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PENSER PAR CAS
PASSERON/REVEL
EHESS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782713220241
Qu'est-ce que penser par cas ? Comment raisonne-t-on à partir de la description de configurations singulières et dans quelle mesure peut-on prétendre généraliser à partir d'elles ? Le problème n'est pas nouveau. Les casuistiques morales, religieuses, juridiques, la démarche clinique associée à la tradition médicale en sont autant d'exemples attestés dans le long terme. De façons diverses, ces formes anciennes illustrent une voie qui diffère à la fois des déductions formellement nécessaires et de l'expérimentation qui procède par réitération des observations dans des conditions contrôlées. Longtemps délaissée, cette réflexion trouve aujourd'hui sa pertinence. Avec l'usure des grands paradigmes naturalistes ou logicistes, le souci d'une interprétation circonstanciée des singularités a étendu ses effets méthodologiques à la plupart des sciences de l'homme, parfois au-delà d'elles. Il impose d'associer la particularisation des énoncés aux changements de contextes sur lesquels doit statuer la pensée par cas. Il rappelle l'implication réciproque entre l'articulation d'une théorie et la stratégie d'une enquête.
Le premier guide destiné aux étudiants pour les aider à quitter le cocon familial en toute sérénité ! L'entrée à la fac, le nouvel appart, la collocation... la vie étudiante est le moment de tous les bouleversements ! On dit souvent que c'est le début de l'émancipation et de la liberté, mais cette soudaine autonomie peut apporter quelques galères. Dans cette BD pleine d'humour et très pratique, découvrez un tas d'informations et de conseils, destinés aux étudiants, pour les aider à prendre leur envol !
Ce livre fait suite à Exclamations philosophiques, suivi de Thèmes, publié en 2003, par les soins de l'Université de Paris-1. Fondée sur de nombreux récits, l'exclamation propose ici l'éthique d'un Amour-Refus dont la devise est : "Tu souffres donc je t'aime et je ne tolère pas que tu souffres, donc je prends les moyens de te libérer de ta souffrance". Attitude qui implique une liberté d'esprit, appelée par les problèmes de notre temps. C'est dire qu'allant du conflit entre la Cruauté originelle et l'Aimance fondamentale, pour accéder enfin à la Raison ardente, ce livre développe l'expérience vécue d'un cheminement, - vers la "civilisation du corps", qu'un "érotisme du bien" assure dans le Droit, et magnifie dans l'éthique du respect. La leçon du Surréalisme, poursuivie dans le Surrationalisme de Gaston Bachelard, débouche sur "un parler-vrai" qui peut surprendre le lecteur, mais le respecte absolument. Pour preuve, l'abondance des notes, et le glossaire, situés en fin de volume.
La conduite cratrice est rpute obscure. C'est pourquoi elle doit tre l'objet d'une tude scientifique et d'une rflexion philosophique. Telle est la potique, ainsi nomme nagure par Valry. Dans tous les domaines o l'homme se fait constructeur, Ren Passeron propose de remonter en amont de l'oeuvre, pour mettre en lumire les conditions (de tous ordres) qui font de la cration une activit spcifique de l'humain.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.