Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Où habite l'oubli
Parrot Louis
VERDIER
18,25 €
Épuisé
EAN :9782844901750
Louis Parrot découvre l'Espagne en 1934. Bibliothécaire à l'institut français de Madrid puis à l'université, le jeune autodidacte partage les nuits blanches des poètes espagnols, se lie avec Alberti, Bergamin, Cernuda, Neruda... Il croise Lorca, qu'il admire par-dessus tout. Chassé par la révolution franquiste, il reste hanté par l'Espagne. Quelques années plus tard il compose Où habite l'oubli, qui paraît en 1944 à Genève. Lorca et Machado y occupent tout naturellement la première place : entre l'assassinat du premier à l'aube de la guerre civile, et la mort du second fuyant son pays, s'est joué tout le destin de la république espagnole. Depuis, la fin de la liberté et de l'espoir s'est étendue à toute l'Europe. D'où la gravité qui imprègne ce recueil, qui résonne comme un chant déchirant à l'Espagne et à a ses écrivains.
e 1863 à 1931, la Nouvelle-Calédonie est connue sous le nom de " la Nouvelle ". Vingt-deux mille transportés des travaux forcés, plus de 4 000 déportés politiques, surtout de la Commune de Paris, près de 4 000 relégués, en majorité récidivistes de délits mineurs, auxquels il faut ajouter plus de 1 000 femmes transportées ou reléguées y débarquent, faisant de cette terre kanake du Pacifique Sud, l'archipel des forçats. Louis-José Barbançon retrace l'histoire de la Transportation des forçats à " la Nouvelle ". Une histoire vécue à travers l'exemple du premier convoi de 250 forçats de l'Iphigénie, arrivés dès 1864. Comme l'écrit l'auteur : " dans un pays d'immigration, l'importance dévolue aux premiers arrivés, pionniers volontaires ou malgré eux, reste une dominante de la conscience collective. On a les Mayflower qu'on peut ". Il s'agit par une étude exhaustive des dossiers individuels de ces premiers transportés de retrouver leurs origines et de découvrir leur vie et leur devenir dans la colonie pénitentiaire. Ce ne sont pas des forçats virtuels qui sont mis en scène mais bien des hommes de chair et de sang replacés dans le contexte historique d'une terre de bagne, face à la répression ou à la réhabilitation. L'originalité de ce travail tient dans le fait qu'au-delà des lois, des statistiques, de la chronologie, l'auteur tente de donner la parole à des femmes et à des hommes de rien dont il est lui-même originaire, faisant accéder ces oubliés de toujours, comme l'écrit en préface Michelle Perrot " à la dignité de l'Histoire ".
Paru clandestinement en 1944 sous le pseudonyme de Margeride, Paille noire des étables aura été transmis aux Editions de Minuit par Paul Eluard avant d'être finalement publié en Suisse aux éditions des Trois Collines. Ce court roman, un des plus significatifs de ces années de plomb, raconte la fugitive rencontre entre un résistant et une jeune prostituée, dans une ville morte et accablée. Il est suivi d'une nouvelle singulière, Ursule la laide, récit crépusculaire qui rappelle certains tableaux de Goya. Une ambiance de légende ancienne émane de cette sombre allégorie de la Résistance.
Découvrez jour après jour les pensées et méditations du dalaï-lama. Partagez au quotidien ces magnifiques déclarations de bonté et de compassion. Laissez-vous inspirer et guider par ces messages de paix et de sagesse pour faire de 2018 une année de douceur et d'apaisement. Nouvelles méditations pour 2018.
Résumé : Publiée pour la première fois en 1944, remaniée et augmentée à plusieurs reprises, cette monographie a inauguré la collection " Poètes d'aujourd'hui ". Louis Parrot y replace l'?uvre d'Eluard dans le mouvement de la vie de celui qui fut son ami ; il tente d'approcher le mystère de l'attrait qui lui a valu sa notoriété. Cinquante ans après la mort du poète, ce texte est réédité avec une postface inédite de Jean-Marie Gleize. Ecrivain, professeur à l'Ecole normale supérieure de lettres et sciences humaines (Lyon), dont il dirige le centre d'études poétiques, Jean-Marie Gleize s'interroge sur la situation actuelle de l'?uvre.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.