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Comme une valse
Parker Dorothy
10 X 18
7,80 €
Épuisé
EAN :9782264017109
Je suis le seul être vivant réveillé pendant que le reste de l'humanité est en train de dormir", constate la narratrice d'Heures blêmes, première nouvelle du livre. D'emblée, l'auteur donne le la: ses monologues et pas de deux oscillent entre ivresse et neurasthénie. Belle, célèbre, puis oubliée, Dorothy Parker (1893-1967) n'ignore rien des "petites ironies de la vie". En quatre, dix pages ou quelques mots, ses personnages deviennent plus réels que votre voisine de palier; on n'est pas près d'oublier Madge et Annabel, qui jouent à "et si un millionnaire nous léguait un million de dollars?", ni Lolita, morne fille d'une mère survoltée, que miss Parker décrit ainsi: "A chaque fois que Madame Ewing entrait quelque part, toute tranquillité paraissait déserter la pièce."
Dorothy Parker devait avoir un sérieux mal de crâne, quand elle a écrit ces courtes nouvelles. Il faut dire que ses personnages ne lésinent pas sur la bouteille. Malgré la prohibition du New York des années 30, un trait commun caractérise les mondains de ses récits : l?alcoolisme.Coquettes persifleuses, couples ayant largement dépassé la frontière de l?ennui ou mystérieuses divas en manteau de léopard, la jet set dévergondée ne s?ennuie pas. Dorothy Parker brosse le portrait des beautiful people de l?époque, sans complaisance aucune, mettant en lumière leurs travers. Incisifs, ces courts textes parus dans le New York Times sont les chroniques des années folles, celles où l?alcool coulait à flots dans les clubs undergrounds et où une musique alternative voyait le jour : le jazz. Sorte de Goncourt à l?américaine, l?auteur nous ouvre les portes des appartements modernes de Manhattan et nous montre la cruauté oisive de la jeunesse dorée. Une génération sans originalité, habitée par le seul souci du paraître. Mais le plus étonnant, c?est encore de voir à quel point les travers des américains des années 30 sont encore les nôtres. Et l?on retrouve dans ces personnages pseudo-originaux le même dévergondage policé que chez nos "jet-setters" contemporains.Mauvaise journée, demain est un peu comme un Alca Seltzer : pétillant et un brin amer à la fois. A conseiller pour les lendemains de fête difficile.--Chloé S.--
Les personnages de Dorothy Parker ne connaissent pas la soif! Whisky, champagne et cocktails divers ponctuent leurs journées et leurs nuits, les poussant à se laisser aller à un cynisme bien loin des manières policées qu'ils affichent lorsqu'ils sont sobres. Ces nouvelles, écrites dans les années 30 sont autant de petits diamants étincelants et coupants. Que Dorothy Parker se moque du couple Wheelock, qu'elle brosse un portrait sans concession d'un écrivain un peu fat et d'une admiratrice sans retenue, qu'elle rapporte la conversation de deux commères qui passent en revue leurs" amies "ou qu'elle évoque la dégradation d'un mariage, elle ne rate jamais sa cible et ne laisse aucune chance à ses proies. Un régal!"
