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Quitter les lieux
Paton Laurence
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343126531
Sur fond crème se détachent en médaillon le visage et le cou d'une jeune femme. La photo est petite, elle occupe à peine un tiers de la carte en hauteur, un peu plus en largeur. Le grammage du papier, un mat couché lisse, est fort - après tout ce temps, la carte aux bords finement dentelés est restée intacte. Le visage et le cou sont entourés d'un halo gris clair irrégulier qui donne à la jeune femme un air évaporé, comme si elle était dans les nuées. Elle traverse le papier et s'élève entourée de nuages vaporeux ; ou peut-être au contraire vient-elle d'en haut et le halo brumeux est une trouée par laquelle elle fait une brève apparition avant de remonter - dans les deux cas, elle crève l'écran". A partir d'une photo, l'évocation et la recherche d'une mère disparue entourée d'un mur de silence. Un récit, avec ses rythmes et ses refrains, pour explorer, à travers les personnages et l'appartement de l'enfance encombré d'objets avant d'être déserté, le sentiment d'absence.
Résumé : Le grand roman sud-africain de Alan Paton, Pleure, ô pays bien-aimé connut, au lendemain de la guerre, un succès considérable et s'impose toujours comme une des ?uvres majeures contre le racisme. Son auteur, fervent militant pour la liberté des droits de l'homme, obtint en 1960 le Freedom Award. A travers l'aventure de Stephen Kumalo, vieux et honnête pasteur zoulou, parti à Johannesburg retrouver quelques-uns de ses parents, Alan Paton dénonçait, parmi les premiers, la violente réalité de l'apartheid. Dans cette cité immense et corruptrice, où les Noirs sont contraints d'émigrer pour travailler dans les mines d'or, Stephen Kumalo retrouvera son fils, accusé du meurtre d'un Blanc qui avait consacré sa vie à la défense des Noirs. Témoignage saisissant sur l'Afrique du Sud et son système inhumain, violent réquisitoire contre la ségrégation raciale, Pleure. ô pays bien-aimé garde aujourd'hui encore toute sa valeur symbolique. Il s'inscrit dans la longue marche où l'ont rejoint Nadine Gordimer, André Brink ou John Michael Coetzee, auteurs dont l'oeuvre a contribué à changer le cours de l'histoire.
Recherche des traces du passé pour que "revivent les jours du jardin éternel" et éblouissement simple de la présence : une interrogation du temps, de la mémoire et de l'écriture à travers une déambulation dans la ville et une contemplation de la nature "derrière les yeux". Là où "les flammes s'agitent" et "les mots éclatent" : "on entre, on pousse des portes, dévale des escaliers, fusées traversantes, points lumineux dans un brouillard de poussière".
Résumé : Le Prince Thoutmosis se fait construire un somptueux tombeau pour le jour où il lui faudra habiter au Royaume des morts. Il fait appel au père de Pépi pour le décorer; mais comment celui-ci pourra-t-il peindre sans modèle réel les lions de l'horizon, Horus le dieu-faucon et Sebek le crocodile, ainsi que la déesse Mertseger le cobra ailé? Par sa connaissance des noms secrets, Pépi tentera de convaincre les animaux de poser pour son père.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.