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Spinoza. L'autre voie
Kriegel Blandine
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204105118
Longtemps, Spinoza a été considéré comme marginal, archaïque, et même " médiéval ". Sa philosophie est, en effet, étrangère à la voie moderne principale portée par Descartes, Kant, Hegel, celle de la philosophie du sujet et de l'esprit qui a exalté le " je pense " et valorisé la volonté. Un sujet bientôt élargi à des identités collectives et démiurgiques ? le peuple, la classe, quelquefois la race ? pour promouvoir avec la volonté de puissance " le maître et possesseur de la nature ". Ce n'est pas d'aujourd'hui que ce parcours subjectiviste, qui aboutit à " Dieu est mort " et à une vie humaine " par-delà le bien et le mal ", a suscité dans la montée du nihilisme la crise de la modernité. Mais maintenant, astrophysiciens, psychanalystes et neuro-physiologistes, précédant ou accompagnant les philosophes en France et dans le monde, ainsi que la jeune génération, se sont mis à lire Spinoza. Et si, à côté du logiciel classique d'analyse de la modernité, sa philosophie dessinait une autre voie, plus juste, plus actuelle, plus proche de nos interrogations ? Quelle est donc cette philosophie ? Que nous apprend-elle sur la démocratie, la puissance de l'homme et de la nature ? A. travers sa formation et sa biographie, sa philosophie politique, sa conception de Dieu, de la nature humaine et de ses affects, des chemins de la servitude et de la liberté, et sa conception de la nature, c'est cette autre voie alternative que dégage ici Blandine Kriegel.
« A notre connaissance, aucun travail systématique n?a été entrepris sur la naissance du droit politique de la première république moderne, la république des Provinces-Unies, alors même que son triomphe politique et culturel au XVIIe siècle, son influence dans la banque et le commerce international, la colonisation de l?Amérique, la splendeur de sa peinture et l?altitude de sa philosophie sont reconnues de tous. Ajoutons que, si à quelques exceptions remarquables près (Braun et Cahen naguère, Cottret et Cazaux aujourd?hui), l?histoire de la naissance des Provinces-Unis demeure un sujet relativement marginal des études historiques françaises, cela n?est nullement exact pour les études hollandaises anglaises et américaines. Cependant, c?est sur un aspect demeuré à notre avis inaperçu, que portera notre étude: la contribution éminente et fondamentale des penseurs français à la naissance de la république des Provinces-Unies. Quels étaient les français qui ont ainsi appuyé la révolte des Provinces-Unies? Pourquoi et avec quels motifs l?ont-ils fait? Quelles étaient les idées neuves qui les motivaient? Que nous apprend enfin sur la république en général, la première expérience de république moderne d?Etat? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles nous tentons ici d?apporter quelques éléments de réponse. » (Extrait de l'Introduction).
La dérive de la violence dans notre société républicaine démocratique particulièrement attachée à la liberté est un phénomène dont nous avons pris lentement et récemment conscience. Que nous est-il arrivé ? Comment avons-nous laissé filer les incivilités, les agressions et s'installer une situation particulièrement dommageable aux plus fragiles : les pauvres, les femmes, les enfants ? Cette interrogation, les individus, les familles, les responsables, se la posent tous uniment et séparément. II était inévitable qu'elle s'adresse aussi à ce qui constitue l'un des principaux vecteurs de la culture et de la communication dans notre société: la télévision. La Mission qui nous a été confiée par M. Jean-Jacques Aillagon procédait d'une volonté de sursaut : "la protection des plus vulnérables, la lutte contre toutes les formes de violence, le refus de la discrimination et de la haine sont au coeur de notre pacte social", écrivait le ministre dans les premières lignes de la triple Mission d'évaluation, d'analyse et de propsitions d'actions et de législation qu'il définissait le 6 juin 2002 et qui précédait l'installation d'une Commission de trente-six personnalités représentatives du monde des médias, de l'éducation, de la médecine et du droit. Le rapport remis au Ministre est le résultat du travail commun de l'ensemble de ses membres qui ont contribué activement à son élaboration.
La Politique de la raison rassemble les études des années 1990-1994. Elle jalonne une histoire raisonnée des concepts fondamentaux du droit et de la politique modernes. Alors que tout un courant influencé par l'historiographie allemande croit que, de l'Empire à l'Etat-nation, la conséquence est bonne et la filiation directe, Blandine Kriegel critique cette fausse généalogie et montre comment le droit politique moderne a innové. Elle analyse ce qu'il doit aux philosophes (Descartes, Kant, Fichte, Heidegger), ce qui lui vient et demeure en lui de l'histoire politique d'Ancien Régime (l'idée républicaine, la laïcité...) et enfin étudie le contenu de concepts fondamentaux comme des droits de l'homme, les droits du peuple, les droits du citoyen, le droit naturel. La politique de la raison ou la généalogie des avenues et des impasses de la politique moderne.