« Elle dit ce qu'elle pense et ce qu'elle pense est drôle, pointu, insolent, subjectif. Dorothy Parker, qui parlait toujours à la première personne, avait de l'esprit à revendre. [...] Dans ses articles, elle s'adresse directement au lecteur, le tire par la manche, soupire tellement ses soirées sont parfois ennuyeuses, assise dans une salle de Broadway ou bâillant devant un best-seller. Son goût est infaillible. Elle aime Nabokov, Truman Capote, éreinte le roman de Mussolini, défend Faulkner et Nathaniel West, appelle les critiques professionnels "les-petits-gars-des-bouquins'. On voit qu'elle était du bâtiment. On ne la lui fait pas. Pas un cliché ne lui résiste. Elle ne rate pas la prétention, ne tombe pas dans les panneaux à la mode. Avec elle, la littérature redevient ce qu'elle ne devrait jamais cesser d'être, un plaisir, quelque chose de vivant, d'excitant. Dorothy Parker ou l'anti-bas-bleu. Ses chroniques font l'effet d'une dose de vitamine C: elles devraient être remboursées par la Sécurité sociale. » Éric Neuhoff, Le Figaro Madame"
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du Monde selon Garp, L'Hotel New Hampshire contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son oeuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu conventionnelle. Nostalgique et passionnée est la voix de John Berry, le narrateur qui parle sans équivoque du rêve de son père : tenir un hôtel. La famille Berry, les deux parents et leurs cinq enfants, ainsi qu'un ours et un chien, vont ainsi vivre des péripéties hilarantes dans trois hôtels différents, sur deux continents. Avec gravité, parfois, et toujours avec un humour grinçant, Irving fascine le lecteur au travers de cette histoire peu banale. Frank, l'aîné, Franny, la plus étrange, John, Lily et Egg le cadet sont les héros d'aventures loufoques. Des déboires de leur labrador Sorrow, d'abord empaillé puis victime d'un cruel accident d'avion, aux désirs incestueux de John et Franny, c'est un monde étrange selon Irving auquel nous sommes ici confrontés. Ce roman fait d'Irving l'un des écrivains les plus talentueux et imaginatifs de sa génération.
La vie de l'écrivain Logan Mountstuart est un perpétuel recommencement. Tour à tour journaliste, indic et critique d'art, il rencontre Hemingway, travaille sous les ordres de Ian Fleming et se lie d'amitié avec Picasso. De l'Angleterre au Nigéria, en passant par New York et Paris, il revêt tous les costumes et devient le témoin privilégié des plus grands événements du XXe siècle...William Boyd est né en 1952, au Ghana. Il a enseigné la littérature à Oxford avant de se consacrer à la l'écriture. Il est l'auteur de nouvelles et d'une dizaine de romans, salués par la critique et disponibles en Points, ainsi que son recueil de nouvelles L'amour fait mal." Est-ce que À livre ouvert est le meilleur roman de William Boyd ? Ne suffit-il pas de savoir qu'il est magistral, ambitieux, terriblement original et émouvant ? "LireTraduit de l'anglais par Christiane Besse
L'écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature 2003, a placé l'apartheid et ses stigmates au centre de son oeuvre. D'ascendance anglo-allemande, John Maxwell Coetzee est né en 1940 au Cap, en Afrique du Sud. Scolarisé dans un établissement anglophone, il s'installe en Grande-Bretagne au début des années 1960, où il exerce la profession de programmateur informatique. Il délaisse rapidement cette activité pour embrasser des études d'histoire et de littérature aux Etats-Unis. Il est édité pour la première fois en 1974 avec Terres de crépuscule. Mais c'est en 1980 qu'il connaît le succès international avec En attendant les barbares. En 1983, l'auteur sud-africain décroche le prestigieux Booker Prize pour Michael K, sa vie, son temps. Parallèlement, Coetzee enseigne les lettres et l'anglais à la State University de New York à Buffalo, dans l'Etat américain de New York (nord-est). L'année suivante, il obtient une chaire de professeur de littérature anglaise à l'université du Cap. En 1986, il publie une version revue de Robinson Crusoé dans le roman Foe, avant de revenir à son Afrique du Sud. Il publie en 1990 L'Age de fer. Premier écrivain à recevoir le Booker Prize deux fois (pour son roman Disgrâce en 1999), il s'expatrie en 2002 en Australie, à Adélaïde précisément où il occupe un poste à l'université. Traducteur et critique, il a publié cette année Elizabeth Costello: Eight Lessons.
Dupin est le roi de la déduction. Et quand il décide de mener l?enquête, c?est avant tout pour prouver que tout s?explique, même les histoires les plus extraordinaires. Afin d?illustrer ce propos, le narrateur nous raconte deux affaires que son jeune ami a résolues. D?abord, celle du double assassinat d?une mère et de sa fille, particulièrement affreux, survenu de nuit dans une rue sombre de Paris. Ensuite, celle de la cachette introuvable dans laquelle un maître chanteur avait placé une lettre volée fort compromettante pour sa propriétaire.