Liliane et Michel Durand-Dessert sont connus pour leur engagement dans l'art contemporain, où ils n'ont cessé d'interroger l'art tout en témoignant de leur intérêt pour les questions inhérentes à la condition humaine, et pour des formes proches d'une esthétique primitiviste : Parallèlement à leur activité de galeristes, ils ont construit, au cours des vingt dernières années, une collection d'art africain révélant une prédilection pour les ?uvres qui, chargées ou ravinées, sculptures accumulatives ou fragments du sublime, sont façonnées en partie par leur environnement. Le regard que Liliane et Michel Durand-Dessert portent sur l'art primitif peut être considéré comme un développement de l'histoire du Primitivisme en rapport avec l'art européen de la fin du XXe siècle. Aussi est-ce avec Jean-Louis Paudrat qu'ils ont choisi de s'entretenir pour Fragments du Vivant. Les interrelations constantes tissées entre les ?uvres, les formes et les matières, retracent les multiples facettes de cet apprentissage qu'est l'expérience d'un collectionneur d'art africain, et illustrent l'enseignement qui en est le fruit. Afin de traduire leur sensibilité par-delà les mots, et pour faire " ressentir visuellement ce qui ne peut être didactiquement expliqué " les Durand-Dessert ont élaboré pour ce livre un dispositif de mise en images sans précédent, et fait appel au talent du photographe Hughes Dubois. " Aimer un objet, c'est le "reconnaître" dans tous les sens du terme ; c'est entrer en résonance avec lui au point qu'il devienne un prolongement de notre corps et de notre conscience. " Qu'ils aient souhaité partager cette intimité, et faire accéder à leur vision d'un monde " réenchanté " sous leur regard, aura permis de saisir l'esprit d'une collection, dont on ne peut douter qu'elle soit, authentiquement, leur ?uvre.
Les neurosciences et les technologies de la microélectronique et de l'informatique ont accompli récemment des progrès considérables. Le dialogue entre cerveau et électronique est en train de devenir réalité. Ainsi, en recueillant l'influx nerveux de quelques neurones, on sait interpréter les ordres cérébraux et fabriquer des interfaces cerveau-machine efficaces. On peut aussi envoyer des signaux électriques au cerveau en y implantant des électrodes: on a montré qu'il était possible par ce moyen de prendre le contrôle d'un animal (un rat en l'occurrence) pour le faire cheminer à sa guise. Ces avancées ouvrent des possibilités thérapeutiques inattendues. Grâce à elles, on pourrait redonner de l'autonomie à des personnes complètement paralysées, appareiller des personnes ayant perdu des membres, ou encore soigner des patients, notamment atteints de la maladie de Parkinson, qui ne peuvent plus être soulagés par l'arsenal médicamenteux habituel. Mais elles soulèvent également de nombreuses interrogations éthiques. Car, lorsqu'il s'agit de fabriquer un détecteur de mensonge, d'orienter des études de marketing, de déceler les addictions ou encore de repérer les sujets à "fort potentiel', la frontière est ténue entre la visée médicale et des objectifs de contrôle ou de normalisation des individus. Enfin, que penser des multiples tentatives pour augmenter l'humain, souvent évoquées dans le cadre de recherches militaires futuristes? Biographie de l'auteur Jean-Louis Pautrat est physicien des semi-conducteurs. Il a été chercheur et conseiller scientifique au CEA (recherche fondamentale). Il est l'auteur de Demain le nanomonde. Voyage au coeur du minuscule (Fayard, 2002)."
Résumé : Faire toujours plus petit pour être plus rapide et moins cher : voilà ce qui, depuis quarante ans, motive la course à la miniaturisation. Les nanotechnologies en sont l'aboutissement. Nées de la possibilité de construire des transistors dont les dimensions s'approchent du nanomètre (un milliardième de mètre), elles portent en germe une révolution des techniques et, au-delà, une véritable transformation de la société. En effet, les biopuces, microlaboratoires d'analyse et autres microsystèmes électromécaniques qu'elles permettent de réaliser sont appelés à connaître des applications impressionnantes dans les domaines de la santé, de l'environnement ou de la protection civile. Notre rapport à la nature, à notre corps, à la douleur en sera-t-il bouleversé ? Les relations sociales en seront-elles transformées ? Devenu de par le monde une préoccupation majeure des décideurs, le développement des nanotechnologies est à la fois enthousiasmant et inquiétant. Les dérives possibles - technologie omniprésente, risque d'une soumission du vivant à l'électronique, généralisation de la " cyberfilature " - que nous voyons poindre doivent nous inciter à la vigilance. En nous invitant à l'exploration du nanomonde en train de se bâtir sous nos yeux, Jean-Louis Pautrat nous rappelle que sa construction ne doit pas être abandonnée aux seuls spécialistes.
Résumé : Après avoir suivi ou commenté plus de la moitié des 104 Tours de France, Daniel Pautrat raconte enfin les plus belles histoires de la Grande Boucle ! Celui qui a côtoyé ou interviewé 44 des 61 vainqueurs du Tour de France a été un témoin privilégié de cette magnifique tragicomédie des temps modernes. Sur la moto de France Inter ou de la télévision (TF1), il faisait partie du peloton et a vécu en direct nombre de ces belles histoires qui font la légende du Tour. Celles qu'il n'a pas vécues directement, il les tient des acteurs eux-mêmes, avec toutes les anecdotes qui s'y rapportent. Que ce soient Leducq, Anquetil ou Poulidor, Bobet, Coppi ou LeMond, Merckx ou Hinault, sans oublier Fignon et même Eugène Christophe et François Faber, tous ces coureurs n'ont plus aucun secret pour lui. Il a partagé leur intimité. Alors, en route ! Daniel Pautrat nous invite avec la collaboration du journaliste Jean-Louis Gazignaire, à monter sur sa moto de radio reporter pour revisiter la légende des cycles.
Pionnier de la photographie japonaise et éminent éditeur de photographie durant l?ère Meiji, Ogawa Kazumasa (1860-1929) a publié à l?intention du marché occidental un grand nombre de livres illustrés présentant des vues du Japon traditionnel. L?ouvrage qui paraît en 1896 sous le titre Some Japanese Flowers, dont il existe un exemplaire original dans les collections du J. Paul Getty Museum, présente de délicates images de fleurs indigènes japonaises, notamment des lotus, plusieurs variétés de chrysanthèmes et de lys, et des volubilis, prises par Ogawa lui-même et tirées selon un procédé appelé phototypie, les épreuves ayant ensuite été coloriées à la main. La présente publication reproduit les trente-huit planches de l?édition originale.
Kienle Ponka Anabelle ; Thomson Richard ; Kelly Si
Résumé : Ce catalogue, superbement illustré, porte sur la représentation du pont dans l'oeuvre de Claude Monet (1840-1926), au lendemain de la guerre franco-prussienne. Une fois installé à Argenteuil, en banlieue de Paris, Monet est séduit par le pont routier qui relie les rives de la Seine près de sa maison. En 1872, il peint Le pont de bois pour mettre en valeur la reconstruction du pont détruit pendant la guerre et marquer le retour à l'ordre en France. Cette composition d'une étonnante modernité est le point de départ de nombreuses recherches sur ce thème. Le présent ouvrage, composé de douze toiles majeures, met en lumière la manière inventive avec laquelle Monet explore le motif du pont et s'impose comme une figure de proue de l'avant-garde. Il décrit aussi la réaction des artistes impressionnistes suivant le conflit franco-prussien et montre comment les peintres et les photographes de l'époque représentent l'ensemble remarquable de ponts parisiens.