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L'amour-refus
Passeron René
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343084176
Ce livre fait suite à Exclamations philosophiques, suivi de Thèmes, publié en 2003, par les soins de l'Université de Paris-1. Fondée sur de nombreux récits, l'exclamation propose ici l'éthique d'un Amour-Refus dont la devise est : "Tu souffres donc je t'aime et je ne tolère pas que tu souffres, donc je prends les moyens de te libérer de ta souffrance". Attitude qui implique une liberté d'esprit, appelée par les problèmes de notre temps. C'est dire qu'allant du conflit entre la Cruauté originelle et l'Aimance fondamentale, pour accéder enfin à la Raison ardente, ce livre développe l'expérience vécue d'un cheminement, - vers la "civilisation du corps", qu'un "érotisme du bien" assure dans le Droit, et magnifie dans l'éthique du respect. La leçon du Surréalisme, poursuivie dans le Surrationalisme de Gaston Bachelard, débouche sur "un parler-vrai" qui peut surprendre le lecteur, mais le respecte absolument. Pour preuve, l'abondance des notes, et le glossaire, situés en fin de volume.
Qu'est-ce que penser par cas ? Comment raisonne-t-on à partir de la description de configurations singulières et dans quelle mesure peut-on prétendre généraliser à partir d'elles ? Le problème n'est pas nouveau. Les casuistiques morales, religieuses, juridiques, la démarche clinique associée à la tradition médicale en sont autant d'exemples attestés dans le long terme. De façons diverses, ces formes anciennes illustrent une voie qui diffère à la fois des déductions formellement nécessaires et de l'expérimentation qui procède par réitération des observations dans des conditions contrôlées. Longtemps délaissée, cette réflexion trouve aujourd'hui sa pertinence. Avec l'usure des grands paradigmes naturalistes ou logicistes, le souci d'une interprétation circonstanciée des singularités a étendu ses effets méthodologiques à la plupart des sciences de l'homme, parfois au-delà d'elles. Il impose d'associer la particularisation des énoncés aux changements de contextes sur lesquels doit statuer la pensée par cas. Il rappelle l'implication réciproque entre l'articulation d'une théorie et la stratégie d'une enquête.
Résumé : Les Inimages sont sûrement l'invention la plus étonnante de René Passeron. Comme nous l'indique le Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs : " Le préfixe in est choisi pour son double sens : négation et contenu. Passeron part en effet d'une seule image de base qu'il découpe au rasoir pour en extraire l'inimage secrète. [...] Les inimages de Passeron naissent d'un détail repéré dans l'image-mère. qui le contenait en l'occultant. " A partir de cet indice sollicitant nos " facultés hallucinatoires ". une nouvelle image surgit qui manifeste aussi bien l'inconscient du découpeur que celui du photographe initial. Sorte de prospection autour de l'inimage. ce livre. abondamment illustré, est constitué de trois textes. Le premier est de l'auteur même des inimages. René Passeron. qui y formule sa conception générale de la peinture comme " pansement du vide " avant de démonter le processus créatif de ses oeuvres. Richard Conte. quant à lui, affronte la question de la cruauté à travers la série " Cruautés pures " concernant chez Passeron le rapport érotique et maternel au féminin, dans son " devenir animal ". Quant à Jean Lancri. c'est par " dix-neuf découpages dans les inimages de René Passeron " qu'il procède à un tour d'horizon philosophique sur l'irruption de la mort dans l'oeuvre, le statut des images. le réel, l'imaginaire... C'est dire que la création d'une inimage. comme la pensée. accède à la vérité par un dévoilement.
Sujet: Képler est un chien très intelligent: dès que l'on prononce le mot "sortie", il se précipite vers la porte, ce qui crée vite des problèmes. Commentaire: L'histoire de ce bon toutou pourrait être amusante mais elle est un peu tirée par les cheveux. C'est un petit roman qui serait parfait pour des lecteurs débutants (texte court, simple et très illustré) s'il n'était écrit en langage parlé, même si l'on y apprend ce qu'est une périphrase...
Science ou non ? Comme les autres ou pas ? La sociologie ne peut répondre à cette question en son nom seul : l'observation historique qui fonde tout raisonnement sociologique, et par là les concepts typologiques utilisés par l'ensemble des sciences sociales, n'a jamais pu engendrer la "science expérimentale des faits sociaux" qu'avait espérée Durkheim. En tire-t-on les conclusions ? L'art de l'esquive est pris ici pour objet : puisque les épistémologies naturalistes, naïves ou subtiles, persistent à présenter la comparaison historiques comme une "quasi-expérimentation", il faut se demander ce que dissimule cette appellation. Que veut dire "être vrai" ou "être faux" pour une proposition de science sociale, toujours tributaire de la forme historique de ses objets ?
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.