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L'oubli en éducation. Une condition à l'assimilation
Pasquet Guy-Noël
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782296106482
L'éducation n'est jamais forcément là où on l'attend. Elle déborde, se déplace, se double et se trouble dans des pratiques qui dérangent toujours l'éducation instituée et constitue ainsi le matériel de l'oubli. Cet ouvrage tente de montrer la manière dont les doubles de l'éducation sont oubliés. La thèse ici défendue est que de l'écriture au texte, de l'héritage à la transmission, l'oubli est la condition de possibilité de l'assimilation, de l'éducation et de l'histoire. L'oubli se tapit dans la langue (la faute, l'erreur typographique, la lettre h muette, etc.) ; se glisse dans le corps (les défauts, les rides, les imperfections, jusqu'aux anomalies et aux monstruosités) ; s'insinue dans l'histoire comme la vie qui s'absente. Cet ouvrage montre que l'oubli en éducation, s'il est une nécessité, trouve sa limite paradigmatique dans la figure de celui qui n'est pas éduqué, l'oublié de l'éducation : le monstre et dans une moindre mesure, les tordus, débiles, idiots, bigleux, sourdingues, manchots, ânes et autres culs-de-jatte.
Le jouet ce n'est pas que pour les enfants ! Le jouet est un étrange objet qui construit son histoire à travers les âges, la façon dont il s'adapte à la société et la suggère. Dans des matières différentes (bois, peluche...), c'est un des premiers instruments manipulés par les mains, la bouche, le corps. Le jouet est une rencontre du monde, de son étrangeté, de son altération. Utilisé comme un outil éducatif, thérapeutique, il est parfois réduit à une fonctionnalité alors qu'il est création et construit le sujet. Un sujet qui parfois devient jouet, à son tour objet manipulable à souhait lui aussi. Mais là, ce n'est peut-être plus du jeu !
Pasquet Guy-Noël ; Ansart Sophie ; Crognier Philip
Parler n’est pas dire ! On peut parler pour ne rien dire, parfois, juste pour témoigner de la présence ; parole véhiculant son flot d’émotions, d’incompréhensions et de doutes, de désirs, d’angoisses, d’humeurs... Au moment où l’écriture occupe la plupart des préoccupations de l’ordinaire professionnel, il reste que ces débats ne doivent pas masquer le fait que le travail social se constitue dans et par la parole. Ce numéro lève une partie du voile sur ce qui s’exprime, ce qui se joue, se noue et se dénoue dans et par le langage oral en travail social. A partir de situations professionnelles et de formations : témoignages et analyses au sujet d’un travail social qui ne peut pas ne pas être parlé.
Où est la misère du monde ? La répartition géographique a longtemps déterminé l'accompagnement des personnes nécessiteuses : les professionnels du travail social ici, les bénévoles de l'humanitaire là-bas. Les travailleurs sociaux tout comme les pauvres voyagent-ils pour trouver ailleurs ce qu'ils n'ont pas chez eux ? Comment intervention sociale et action humanitaire cohabitent, s'entraident tout autant qu'ils se concurrencent dans le "marché" de la misère du monde ?
Le glissement sémantique qui voit s'imposer le terme addictions en lieu et place de celui de toxicomanie semble traduire d'autres manières d'appréhender et de traiter les problématiques de dépendances. Le discours se généralise en évinçant la singularité des "shoots" et des produits illicites pour focaliser sur les comportements obsessionnels. En choisissant d'autres angles d'approches tels que la souffrance, le plaisir, le genre, le langage, la relation, etc., ce numéro se situe entre analyses et perspectives nouvelles, entre témoignage et décryptage, entre prévention et intervention, tout en bousculant croyances et représentations.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.