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Le Geste et l'Expression
Pasquinelli Barbara ; Mulkai Claire
HAZAN
22,45 €
Épuisé
EAN :9782754100861
Selon Léonard de Vinci, l'art est une poésie « muette ». Les « mouvements de l'âme » s'expriment ainsi à travers le langage du corps. Dans l'image, le geste ne s'accomplit pas seulement avec les mains, mais avec l'ensemble des attitudes et des mouvements du corps. Bien que les mains jouent souvent un rôle primordial dans la communication du signifié, il faut souligner que les gestes qui les accompagnent ne peuvent être pleinement analysés ni compris si l'on ne tient pas compte de l'expression du visage, de la posture du corps et de sa position par rapport au contexte figuratif et à tous les éléments qui constituent la structure de l'image. C'est pourquoi, dans l'art occidental, un même geste peut revêtir parfois des significations diverses, voire changer radicalement de sens. Il existe, certes, des gestes immédiatement déchiffrables parce qu'ils se rattachent à une longue tradition iconographique ou correspondent à des gestes pratiques et courants, mais il est également vrai que les images reproduisent un nombre infini de gestes indéterminés et ambigus, dont la signification ne peut être précisée qu'après une analyse attentive de la figure dans son ensemble et de la composition globale de l'oeuvre. Ces gestes échappent à une catégorisation rigide en raison même de leur ambiguïté et de leur polysémie. Les catégories qui suivent ont été déterminées en fonction de la tradition iconographique en Europe. Les gestes descriptifs sont ceux qui présentent un caractère essentiellement illustratif, qui indiquent une action, un objet, un contenu ou un récit. Les gestes expressifs, qui incluent les mouvements et les positions des mains, des bras, des pieds et des jambes, traduisent pour la plupart des états intérieurs, des sentiments, des émotions ; lus dans leur globalité, ils peuvent servir à révéler le rôle social du personnage, surtout dans l'iconographie médiévale. Les gestes de la communication servent à représenter l'élocution, l'argumentation, l'idée de la parole et du discours ; ils traduisent aussi les interactions entre les personnages. Les gestes qui expriment le désespoir révèlent des sentiments et des états intérieurs liés exclusivement au domaine de la douleur et de la souffrance, tant morale que physique. Codifiés par une longue tradition iconographique, ils offrent une lecture plus immédiate. Les gestes obscènes traduisent par l'image la moquerie, l'injure verbale, la malédiction ; en général, ils font allusion à la dégénérescence morale et impliquent les mains seules ou le corps tout entier, mais ils peuvent aussi avoir une valeur apotropaïque ou propitiatoire. Les gestes rituels peuvent être définis comme des « signes efficaces » : ils s'imposent comme symboles iconographiques d'un rite, d'une cérémonie liturgique ou civile (serment, bénédiction) et sont porteurs de sens dans une relation de communication. Ils représentent souvent des gestes réels et ont conservé au fil du temps un lien plus étroit avec leur signification originelle. Les traités médiévaux ont codifié une série de gestes et de poses privilégiés dans la communication avec le Divin : les mouvements du corps sont des modes de prière qui favorisent la réalisation de l'état contemplatif ; les mouvements de l'âme sont les gestes, ou mieux les « poses » qui reviennent le plus souvent dans les tableaux de visions, parce que « l'âme qui est mue par le corps meut le corps ». La dernière partie est consacrée aux expressions du visage ; les images du rire, des larmes, de la colère et de l'expression de la pensée montrent comment les artistes, non seulement à l'époque moderne mais aussi dans l'Antiquité, furent attentifs à accorder les postures du corps avec les expressions du visage, par exemple dans l'attitude du mélancolique. Les éléments du visage sont l'objet d'étude de la physiognomonie, qui tente de pénétrer les secrets de l'âme humaine en établissant des correspondances entre physionomie et caractère. Le visage est une sorte de carte de l'âme ; à partir de Léonard de Vinci et par le biais des traités de Della Porta, Le Brun, Camper, Lavater et Lichtenberg, la physiognomonie sera le support, au XIXe siècle, de la toute nouvelle science de la psychologie. Les artistes se mettent au service de la médecine pour l'étude des maladies mentales ; le fruit de cette collaboration est visible dans l'iconographie de l'aliénation mentale. Au XXe siècle (le siècle de la psychanalyse), le visage n'est plus le miroir de l'âme, mais le lieu de la manifestation de l'indistinct, du magma intérieur, de l'inconscient.
