Architecture de l'imaginaire vouée à révéler le vivant, la scénographie au théâtre et au cinéma génère une poésie des lieux, des matériaux et de la lumière. Habituellement, la scénographie se fond dans la représentation. Elle donne à voir, construisant un espace pour le temps d'un regard et d'une écoute. Cet ouvrage met en exergue l'art discret d'un scénographe actif depuis plus de 40 années (avec Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil notamment, mais aussi avec Otomar Krejca), dont l'?uvre, étonnamment diversifiée, est considérable. Le travail de Guy-Claude François se caractérise par un éclectisme qui puise tant dans le champ de l'histoire, de l'architecture, savante et populaire, de l'art et des civilisations, des religions, de la littérature, de l'archéologie, que dans la géographie, la géologie et les cultures du monde moderne ; et, au fil de ses réalisations toutes tendues vers la révélation incarnée sur scène ou sur écran d'une écriture dramatique, lyrique ou filmique, à chaque fois singulière, le langage sténographique révèle un monde poétique incessamment renouvelé, une facture, une vision, un style.
Résumé : Si l'on considère les différents aspects de l'oeuvre corbuséenne, en regard de son activité d'architecte ? abondamment diffusée et commentée ? et de ses activités de théoricien, d'homme de lettres et de peintre, la production graphique est demeurée plutôt secrète. Elle donne pourtant à comprendre la genèse de l'oeuvre, tant plastique qu'architecturale. Et ce sont quelque huit mille pièces qui en constituent le corpus et jalonnent les décennies, depuis les années 1902-1903, à La Chaux-de-Fonds, sa ville natale, jusqu'à la fin, en 1965, à Cap Martin. Cet ensemble, d'une richesse exceptionnelle, se distingue par sa valeur esthétique, historique et scientifique et par la variété des thèmes, des techniques et des langages stylistiques explorés. Par ailleurs, sa particularité tient en ce qu'il dévoile la démarche conceptuelle de Le Corbusier et donne à suivre les méandres et les surprises du processus de création. L'ouvrage met en valeur plusieurs centaines d'oeuvres graphiques, les plus représentatives de ce corpus, et éclaire ainsi les différentes fonctions attribuées par Le Corbusier au médium. "Dessiner, c'est d'abord regarder avec ses yeux, observer, découvrir. Dessiner, c'est apprendre à voir, à voir naître, croître, s'épanouir, mourir les choses et les gens. Il faut dessiner pour pousser à l'intérieur ce qui a été vu et demeurera alors inscrit pour la vie dans notre mémoire. Dessiner, c'est aussi inventer et créer. Le phénomène inventif ne surviendra qu'après l'observation. Le crayon découvre, puis entre dans l'action pour vous conduire bien au-delà de ce que vous avez sous les yeux. La biologie intervient alors nécessairement car toute la vie est biologie Il faut pénétrer au coeur même des choses par la recherche et l'exploration." Le Corbusier, 1960
Les dizaines de carnets de voyage, remplis au gré des années, témoignent de l'inlassable curiosité et de la gourmandise intellectuelle avec lesquelles Jean Léonard aura retenu les beautés du monde à la pointe du crayon. Pour qui est passionné par le dessin, feuilleter ces centaines de pages est un contentement sans égal. Y sont fixées les lignes des paysages contemplés, les ombres des rues arpentées, les contours des architectures visitées. Remparts d'Essaouira, grande muraille de Chine, jardins du Daisen-In à Kyoto, temple de Karnak, Skyline de New York, Palais des Filateurs à Ahmedabad, ruines de Mycènes, Panthéon romain, bords de mer en Bretagne...
ARGUMENTAIRE Entre 1902 et 1965, Le Corbusier produit plusieurs milliers de dessins, souvent d'une rare beauté. Les éditions AAM, en collaboration avec la Fondation Le Corbusier, ont entrepris à partir de 2019, leur publication en quatre volumes. Le tome III couvre la période des années 1929 à 1939 où la production dessinée et peinte est quasi essentiellement consacrée au thème féminin. La première phase des années 1929 à 1932 voit l'artiste explorer la richesse formelle et la poésie des éléments trouvés dans la nature (coquillages, racines, os, écorces, silex...) ou d'objets usuels détournés et parfois associés à des éléments organiques (boites d'allumettes, brique de verre...) qu'il nomme 'objets à réaction poétique'. Durant toute la décennie, intitulée pour sa production artistique "la période dite des femmes" , les thèmes féminins inspirent l'artiste au quotidien : sa compagne Yvonne, l'artiste Joséphine Baker, Indiennes des voyages en Amérique latine, Mauresques des périples nord-africains, baigneuses et pêcheuses des séjours dans le Bassin d'Arcachon, danseuses, lutteuses, géantes, duos féminins, innombrables nus... C'est une période où Le Corbusier se consacre intensément à l'activité picturale y dédiant la moitié de ses journées et produisant quelque cent cinquante-six peintures (soit le double de la période puriste), précédées chacune de suites d'études préparatoires mettant en lumière le processus de création. Sa production dessinée et peinte est qualifiée par l'artiste de "labeur secret" , qu'il ne dévoile qu'à la fin de la décennie dans une grande exposition au Kunsthaus à Zürich, en 1938.
Ce livre raconte une histoire simple dont le dernier acte se joue peut-être sous nos yeux : celle de la transformation de la nature. Pour les animaux et les plantes, la vie sur Terre et dans les océans est une question de reproduction suivant des cycles annuels qui ont émergé, il y a des millions d'années. Or, depuis que l'homme moderne est apparu, nous sommes en expansion permanente et nous exploitons, de manière effrénée, les ressources naturelles de la planète. Cette incompatibilité pourrait conduire à la destruction de la nature si nous ne mettons pas en place des modes d'action respectant les cycles naturels et rompant avec notre expansion aveugle. Si nous le faisons, nous aurons inventé la durabilité. Si nous ne le faisons pas, il faudra nous contenter de manger des méduses !" P.C. et D.P. Deux des meilleurs spécialistes au monde des ressources naturelles démontent la mécanique infernale de la pression sur la nature exercée par l'homme, tout en proposant des solutions viables pour un futur désirable.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.