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Récits de la charge mentale des femmes. Small stories (2)
Patron Sylvie
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037020185
La notion de charge mentale, sans spécification de genre, a son origine dans l'ergonomie, la psychologie et la sociologie du travail. Elle est le pendant de la charge de travail physique. Elle permet de décrire et de mesurer les pressions exercées sur le psychisme des travailleurs. En 1984, la sociologue Monique Haicault utilise pour la première fois la notion pour référer à la charge mentale spécifique des femmes, mariées, mères de famille, en activité. Ici aussi, la notion de charge mentale est connexe de celle de surcharge. Mais la particularité de la charge mentale des femmes vient de la nécessité d'avoir à gérer quotidiennement deux espace-temps inextricablement enchevêtrés. Dans cet ouvrage, nous nous intéresserons aux récits de la charge mentale des femmes, de leur ubiquité mentale et de leur anticipation constante des tâches inhérentes à la vie domestique et familiale. Les récits en question seront empruntés à des corpus de récits de la vie réelle ou à des récits littéraires et des oeuvres narratives dans différents médiums. Avec les contributions de : Aurélie Adler, Cécile De Bary, Hélène Fleckinger, Alexandra Georgakopoulou, Anne Grand d'Esnon, Monique Haicault, Caroline Hauw-Berlemont, Jarmila Mildorf, Sylvie Patron, Pierre-Olivier Toulza.
Les revues sont nombreuses à naître à la Libération. Toutes n'eurent pas la même importance que Critique, et très rares sont celles qui paraissent encore aujourd'hui. C'est l'une des raisons pour lesquelles la correspondance échangée par Georges Bataille, son fondateur et directeur, et Eric Weil, important philosophe allemand que Bataille associe à la direction des premières années de la revue, est si instructive. On y lit certes les considérables difficultés éditoriales qu'elle a rencontrées d'abord : deux éditeurs en quatre années, avant de trouver avec les Editions de Minuit, en 1950, celui qui lui sera désormais fidèle. Mais là n'est pas l'essentiel, qui tient dans l'échange profond et souvent tendu de deux intellectuels que beaucoup oppose, excepté leur commune volonté d'oeuvrer à la réussite d'une revue "bibliographique", "représentant l'essentiel de la pensée humaine prise dans les meilleurs livres" français et étrangers, ainsi que Bataille l'annonçait dès son premier projet. Si cela devait suffire à distinguer Critique des revues d'opinion, il n'en faudra pas moins compter avec les passions politiques : délicat équilibre à trouver entre marxistes et non marxistes, communistes et gaullistes, existentialistes et surréalistes ; enfin, entre "spécialistes" qu'Eric Weil choisit avec beaucoup de scrupules et "intellectuels", pour la plupart amis de Bataille, revenant avec lui d'un entre-deux-guerres commun et passionné.
Résumé : Fondée en 1946 par Georges Bataille, la revue " Critique " affirme un projet intellectuel à la fois exigeant et original servi par une formule éditoriale rigoureuse : il s'agit, sur les traces de Diderot, de " rassembler les connaissances éparses sur la terre, en exposer le système général et le transmettre aux hommes qui viendront après nous ". Cette visée ambitieuse est portée par des personnalités qui signent la renommée de sérieux de la revue : pas d'équipe, pas de communauté, mais un " esprit Critique ", celui de Maurice Blanchot, Eric Weil, Roland Barthes, Jacques Derrida, Michel Serres, Michel Foucault, Michel Deguy... Ils furent les protagonistes d'une entreprise essentielle pour l'histoire de la critique, de la théorie littéraire et de la philosophie contemporaine. Sur un demi-siècle, jusqu'à la disparition en 1996 de Jean Piel, collaborateur et successeur de Georges Bataille, Sylvie Patron retrace l'histoire de Critique, analyse les grandes écoles de critique littéraire traversées par la revue et développe les enjeux philosophiques qu'elle fut amenée à défendre. La somme des documents publiés, extraits notamment des archives de Jean Piel déposées à l'IMEC, apporte un éclairage inédit sur le contexte dans lequel la revue parut et sur la singularité de son projet.
La présence d'un narrateur fictionnel dans tous les récits de fiction est l'hypothèse fondamentale de la narratologie. Cette hypothèse est cependant depuis toujours controversée. Sylvie Patron est connue pour ses travaux en faveur d'une théorie alternative, appelée ici " théorie du narrateur optionnel ". L'ouvrage comporte également des essais signés par des chercheurs de renom international. Il couvre un large éventail de genres, du récit biblique à la poésie, en passant par la bande dessinée. Il s'agit de la version française d'un ouvrage originellement publié en anglais : Sylvie Patron, ed. , Optional-Narrator Theory : Principles, Perspectives, Proposals, Lincoln & London : University of Nebraska Press, "Frontiers of Narrative" series, 2021.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.