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Singularité de l'éléphant d'Europe
Varejka Pascal
GINKGO
9,00 €
Épuisé
EAN :9782846790482
L'éléphant d'Europe a trouvé en Pascal Varejka, détenteur de la chaire d'éléphantologie au collège de Pataphysique, son plus ardent défenseur. Moins connu que ses cousins africain ou asiatique, le pachyderme européen est l'objet de nombreuses études et représentations dans la littérature et l'art occidental depuis l'Antiquité. Intelligent, sérieux, mais aussi boulimique (Aristote le crédite d'un appétit démesuré), il est volontiers mélomane, voire prophétique ; amateur de belles femmes quand il n'est pas d'une chasteté exemplaire, il dégage une odeur suave qui peut guérir les maux de tête. C'est à un voyage dans l'imaginaire collectif européen que nous invite Pascal Varejka, avec humour et érudition. Comme l'écrivait André Vialatte, fin connaisseur de l'animal, l'éléphant est considérable.
Résumé : 10 promenades de charme et d'histoire... suivez le guide ! C'est à pied que l'on découvre le mieux Paris. Au fil de ces dix itinéraires, le marcheur visitera les sites incontournables et s'aventurera dans des quartiers moins connus. Il arpentera ainsi l'axe monumental filant du Louvre à l'Arc de triomphe, flânera en bord de Seine et dans ses îles, sur la butte Montmartre, dans le Marais, à Saint-Germain-des-Prés, songera au Paris des expositions universelles entre tour Eiffel et palais de Chaillot, prendra des chemins de traverse dans les passages couverts ou dans les quartiers branchés du nord-est... et ajoutera au plaisir de la promenade celui de se voir révéler l'âme des lieux.
IntroductionLes rues de ParisParis n'est pas une ville homogène. Elle est constituée de différents quartiers, qui présentent parfois une forte individualité. Elle est également faite d'un écheveau de rues. Ces dernières diffèrent profondément par leur ancienneté, leur longueur, leur largeur, leur physionomie ou leur histoire. L'une d'elles, la rue Saint-Jacques, a plus de 2 000 ans et son tracé est resté inchangé: c'était le grand axe nord-sud de la ville gallo-romaine. À l'inverse, l'une des places les plus célèbres de Paris, celle de la Bastille, est restée étonnamment inachevée. Ce n'est, tout compte fait, qu'une sorte de no man's land au milieu duquel on a placé une colonne; mais on n'a jamais envisagé pour elle un projet d'urbanisme cohérent.Certaines rues de Paris, étroites et sinueuses, ont conservé un aspect médiéval. D'autres, larges et rectilignes, datent du XIXe siècle. Certaines ont changé de nom-parfois à diverses reprises-ou ont été englobées par d'autres. Certaines ont perdu des tronçons et il leur manque des numéros. Certaines ont disparu quand la ville s'est transformée. Quand elles n'ont pas changé de niveau-deux tronçons d'une même rue se retrouvant parfois à deux étages différents. D'autres ont perdu leur âme: l'attribution du nom d'un homme politique à une rue ou à une place peut parfois occulter un aspect de l'histoire de la ville. Quoi qu'il en soit, beaucoup de rues de Paris sont liées à l'histoire. Celle-ci peut s'avérer tragique, cocasse, ou même un peu mystérieuse. Elles sont aussi liées à des anecdotes plus ou moins vraies et même, pour certaines, à des légendes. Elles évoquent les destinées de la ville au fil du temps. Ces rues présentent rarement un aspect homogène. Il en existe où prédominent les édifices XVIIe siècle, XVIIIe siècle, haussmanniens, post-haussmanniens, Art nouveau. Elles réservent très souvent des surprises. Et certaines portent un nom assez exotique, comme la rue de Babylone.En dépit d'une apparence ordonnée au premier abord, on peut «se perdre» dans les rues de Paris, qui regorgent de fausses pistes. Par exemple, certains édifices médiévaux parisiens sont assez récents et résultent de «restaurations» très audacieuses. Paris, au fond, est une ville plutôt surréaliste. Un exemple parmi tant d'autres: sur la place de la Bastille, on peut voir une trace de boulet de canon tiré le 14 juillet 1789... sur la façade d'un immeuble bâti en 1900.
La multiplication des régimes autoritaires, le protectionnisme étatsunien, les réponses disparates apportées aux problèmes écologiques entre autres semblant confirmer les choix géopolitiques de l'année précédente, la Fondation pour la Prospective et l'innovation (FPI) se devait, dans son Almanach 2020 et son programme de travail, d'en éclairer les différentes composantes et enjeux. Si les Unes des journaux s'intéressent surtout aux crises du Moyen-Orient dans un contexte exacerbé de tensions politiques entre les Etats-Unis et l'Iran, elles ne traitent pour l'instant qu'à minima la guerre économique à laquelle se livrent les mêmes Etats-Unis et la Chine, se focalisent sur les risques et les incertitudes de l'épidémie de coronavirus. Et pourtant, le risque est grand d'une généralisation systémique de conflits de tous ordres à l'échelle planétaire. Il en découlera inévitablement un bouleversement des relations internationales ainsi qu'une recomposition en profondeur des équilibres internationaux, faisant renaître les perspectives de guerres mondialisées. Dans ce contexte, quels seront la place et le rôle de l'Europe, elle-même tiraillée a l'interne par des mouvements dissidents profonds ? Sera-t-elle spectateur ou acteur sur les grands sujets du moment : changement climatique, nucléaire, intelligence artificielle, transition écologique, internationalisation des monnaies, etc. ? Laissera-t-elle s'imposer un bilatéralisme sino-américain au détriment d'un multilatéralisme qu'elle souhaite promouvoir ? Que fera-t-elle pratiquement pour une Afrique désireuse de ne pas être laissée à la périphérie des préoccupations du monde avec son milliard de jeunes à intégrer dans le siècle, avec ses besoins en matière de révolution digitale et d'investissements ? L'Almanach 2020 dé la Fondation Prospective et Innovation (FPI) reprend ainsi et développe ces thèmes primordiaux dans le souci non de décrire le futur mais plus simplement d'appeler à la réflexion par la compréhension des grands enjeux qui façonnent notre devenir.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
La mondialisation urbanise le monde. La ville, qui devient l'écosystème majeur de l'humanité, est le grand chantier du XXIe siècle. L'histoire a légué à chaque peuple un patrimoine de villes qui forment l'armature des nations, mais la mue en cours dans l'habitat humain provoque aujourd'hui une refondation générale du fait urbain. Evolution quantitative sans précédent, et transformations qualitatives impérieuses, se combinent pour faire de la ville l'enjeu capital de l'humanité mondialisée. Au lendemain de Rio + 20, la France et le Brésil sont bien placés pour explorer ensemble cette problématique, chacun apportant une vision et une capacité originales. La ville intelligente qu'il s'agit d'imaginer et de construire devra, pour être durable, à la fois procéder des choix venus de sa population et découler d'une ingénierie sophistiquée mobilisant des centaines de métiers, tout en s'ajustant de manière évolutive aux transformations constantes de son environnement. Les réflexions réunies dans le présent livret explorent comment l'accès à l'autre, concrétisé par la coopération entre deux pays aussi dissemblables que la France et le Brésil, est la matrice même de conception de ce qui est en jeu, à savoir une urbanité de la relation créative durable.
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.