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La Cité ivre
Patatzis Sotiris ; Lacarrière Jacques
CAMBOURAKIS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782366248999
Un matin d'automne, un chapiteau fait son apparition à l'entrée d'une petite ville du sud du Péloponnèse : une troupe de théâtre ambulante s'installe pour jouer des pièces de Shakespeare. Passé les premières réticences des habitants, les comédiens s'immiscent peu à peu dans la routine du lieu, partageant avec leurs spectateurs les moments de fête comme les ennuis de la vie courante. Qu'il s'agisse du réjouissant Fleur-de-citrouille ou de l'austère metteur en scène surnommé le Velu, chacun des membres de la troupe va, à sa manière, bouleverser le quotidien des habitants. Mais c'est surtout Réna, la mystérieuse " jeune première ", qui fascine : du théologien au simple berger, tous retrouvent dans leur désir pour elle un goût de liberté. De ce séjour aux allures de rêve, durant lequel toute la ville semble se plonger dans une ivresse euphorique, chacun ressortira changé à jamais. Sotiris Patatzis brosse dans ce récit un portrait profondément tendre et humain du fascinant théâtre de la vie des petites villes, qu'elles soient d'ici ou d'ailleurs.
Lorsqu'il sort de la prison où il était emprisonné depuis plusieurs années, Elias rejoint sa Sardaigne natale, mû par le désir de commencer une vie nouvelle. De retour au village, il retrouve son frère aîné Pietro qui s'apprête à épouser Maddalena. Le mariage est célébré peu de temps après mais Elias ne parvient pas à contenir son attirance pour la jeune femme. Une passion partagée qui ne fait que s'attiser au fil des ans. Elias décide alors de se consacrer à la prêtrise, dans l'espoir de ne pas succomber à la tentation... Ce roman bouleversant, d'une puissance et d'une spontanéité rares, sonde avec justesse les cas de conscience d'Elias, tiraillé par ses sentiments. Ecrit en 1903, Elias Portolu est considéré comme le chef-d'oeuvre de Grazia Deledda.
Publié en 1999 en Hongrie, dix ans après La Mélancolie de la résistance, Guerre et Guerre, quatrième roman de Krasznahorkai, est l'un de ses projets les plus ambitieux.Le dispositif romanesque entrelace plusieurs strates narratives et temporelles, et mêle l'itinéraire de Korim, archiviste hongrois en proie à une radicale crise spirituelle confinant à une forme de folie, et le contenu d'un mystérieux manuscrit dont il cherche obsessionnellement à délivrer le message. Empreint d'un inconsolable chagrin métaphysique, Guerre et Guerre est une oeuvre puissante, labyrinthique, une énigmatique parabole qui défie l'exégèse.
Résumé : Ce n'est qu'à travers le filtre de la cuisine que je peux relire mon passé et préparer mon futur. Cuisiner est une obsession maladive, certes, mais elle m'a sauvé la vie. De son enfance à Rome dans les années 1950 jusqu'à Milan où elle vit désormais depuis des années. Stefania Giannotti ne semble jamais avoir passé une journée trop à l'écart des fourneaux. Car loin d'être vécue comme une source d'asservissement, la cuisine a toujours été pour elle synonyme de liberté et de créativité. A chaque état d'esprit, rencontre, amitié ou engagement, sa recette. Détaillés avec humour et grandiloquence, plus ou moins élaborés mais toujours savoureux, les petits plats qu'elle partage avec nous, aussi variés que les régions de l'Italie, illustrent de nombreuses anecdotes liées à son existence de femme moderne et émancipée, reflétant les événements majeurs de l'histoire italienne récente. Entre mémoire intime et "cuisine de la mémoire", Stefania Giannotti livre un récit de vie et de bouche incarné et sensible.
