Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Entretien avec Sacy sur la philosophie. Extraits des Mémoires de Fontaine
Pascal Blaise ; Scholar Richard
ACTES SUD
10,20 €
Épuisé
EAN :9782742746163
Quatrième de couverture En janvier 1655, Pascal se retire pendant trois semaines à Port-Royal-des-Champs, où il s'entretient avec Louis-Isaac de Sacy, théologien janséniste, directeur de conscience des solitaires de l'abbaye, figure austère de la foi chrétienne. Afin de préserver la religion du "poison" que représente à ses yeux la philosophie, Sacy se réfugie dans une foi pure, fermée aux arguments et aux doutes de la raison. L'entretien qui s'engage alors entre Sacy et Pascal prend d'abord la forme d'un dialogue de la foi et de la raison, dans lequel ce dernier soutient non seulement l'utilité mais la nécessité de la philosophie : Pascal persiste à lire Epictète et Montaigne parce qu'il trouve chez l'un la grandeur de l'homme soumis à la volonté de Dieu, et chez l'autre la misère de l'homme submergé par "le torrent de l'incertitude". Si Epictète prête trop à l'homme en ignorant son impuissance, Montaigne lui donne trop peu en négligeant sa grandeur qui lui vient de Dieu : le premier manque la nature, l'autre la grâce. Mais l'entretien n'aboutit pas à une synthèse aussi facile qu'abstraite des deux philosophies. Non, il conduit, comme le soutient Richard Scholar dans sa "lecture", à un dépassement de la philosophie dans la théologie, dépassement qui est la vérité de la philosophie elle-même. Ce que Pascal reproche à Epictète et à Montaigne, ce n'est donc pas, comme le voudrait Sacy, de faire de la philosophie plutôt que de la théologie, mais de ne pas en faire assez : si un peu de philosophie éloigne de la vérité de la foi, beaucoup y conduit.
Il est peu de livres qui, autant que Les Provinciales, montrent à quel point le génie de l'écriture survit à la matière confuse et périssable dont est faite l'histoire des idées. Les querelles entre jésuites et jansénistes nous paraissent d'un autre âge et on ne s'intéresse plus guère au problème de la grâce et de la prédestination. Mais il y a dans Les Provinciales tant de talent, d'humour, d'allégresse polémique, une si rafraîchissante et moliéresque verve comique qu'elles nous rendent à nouveau contemporains de ce qui fut le grand débat intellectuel et moral du milieu du XVIIème siècle. Comme l'écrit Michel Le Guern, auteur de l'édition des Pensées parue dans cette même collection, "la lucidité avec laquelle Pascal arrive à démontrer le mécanisme de disciplines hautement techniques jointe à l'art le plus achevé de faire partager ses convictions au lecteur, fait de lui, incontestablement, le premier des grands journalistes".
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Prince des philosophes ", selon Deleuze, " moment crucial de la pensée moderne ", selon Hegel, Baruch Spinoza (1632- 1677) est considéré comme le philosophe le plus dérangeant du XVIIe siècle. Héritier dissident de Descartes, il décida de suivre la raison jusqu'au bout et élabora ainsi une philosophie radicalement neuve, aux conséquences révolutionnaires. Ce volume permet d'accéder à l'intégralité de ses écrits dans les traductions originelles de Charles Appuhn, depuis Les Principes de la philosophie de Descartes jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est l'Ethique, en passant par le Traité politique, le Traité théologico-politique, le Traité de la réforme de l'entendement, le Court Traité, les Pensées métaphysiques et la correspondance. Outre la rigueur métaphysique préfigurée par le Court Traité et accomplie dans l'Ethique, on voit ici se déployer une réflexion de grande envergure et aux directions multiples. Politique d'abord : Spinoza traite du droit naturel, du contrat social, de la nature des régimes et des Etats, comme de la place des affects dans l'élaboration d'un champ social. Théologique ensuite : il teste une nouvelle méthode littérale de lecture de la Bible, en attribuant à l'interprétation une portion congrue. Morale enfin : le philosophe interroge les thèmes de la liberté, du bien et du mal dans leur existence même. Autant de domaines où s'affirme la volonté de n'obéir qu'à la raison et d'en accepter les verdicts et les principes. Nul n'a mieux défini que Spinoza ce que signifie philosopher : " Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre ".
Édition bilingue latin-français (page par page) des Oeuvres complètes sous la direction de Pierre-François Moreau. Est déjà paru Traité théologico-politique (publié en 1999). --Ce texte fait référence à l'édition Broché.
Spinoza Baruch ; Akkerman Fokke ; Steenbakkers Pie
Résumé : Ce volume contient l'édition critique et la traduction française de l'Ethica, munies d'une introduction, de notes et de deux annexes (sur les mathématiques et la physique). L'établissement du texte par Fokke Akkerman et Piet Steenbakkers prend pour base l'édition latine des Opera posthuma de 1677, confrontée avec la version néérlandaise des Nagelate Schriften et avec le manuscrit récemment découvert dans les archives du Vatican ? seul témoin connu de l'état du travail en 1675, transcrit par un ami de Spinoza (van Gent) à l'usage d'un autre (Tschirnhaus) et demeuré inconnu jusqu'en 2010. La traduction de Pierre-François Moreau met en application les principes définis pour la série des oeuvres de Spinoza, fondés sur la recherche de la cohérence lexicale et conceptuelle et sur l'analyse des écarts sémantiques. Elle établit la première édition française du livre le plus célèbre de Spinoza prenant en compte les apports du manuscrit découvert en 2010.
Résumé : Longtemps, Spinoza a été considéré comme marginal, archaïque, et même " médiéval ". Sa philosophie est, en effet, étrangère à la voie moderne principale portée par Descartes, Kant, Hegel, celle de la philosophie du sujet et de l'esprit qui a exalté le " je pense " et valorisé la volonté. Un sujet bientôt élargi à des identités collectives et démiurgiques ? le peuple, la classe, quelquefois la race ? pour promouvoir avec la volonté de puissance " le maître et possesseur de la nature ". Ce n'est pas d'aujourd'hui que ce parcours subjectiviste, qui aboutit à " Dieu est mort " et à une vie humaine " par-delà le bien et le mal ", a suscité dans la montée du nihilisme la crise de la modernité. Mais maintenant, astrophysiciens, psychanalystes et neuro-physiologistes, précédant ou accompagnant les philosophes en France et dans le monde, ainsi que la jeune génération, se sont mis à lire Spinoza. Et si, à côté du logiciel classique d'analyse de la modernité, sa philosophie dessinait une autre voie, plus juste, plus actuelle, plus proche de nos interrogations ? Quelle est donc cette philosophie ? Que nous apprend-elle sur la démocratie, la puissance de l'homme et de la nature ? A. travers sa formation et sa biographie, sa philosophie politique, sa conception de Dieu, de la nature humaine et de ses affects, des chemins de la servitude et de la liberté, et sa conception de la nature, c'est cette autre voie alternative que dégage ici Blandine Kriegel.