Méthodologique ? Vous êtes forcément "cerveau gauche". Créatif ? "Cerveau droit" pardi ! Avez-vous fait écouter du Mozart à vos enfants quand ils étaient petits ? Leur QI en dépend ! Vous mettre à la mécanique quantique quand vous serez octogénaire ? Rien de plus facile avec toutes ces méthodes pour muscler votre cerveau ! L'envolée des neurosciences depuis quelques décennies a beaucoup contribué à nous faire prendre conscience des multiples facettes de notre cerveau. Or, ces nouvelles connaissances ont eu pour résultat paradoxal de faire fleurir (ou refleurir) nombre de mythes sur nos capacités cérébrales : nous n'utiliserions que 10 % de notre cerveau ; écouter Mozart permettrait d'augmenter le QI... La liste est longue. La plupart de ces affirmations sont fausses... mais nous sommes particulièrement enclins à tomber dans le panneau. Parfois c'est sans conséquences, parfois non. Quand l'éducation et la santé sont concernées, combattre les neuromythes est une vraie nécessité. Dans cet ouvrage militant, Elena Pasquinelli nous aide à faire la part des choses pour que les promesses de "Super cerveau" ne se transforment pas en "méga arnaques". Notre cerveau est un organe fascinant, ne laissons pas les charlatans l'exploiter indûment !
Farina Mathieu ; Pasquinelli Elena ; Zimmerman Gab
Mieux comprendre notre monde, éviter de nous précipiter vers des conclusions hâtives ou de rester arc-boutés sur nos opinions... sont des défis au quotidien. Et ce le sont d'autant plus qu'à notre époque, nous sommes confrontés à une profusion d'informations... Que faire face à ce déluge de données ? Développer notre esprit critique ! C'est dans ce but que la Fondation La main à la pâte a initié le projet thématique " Esprit scientifique, esprit critique ". Il propose aux élèves et aux enseignants d'affuter leurs outils pour se forger un avis le plus juste possible sur notre monde, au quotidien, avec l'aide de la science : en observant bien, en testant juste, en apprenant à soupeser l'information et à s'y appuyer pour argumenter. Mais aussi en cultivant nos capacités de collaboration et d'entraide, ainsi que l'imagination, pour nous permettre d'inventer le futur. Après le guide pédagogique centré sur les cycles 2 et 3, paru en août 2017, ce tome 2 s'adresse aux professeurs de collège/cycle 4. Conçu par un professeur de collège, il s'inscrit dans une logique de projets, qui fait la part belle à la transversalité. Un ouvrage de référence par un des acteurs majeurs du monde éducatif, sur un sujet indiqué comme " priorité numéro un " par le Ministère de l'Education nationale ces prochaines années.
Faire confiance est un art qui s'apprend. Dans cet ouvrage, Elena Pasquinelli et Mathieu Farina nous montrent comment la science, par sa méthode et ses outils, peut nous aider à y parvenir. Etablir un nouveau contrat de confiance entre la science et la société est devenu un enjeu majeur aujourd'hui. Tel est aussi l'objectif de cet ouvrage. Pour l'illustrer, quatre voyages vont vous faire découvrir de l'intérieur le fonctionnement de grands laboratoires scientifiques. Vous déambulerez ainsi dans les couloirs de l'Institut Pasteur et suivrez les étapes et les enjeux de la production des vaccins. Vous irez à la rencontre des experts du GIEC qui rédigent les rapports sur le dérèglement climatique. Vous revivrez les moments de doute et de joie des physiciens du CERN qui percent les secrets de la matière. Vous suivrez, des forêts de montagne au labo de génétique, les écologues qui pistent les loups...
Mieux savoir ce qui se passe dans la tête des enfants quand ils font de la science permet de réfléchir à pourquoi enseigner la science aux enfants, et à comment le faire, dès le plus jeune âge. Ce livre tente d'expliquer les difficultés des élèves dans l'apprentissage des sciences et réfléchit à la manière de les dépasser, en favorisant une meilleure compréhension des contenus et de la nature de la science. Il nous informe des découvertes les plus récentes de la recherche en neurosciences sur les différentes stratégies pour enseigner les sciences. Ce faisant, l'ouvrage souligne les liens étroits qu'entretiennent science et éducation. Il nous permet ainsi de prendre conscience que, même si nous possédons en nous une capacité naturelle à faire de la science, la science est une conquête : acquérir des connaissances scientifiques et apprendre à faire de la science implique que nous nous donnions les moyens de dépasser nos limites... tout aussi naturelles que notre penchant à connaître le monde. Sans une structure éducative dédiée, la science avancée ne pourrait exister. Science et éducation partagent le même avenir...