Partisane de l'action directe non violente, Starhawk a été de tous les mouvements antimilitaristes et antinucléaires aux Etats-Unis dans les années 1970-1980. On la retrouve ensuite à Seattle ou à Gênes dans tes rangs altermondiatistes. Se définissant à ta fois comme féministe et sorcière néopaïenne, elle publie Rêver l'obscur. Femmes, magie et politique en 1982 aux Etats-Unis. Se basant sur la narration très concrète de sa participation à ces mouvements, elle explore une science inventive et festive des rituels, invitant chacun-e à prendre conscience de son pouvoir et à le mettre en oeuvre en resserrant les liens avec tes autres, en agissant à sa mesure au sein de la communauté.
Résumé : Le 13 décembre 1943, une tragédie a frappé la ville de Kalavryta : en représailles aux actions des résistants grecs, des soldats allemands ont assassiné tous les hommes présents. Parmi eux, Athos est laissé pour mort. Afin de surmonter son traumatisme, il se réfugie dans la forêt, qu'il ne quittera plus qu'à de très rares occasions, laissant sa femme et sa fille dans le doute quant à sa disparition. Sa présence planera comme une ombre sur les trois générations de femmes de sa descendance, chacune oscillant entre la volonté d'en savoir davantage sur cet homme qu'elles ont peu ou pas connu, et celle d'oublier, pour se consacrer aux vivants. Dans son premier grand roman, récompensé par le prix de l'Académie d'Athènes, Maria Stefanopoulou convoque l'Histoire en mettant en regard les conséquences de la catastrophe historique et la vie dans la forêt garante de la liberté. Avec virtuosité et une impressionnante compréhension de l'âme humaine, elle bâtit ce bouleversant récit qui interroge la transmission des mythes et de la mémoire.
Chef-d'?uvre publié en 1954, Le Quart, roman du poète grec Nikos Kavvadias, est une odyssée moderne d'une noirceur totale. On y suit les errements d'une embarcation sans âge, en route vers la Chine. Cercueil flottant, le cargo et son équipage voguent sans cesse vers d'autres ports, d'autres maraudages, d'autres bordels et d'autres putains. Entre deux escales, les marins grecs qui se trouvent à bord nous livrent sans pudeur leurs misérables existences; ils ressassent leurs aventures, leurs amours, leurs échecs, avec une amertume et une mélancolie abyssales. A travers la voix de ces hommes de quart qui ne nous épargnent rien de la cruauté et de l'obscénité de leur univers, Kavvadias parle de l'absurdité humaine mais aussi et surtout de la mer, ce lieu mythique que, de Conrad à Cendrars, nul n'a si bien décrit que lui.
Les sept nouvelles qui composent Sortilèges et Maléfices constituent l'oeuvre intégrale en prose de Georges Vizyinos. Parmi elles, seule " Le Péché de ma mère " fut traduite en français, en 1883, dans La Nouvelle Revue de Paris. Comme leur auteur, elles sont hantées par la folie. La nouvelle " Moscov-Sélim " est significative du mélange d'humour et de désespoir qui baigne tout le recueil : le héros en est un Turc si maltraité par son propre peuple qu'il en vient à vouer, pendant sa détention comme prisonnier de guerre en Russie, une admiration inconditionnelle à tout ce qui est russe. Entre le vécu des personnages, dont l'histoire est contée, et la réalité sociale dans laquelle ils se meuvent, aucun lien n'est possible : la démence est alors la seule issue.
Résumé : Sous la direction d'Hélène Monsacré, directrice du Département des Sciences humaines des Editions Albin Michel et qui a publié, notamment, Les Larmes d'Achille (1984, 2010). Avec les contributions de Victor Bérard, Manon Brouillet, Eva Cantarella, Michel Casevitz, Adrian Faure, Xavier Gheerbrant, Giulio Guidorizzi, Jean Humbert, Christine Hunzinger, Pierre Judet de La Combe, Gérard Lambin, Silvia Milanezi, Hélène Monsacré et Heinz Wismann.