Le rapport du Haut Conseil à l'intégration (HCI) pour l'année 2007 a été remis à Monsieur le Premier ministre, le 22 janvier 2008, par la présidente, Madame Blandine Kriegel, accompagnée des membres du collège. Il comprend un avis, un rapport et la présentation de l'Institut d'études du HCI. L'avis sur le logement des personnes immigrées procède d'un état des lieux, livrant des chiffres fondamentaux, désignant des difficultés principales et des situations particulières, tels les foyers de travailleurs migrants. Il analyse le contexte de crise générale du logement, la difficile solidarité spatiale et sociale, l'insuffisante mixité sociale. En s'appuyant sur des expériences pratiques, il recommande des propositions neuves pour en finir avec l'habitat indigne, pour élargir l'offre d'accession à la location, à la construction et à la propriété, aussi bien dans le parc public que privé. Le rapport annuel de l'Observatoire statistique, présidé par Madame Hélène Carrère d'Encausse, présente pour 2006 les chiffres d'entrée des étrangers par grands motifs d'immigrations: visas, asile, travail, famille, études. Les données fondamentales recueillies font apparaître une stabilisation des flux et une baisse significative depuis 2004. Cette stabilisation montre une réussite certaine des politiques publiques de régulation, plus opérationnelle en matière d'asile, de motif de travail qu'à l'égard du motif familial. Le rapport présente également des données concernant le parcours d'intégration et les naturalisations. On présente enfin l'Institut d'études sur l'immigration et l'intégration du Haut Conseil, installé le 22 janvier 2008 par le Premier ministre.
Spinoza Baruch ; Akkerman Fokke ; Steenbakkers Pie
Résumé : Ce volume contient l'édition critique et la traduction française de l'Ethica, munies d'une introduction, de notes et de deux annexes (sur les mathématiques et la physique). L'établissement du texte par Fokke Akkerman et Piet Steenbakkers prend pour base l'édition latine des Opera posthuma de 1677, confrontée avec la version néérlandaise des Nagelate Schriften et avec le manuscrit récemment découvert dans les archives du Vatican ? seul témoin connu de l'état du travail en 1675, transcrit par un ami de Spinoza (van Gent) à l'usage d'un autre (Tschirnhaus) et demeuré inconnu jusqu'en 2010. La traduction de Pierre-François Moreau met en application les principes définis pour la série des oeuvres de Spinoza, fondés sur la recherche de la cohérence lexicale et conceptuelle et sur l'analyse des écarts sémantiques. Elle établit la première édition française du livre le plus célèbre de Spinoza prenant en compte les apports du manuscrit découvert en 2010.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
Descartes René ; Beyssade Jean-Marie ; Beyssade Mi
Poser les fondements de toute philosophie et de tout savoir, en retraçant le chemin qui mène du doute radical à l'indubitable science: telle est l'entreprise de Descartes dans ses Méditations métaphysiques. Tout au long de cet ouvrage original où se conjuguent démonstration et ascèse, la vérité se fonde à mesure que le lecteur se découvre et se forme, en éprouvant, après l'incertitude de toute connaissance, l'existence du sujet pensant, de Dieu, des choses matérielles, la distinction de l'âme et du corps et leur union en l'homme. Les Méditations, dont nous donnons ici les textes latin et français, sont suivies des Objections formulées par d'illustres théologiens et philosophes - dont Arnauld, Hobbes, Gassendi - et des Réponses de l'auteur, à travers lesquelles l'exposé de sa métaphysique se trouve prolongé.
Voici Spinoza tel qu'en lui-même: il plaisante, travaille, s'inquiète, s'enthousiasme, parfois même se fâche. Des amis proches ou des lecteurs lointains lui écrivent des questions, auxquelles il répond comme il peut. Ses réponses ne sont pas celles d'un maître dispensant son enseignement, mais celles d'un homme construisant sa pensée dans la pensée des autres, avec leurs mots. On ne trouvera donc pas ici le philosophe en gloire, mais le philosophe en difficulté, embarrassé à son bureau, mordant sa plume. Et c'est lorsqu'il est parfaitement pris au piège que Spinoza écrit ses pages les plus inspirées. Pour la première fois, sa correspondance est reconstituée à l'aide de tous les documents disponibles et dans l'ordre chronologique: on y trouvera notamment les indications expédiées en urgence par Spinoza au moment d'éditer son manuscrit des Principes. Le dossier de cette édition propose en outre quatre textes devenus introuvables: le brouillon envoyé à Oldenburg, les notes de Blyenbergh sur l'échange oral qu'il eut avec Spinoza, les lettres de Huygens à propos du "Juif de Voorburgh", et la Profession de foi de son proche ami Jarig Jelles.