Nouvelle version reliée avec couverture en simili soie et rubans, pages intérieures en "papier de riz".Le Pont Nihonbashi, le Mont Fuji, et la nature toujours présente, les jeux de lumière et de transparence à travers les sudare, le théâtre Kabuki, les courtisanes des maisons vertes, les visages et le miroir? autant de thèmes qui sont source d?inspiration permanente pour les artistes de l?Ukiyo-e, à travers les siècles.Suivant une trame historique de la fin du xviie siècle jusqu?à nos jours, Nelly Delay explique la permanence de ces thèmes dans l?art de l?estampe. Elle décrit le contexte historique, culturel et social dans lequel cet art a vu le jour et évolué au cours des siècles et montre combien il est profondément ancré dans la civilisation japonaise.Elle explique les origines de l?estampe et la voie que des audacieux comme Moronobu et Kiyonobu ont suivie en réalisant les premiers bois pour des tirages exécutés en noir et blanc. Elle montre comment les artistes du xviiie siècle et leurs estampes de brocart - et parmi eux Harunobu, qui eut le premier l?idée d?utiliser toutes les possibilités de la couleur - permirent à l?Ukiyo-e d?accéder par la suite à un véritable âge d?or : Utamaro, éternellement inspiré par les femmes, Sharaku et les visages d?acteurs, Hokusai, le « fou du dessin », Hiroshige et la nature, Kuniyoshi et ses thèmes fantastiques, Toyharu, Shiba Kokan et bien d?autres?Si le livre suit un plan chronologique qui s?impose sur pareil sujet, l?auteur établit toutefois des comparaisons entre artistes d?époques très différentes afin de faire percevoir l?art de l?estampe hors du temps, au-delà des euvres et des écoles. L?originalité et l?abondance de l?iconographie, la richesse des informations rassemblées au fil des chapitres et la diversité des thèmes abordés font de ce livre, très illustré et vivant, un précieux guide du Japon traditionnel. Le style adopté le rend accessible à un large public alors que l?importance des annexes - où sont présentés notamment les étapes de fabrication, les cachets de censeurs et d?éditeurs, les signatures des artistes, les formats, les techniques et les couleurs - en fait un outil scientifique appréciable par les spécialistes, les collectionneurs et les amateurs avertis. Notes Biographiques : Historienne d?art, Nelly Delay est spécialiste d?art japonais ancien. Elle a organisé de nombreuses expositions pour lesquelles elle a publiée des catalogues raisonnés sur des sujets peu explorés, notamment « Le Dessin Japonais », « Peintres de la cour du Prince Genji », « Japon-Occident ». En 2002 elle a été nommée Officier des Arts et Lettres après avoir réalisé la donation de la « collection d?Art Japonais Norbert Lagane » au musée Guimet. Outre ses conférences données au CNRS, à l?OCDE et dans différents organismes culturels, elle est l?auteur, entre autres, de « l?Estampe Japonaise » (Editions Hazan 1993) ; « Le Japon Eternel » (Découverte Gallimard 1998), « Le Monde de l?Estampe Japonaise » (Hors série Découverte Gallimard), « Le Jeu de l?Eternel et de l?Ephémère » (Editions Philippe Picquier 2004), « Soleil rouge, chefs d?euvre de la peinture japonaise » (Editions Phebus 2007).
Les guides des Arts deviennent les guides Hazan ! Qu'est-ce qu'une estampe ? Quelle est la différence entre une estampe originale et une estampe de reproduction ? Comment distinguer des oeuvres réalisées selon des techniques différentes ? Une estampe signée a-t-elle plus de valeur qu'une autre non signée ? En répondant à ces questions, ce livre analyse la place de la gravure au sein de l'histoire de l'art, du point de vue technique, social et historique. Etroitement liée à l'invention de l'imprimerie typographique (vers 1450), elle est caractérisée par sa reproductibilité, qui lui a fait d'emblée bénéficier d'une diffusion inégalée, et par son coût relativement bas, qui a favorisé la liberté d'expression des artistes, en leur permettant de réaliser leurs oeuvres indépendamment des commanditaires et des modes. Depuis les origines, l'estampe remplit plusieurs fonctions : instrument de recherche et de témoignage pour les géographes et les explorateurs, moyen de dénonciation des crimes et injustices, outil scientifique, support des mouvements de pensée révolutionnaires, vecteur publicitaire des courants artistiques, expression de l'art populaire. De grands noms lui ont donné ses lettres de noblesse : Andrea Mantegna, Pollaiolo, Dürer, Rembrandt, Goya, les artistes français au XIXe siècle, Picasso. Sur le plan technique, elle n'a cessé d'évoluer, introduisant des techniques telles que la lithographie, au XIXe siècle. Aujourd'hui, elle reste l'un des outils les plus efficaces de circulation des oeuvres d'art. Cet ouvrage, amplement illustré, propose au lecteur un glossaire, qui l'aidera à parfaire sa connaissance du sujet.
