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Le mélange des genres. Entretien avec Quentin Bajac
Parr Martin ; Bajac Quentin
TEXTUEL
22,00 €
Épuisé
EAN :9782386291470
Considéré comme l'un des photographes majeurs de sa génération, Martin Parr parle néanmoins assez peu de son travail. Il se livre ici dans un entretien avec Quentin Bajac et donne les clefs de ce qui fonde la particularité de son approche : un regard social, à la fois ironique et empathique sur les classes moyennes et populaires, les loisirs et pratiques consuméristes de masse et les objets de grande consommation. Sont abordées sa jeunesse et sa formation au Manchester Polytechnic, les controverses liées à son travail sur la société anglaise des années 1980, sa position particulière entre le monde du photoreportage (au sein de Magnum Photos), celui de la presse et celui de l'art, son attitude à l'égard de l'évolution du monde contemporain, mais également ses multiples autres facettes devenues aujourd'hui prépondérantes : l'historien, l'éditeur de livres, le commissaire d'exposition et le collectionneur. Si la globalisation, thème cher à l'artiste, est à l'origine d'un certain désenchantement du monde, ses images profondément attachées à l'humain nous accompagnent et nous permettent de l'habiter et de le regarder autrement.
Résumé : Martin Parr, en tant que photographe, a beaucoup voyagé. Pourtant, où qu'il se trouve, c'est l'Angleterre qu'il photographie. Il est loin d'être insensible aux autres cultures (Parr n'a rien du " Little Englander ") mais il regarde ce monde avec une sensibilité toute anglaise. Il a l'?il anglais, à la fois affectueux, satirique et amusé, aussi net que le pli d'un pantalon de Saville Row. Parr a la réputation d'être plein d'humour, ce qui n'est en rien synonyme de légèreté. Les humoristes anglais manient l'humour comme une arme. Le comique marque une angoisse existentielle. Nous grimaçons autant que nous sourions face à ses images. A l'instar des meilleurs humoristes, Martin Parr flirte, parfois dangereusement, avec le stéréotype pour atteindre son but. Et ce but est généralement très sérieux. Ca pique et ça fouette le sang. La Tendre Albion... le titre parle de lui même. Parr décrit une Angleterre telle qu'on l'imagine. L'Angleterre des robes à fleurs, des pelouses et du kitsch balnéaire. La parfaite vision touristique de l'Angleterre. L'Angleterre petite bourgeoise, circonspecte et vieillotte, ou sa version ouvrière déridée avec au moins un pied dans le passé. On cherchera en vain ici des ciels pluvieux, des tensions urbaines, une campagne génétiquement modifiée ou une Angleterre impitoyablement commerciale ou encore offrant un melting-pot culturel comme on en trouve aux Etats-Unis. Certes, l'Angleterre de Parr est une fiction, une idée de l'Angleterre. Martin Parr, artiste contemporain, fait ici une critique de la représentation. Rien de tout cela n'est vrai, n'est-ce pas ? C'est si coloré ! On associe pas facilement les couleurs vives avec l'Angleterre, excepté sur les boîtes de chocolat ou les affiches de l'office du tourisme anglais justement ! L'idée de l'Angleterre émane de la société anglaise elle-même. Une fois distillée, cette idée réintègre la société en lui donnant sa forme. Le cliché devient partie intégrante d'une vérité plus vaste ; il appartient à la scène contemporaine et n'est pas un simple décalage nostalgique. Martin Parr soumet les clichés de l'Angleterre à son propre regard pénétrant, il les collectionne et les empile comme il le ferait de poupées russes, afin de nous offrir le plaisir de les découvrir. Toutefois, n'oublions pas qu'il a observé toutes ces choses (chaque robe à fleurs, chaque gâteau rose bonbon), même si c'est avec un ?il acéré, d'une précision chirurgicale. La photographie est un art superficiel au sens strict : elle s'attache à montrer la surface des choses. Mais, dans les mains de quelqu'un comme Martin Parr, si attentif aux nuances de surface (l'aspect des choses, la face visible de la société), c'est bien davantage qu'une vision " superficielle " qu'il nous est donné de partager.
Résumé : Miguel Benasayag nous alerte sur le risque majeur que font peser les algorithmes sur nos démocraties : les big data sont en train de décider des orientations du monde et c'est au quotidien que la vie collective est insidieusement "prise en charge" par les machines. En conséquence de l'effondrement au XXe siècle du mythe fondateur qui voyait en la raison humaine le garant du bien, les élites ont délégué le pouvoir de décision aux robots et calculateurs. C'est cette servitude, signe de notre entrée dans une ère post-démocratique, que dénonce Miguel Benasayag. Loin du clivage entre technophiles et technophobes, il démontre ici comment la résistance à la colonisation de l'humain par la machine doit passer par une recherche d'hybridation. Il ne s'agit ni de refuser l'intelligence artificielle ni de se laisser dominer par elle, mais d'appréhender les conséquences politiques et démocratiques de cette nouvelle forme de domination. Un plaidoyer pour repenser la conflictualité nécessaire à la démocratie, au carrefour de la science, de la philosophie et de la politique.
Blanchard Véronique ; Niget David ; Perrot Michell
Résumé : Décadentes ou décapantes ? Voici 20 portraits incarnés de " mauvaises filles " de 1850 à 1980. Les auteurs, nombreux documents et archives à l'appui, donnent un visage à ces " hystériques ", " vagabondes ", " voleuses " ou " prostituées ", telles Augustine, la patiente du Pr Charcot, Albertine Sarrazin, ou Marie-Claire au centre du procès de Bobigny. Un beau livre et un livre d'intervention à la fois.
Bertolt Nicole ; Roulmann François ; Lapprand Marc
Qui se souvient que l'auteur de L'Ecume des jours est aussi l'auteur du Chevalier de Neige, opéra qui remporta un grand succès en 1953 puis en 1957? Qui sait que la jolie Chloé tire son nom d'un morceau de Duke Ellington ou que les nouvelles des Fourmis tiennent le leur de grands standards de jazz américain? Ce livre restitue, documents à l'appui bien souvent inédits, l'ambiance enfiévrée des clubs où les "rats de cave" allaient se déhancher sur les sets de Miles Davis, Charlie Parker, Louis Armstrong ou Dizzy Gillespie. Loin d'être anecdotique dans la vie de Boris Vian, la musique a posé son empreinte sur tous les champs de sa création et a imprégné une bonne partie de sa production littéraire. Trompettiste, fin jazzologue dans les revues musicales de l'époque, conseiller puis directeur artistique pendant neuf ans chez Philips et Barclay, Boris Vian a signé plus de 500 chansons, dont beaucoup furent et sont encore interprétées par des artistes de renom...
Hoedt Arnaud ; Piron Jérôme ; Matagne Kevin ; Blan
On se demande souvent comment respecter l'orthographe. Mais l'orthographe est-elle respectable ? Mêlant texte, illustrations et bande dessinée, ce livre interroge avec humour notre orthographe en pointant nombre de ses absurdités. Une critique de l'orthographe française savante et cinglante mais en toute convivialité !