'auteur Smaïl Goumeziane, ancien ministre du Commerce d'Algérie (1989-1991), docteur ès Sciences économiques, est spécialiste de l'économie du développement, notamment en Méditerranée. Il a déjà publié: Le Mal algérien (Fayard, 1994); Le Pouvoir des rentiers (Paris-Méditerranée, 2003); Fils de Novembre (Paris-Méditerranée 2004); La Tiers Mondialisation (Corlet, 2005).
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.