Catalogue officiel de l?Exposition "Astérix à la BNF!" à la Bibliothèque nationale de France, site Tolbiac, du 14/10/2013 au 19/01/14. Par Toutatis, Astérix est à la BnF! Été 1959, Albert Uderzo et René Goscinny, attablés à la terrasse d?un café, cherchent une idée pour le premier numéro de l?hebdomadaire de bandes dessinées Pilote. Après avoir d?abord songé au Roman de Renart et à la préhistoire, Goscinny et Uderzo fixent finalement leur choix sur les Gaulois. La suite est connue: les aventures d?Astérix et Obélix connaissent un succès immédiat, qui ne s?est jamais démenti depuis. Les 33 aventures (bientôt 34) ont été traduites en 107 langues et dialectes et vendues à plus de 350 millions d?exemplaires à travers le monde. En mars 2011, le dessinateur Albert Uderzo a fait don à la Bibliothèque nationale de France de cent vingt planches originales de la série. La BnF lui rend aujourd?hui hommage en organisant une exposition événement. Le catalogue de cette grande rétrospective est construit en forme d?abécédaire. D?« Amitié » à « Wouhouhou! » de « Châtaigne » à « Running gag », d?« Idéfix » à « Tour du monde », en passant par « Mythe gaulois », « Résistance » ou « Sanglier », les meilleurs spécialistes et les plus proches témoins de cette incroyable aventure éditoriale livrent tous les secrets de cette bande dessinée extraordinairement populaire. Sont notamment analysés le parcours des deux créateurs, l?évolution graphique et les traits de caractère des personnages, le succès planétaire ou ses ingrédients, tels que les célèbres jeux de mots ? « Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », « Passe-moi le Celte », « Tous les étés, les Ibères? », etc. L?ouvrage reproduit également des passages d?entretiens vidéo avec des célébrités, réalisés pour l?exposition, qui racontent comment elles aussi sont tombées dedans quand elles étaient petites!
Ce guide fournit à tous - étudiant, amateur, curieux, érudit - des clés pour découvrir et comprendre l'impressionnisme. Comment regarder l'impressionnisme ? La question est plus complexe qu'il n'y paraît, tant notre familiarité est grande avec ce mouvement dont les oeuvres phares sont reproduites ad nauseam, du puzzle miniature à l'affiche 4 par 3. Peintres de l'instant, virtuoses du plein air, membres d'un mouvement sans manifeste émergeant aux marges du Salon officiel, traducteurs sensibles des loisirs, des plaisirs et des jours, artistes incompris, nombreuses sont les idées reçues qui méritent un examen minutieux. Il faut en effet affûter son regard et saisir les nuances qui cernent l'oeuvre déterminant de ces peintres, nés dans les années 1830-1840, qui se regroupèrent - mais pas tous - pour exposer collectivement entre 1874 et 1886, et dont les principaux représentants ont pour nom Monet, Cézanne, Pissarro, Degas, Caillebotte, etc. Face aux tableaux, il n'est pas toujours aisé de déterminer ce qu'en définitive, nous voyons... et ne voyons pas, ou plus. L'objectif du présent livre est de répondre à ce constat en donnant au lecteur - étudiant, amateur, curieux, érudit - des clés pour apprendre à voir, aiguiser son regard et améliorer sa compréhension des oeuvres. Qui sont les impressionnistes et comment ont-ils peint ? Quels objectifs ont-ils poursuivi ? Qu'ont-ils représenté, au moyen de quels dispositifs visuels et picturaux ? Pour qui ont-ils travaillé ? Combiner, grâce à cet ouvrage, des regards pluriels, concrets et complémentaires sur les oeuvres impressionnistes, c'est décrypter combien de décisions, de maîtrise technique et d'invention président à l'élaboration d'une oeuvre d'art - fût-elle guidée par la volonté de traduire l'instantanéité de la perception. C'est aussi s'approcher au plus près des oeuvres impressionnistes et de leur sens, en s'appuyant sur des exemples et une illustration richement commentée.