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A en-tête de "Critique". Correspondance entre Georges Bataille et Eric Weil (1946-1951)
Bataille Georges ; Weil Eric ; Patron Sylvie
NOUVELLES LIGNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782355261206
Les revues sont nombreuses à naître à la Libération. Toutes n'eurent pas la même importance que Critique, et très rares sont celles qui paraissent encore aujourd'hui. C'est l'une des raisons pour lesquelles la correspondance échangée par Georges Bataille, son fondateur et directeur, et Eric Weil, important philosophe allemand que Bataille associe à la direction des premières années de la revue, est si instructive. On y lit certes les considérables difficultés éditoriales qu'elle a rencontrées d'abord : deux éditeurs en quatre années, avant de trouver avec les Editions de Minuit, en 1950, celui qui lui sera désormais fidèle. Mais là n'est pas l'essentiel, qui tient dans l'échange profond et souvent tendu de deux intellectuels que beaucoup oppose, excepté leur commune volonté d'oeuvrer à la réussite d'une revue "bibliographique", "représentant l'essentiel de la pensée humaine prise dans les meilleurs livres" français et étrangers, ainsi que Bataille l'annonçait dès son premier projet. Si cela devait suffire à distinguer Critique des revues d'opinion, il n'en faudra pas moins compter avec les passions politiques : délicat équilibre à trouver entre marxistes et non marxistes, communistes et gaullistes, existentialistes et surréalistes ; enfin, entre "spécialistes" qu'Eric Weil choisit avec beaucoup de scrupules et "intellectuels", pour la plupart amis de Bataille, revenant avec lui d'un entre-deux-guerres commun et passionné.
Résumé : A la mort de son père, Pierre tombe sous la griffe d'une femme terrifiante et sulfureuse, à l'adoration dévoratrice : sa mère. Initié par elle à l'orgie et à la débauche, l'adolescent découvre une vie de perdition où se mêlent honte, jouissance, dégoût et respect. Face à un monde en dérive, perverti, comment aimer encore et apprendre à grandir ?
Réunis ici et augmentés de nombreux inédits, L'Expérience intérieure, Le Coupable et Sur Nietzsche, rédigés de 1939 à 1944, sont d'abord le journal d'une expérience : expérience de l'extase, du non-savoir, de l'érotisme, expérience de la guerre, expérience de Nietzsche tout à la fois. Jusqu'à sa mort, Bataille tentera de prolonger ce journal en Somme athéologique : rééditions, adjonctions, préfaces, plans de parution, ébauches marquent cette oeuvre sans cesse reconsidérée, sans cesse en projet, sans cesse en dialogue avec cette autre "somme", La Part maudite, que l'on trouvera dans les T7 à 10. Les Annexes du T6 replacent dans leur contexte plusieurs inédits ou des articles parus en revues, directement contemporains de "l'expérience". On y trouvera également tous les plans et projets de Bataille pour compléter cette Somme athéologique.
Parce que le rayonnement solaire est sans contrepartie, parce que le soleil donne la vie pour rien, à la surface du globe, pour la matière vivante en général, l'énergie est toujours en excès. Si l'univers se dilapide ainsi lui-même, l'homme ne peut être que prodigue, "un rieur, un danseur, un donneur de fête". Seule son avarice d'être séparé le sépare de cette vérité solaire ; qu'il la nie, il ne peut cependant dépenser moins : il faut qu'une quantité déterminée d'énergie soit dépensée en pure perte. "Ma volonté décide de la modalité, non de la quantité de la perte." En pure perte, ce peut être l'accroissement du niveau de vie mondial : la multiplication du luxe, ou ce peut être la guerre atomique. Si l'oeuvre entière de Bataille développe cette théorie de l'excès ("part maléfique que nous tentons de dépenser pour le bien commun" - Sur Nietzsche), La Part maudite devait en être l'exposé systématique, comme fondement de "l'économie générale", science de l'usage des richesses. Un premier livre, La Consumation, parut en 1949. L'actualité (le plan Marshall, la guerre froide) l'inspire, mais cet ouvrage est d'abord le fruit d'un long travail, dont ce volume retrace les étapes : La Limite de l'utile (1939 - 1945), fragments d'une version abandonnée aux marges de "l'expérience intérieure", L'Economie à la mesure de l'univers (1946), "notes préliminaires à la rédaction", enfin Théorie de la religion (1948), qui fait de la religion (fût-elle athéologique) l'ordinatrice de la dépense, en tant qu'elle est "recherche de l'intimité perdue, effort de la conscience claire pour devenir en entier conscience de soi". Les Conférences et les Annexes (Sade et la morale, La Religion surréaliste, Les Problèmes du surréalisme, une Notice autobiographique) qui complètent ce volume annoncent la suite, restée inédite, de La Part maudite : Histoire de l'érotisme (1951) et La Souveraineté (1954), qu'on trouvera dans le T7 de ces Oeuvres complètes, avec les Conférences sur le non-savoir.
Une quinzaine de philosophes parmi les plus importants se sont réunis à Londres, en mars 2009, pour une conférence organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, intitulée "On the idea of Communism". Par-delà leurs différences spéculatives et politiques, tous y ont affirmé leur attachement inentamé au mot et à l'Idée du "communisme". Seul mot, seule idée à pouvoir selon eux désigner et penser les conditions d'une "alternative globale à la domination du capitalo-parlementarisme" (A. Badiou), d'une "réforme radicale de la structure même de la démocratie représentative" (S. Zizek). Le présent volume réunit la totalité des interventions prononcées à l'occasion de cette conférence, qui connut un succès considérable.
Le présent volume présente l'inventaire, composé et commenté par Félix Guattari, des soixante-cinq rêves présents dans le Journal et les correspondances de Kafka, ainsi que de plusieurs textes rares ou inédits sur l'oeuvre de celui-ci. Ultérieurs à la publication (avec Gilles Deleuze) de Kafka. Pour une littérature mineure (Éditions de Minuit, 1975), ils témoignent de la passion inchangée de Félix Guattari pour l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.
La mode a fait de l'inauthentique l'espace de ses expérimentations. Lorsqu'ils véhiculent les codes de la frivolité, créateurs et top-modèles le font en conscience, et se posent en sujets d'énonciation à part entière. L'examen du "phénomène de mode" fait apparaître la relation étroite qu'il entretient avec les motifs fondamentaux de la représentation occidentale : un platonisme "hétérodoxe" et une "inversion paradoxale de l'incarnation", entendue en son sens religieux.