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Mauvaise journée demain
Parker Dorothy ; Fillières Hélène
BOURGOIS
7,10 €
Épuisé
EAN :9782267020915
Dorothy Parker devait avoir un sérieux mal de crâne, quand elle a écrit ces courtes nouvelles. Il faut dire que ses personnages ne lésinent pas sur la bouteille. Malgré la prohibition du New York des années 30, un trait commun caractérise les mondains de ses récits : l?alcoolisme.Coquettes persifleuses, couples ayant largement dépassé la frontière de l?ennui ou mystérieuses divas en manteau de léopard, la jet set dévergondée ne s?ennuie pas. Dorothy Parker brosse le portrait des beautiful people de l?époque, sans complaisance aucune, mettant en lumière leurs travers. Incisifs, ces courts textes parus dans le New York Times sont les chroniques des années folles, celles où l?alcool coulait à flots dans les clubs undergrounds et où une musique alternative voyait le jour : le jazz. Sorte de Goncourt à l?américaine, l?auteur nous ouvre les portes des appartements modernes de Manhattan et nous montre la cruauté oisive de la jeunesse dorée. Une génération sans originalité, habitée par le seul souci du paraître. Mais le plus étonnant, c?est encore de voir à quel point les travers des américains des années 30 sont encore les nôtres. Et l?on retrouve dans ces personnages pseudo-originaux le même dévergondage policé que chez nos "jet-setters" contemporains.Mauvaise journée, demain est un peu comme un Alca Seltzer : pétillant et un brin amer à la fois. A conseiller pour les lendemains de fête difficile.--Chloé S.--
Membre à part entière du fameux Roundtable de l'Hôtel Algonquin, célébrée au "New Yorker" pour son humour et son extraordinaire sens de la répartie, Dorothy Parker (1895-1967) a laissé une oeuvre dans laquelle elle a dit tout ce que l'on veut savoir sur l'incommunicabilité, la solitude à deux des couples, la recherche désespérée de l'amour. Pour reprendre le mot d'Edmund Wilson, ses écrits nous renvoient l'écho d'une voix à nulle autre semblable. Ecoutons-la nous parler de nous.
Naomi Nakane est une institutrice qui, enfant, a vu sa famille contrainte de s?exiler dans une ville fantôme de l?intérieur de la Colombie-Britannique. À la fin de la guerre, la famille brisée est à nouveau déplacée, dans le sud de l?Alberta. Face à ces injustices, certains des siens militent en faveur des droits de la personne et s?efforcent d?obtenir réparation, tandis qu?une tante âgée, Obasan, vit sa peine dans le silence et la résignation. À la mort de son oncle, désireuse d?oublier le passé pour se tourner vers l?avenir, Naomi revit son histoire mouvementée et finit par remettre en question le stoïcisme d?Obasan.Ce récit bouleversant rompt le silence autour d?un événement peu connu de l?histoire canadienne. Avec ses parents, Joy Kogawa fait partie des milliers de Canadiens d?origine japonaise qui, pendant la Seconde Guerre m ondiale, ont été déplacés de la côte et internés dans des camps.Un roman profond, avec une sensibilite brillante et poétique.The New York Times.Notes Biographiques : Joy Kogawa, née à Vancouver le 6 juin 1935, est une poète et romancière canadienne de descendance japonaise. Son ouvrage le plus connu est le roman semi-autobiographique Obasan, publié au Canada en 1981.
Je suis le seul être vivant réveillé pendant que le reste de l'humanité est en train de dormir", constate la narratrice d'Heures blêmes, première nouvelle du livre. D'emblée, l'auteur donne le la: ses monologues et pas de deux oscillent entre ivresse et neurasthénie. Belle, célèbre, puis oubliée, Dorothy Parker (1893-1967) n'ignore rien des "petites ironies de la vie". En quatre, dix pages ou quelques mots, ses personnages deviennent plus réels que votre voisine de palier; on n'est pas près d'oublier Madge et Annabel, qui jouent à "et si un millionnaire nous léguait un million de dollars?", ni Lolita, morne fille d'une mère survoltée, que miss Parker décrit ainsi: "A chaque fois que Madame Ewing entrait quelque part, toute tranquillité paraissait déserter la pièce."
Les personnages de Dorothy Parker ne connaissent pas la soif! Whisky, champagne et cocktails divers ponctuent leurs journées et leurs nuits, les poussant à se laisser aller à un cynisme bien loin des manières policées qu'ils affichent lorsqu'ils sont sobres. Ces nouvelles, écrites dans les années 30 sont autant de petits diamants étincelants et coupants. Que Dorothy Parker se moque du couple Wheelock, qu'elle brosse un portrait sans concession d'un écrivain un peu fat et d'une admiratrice sans retenue, qu'elle rapporte la conversation de deux commères qui passent en revue leurs" amies "ou qu'elle évoque la dégradation d'un mariage, elle ne rate jamais sa cible et ne laisse aucune chance à ses proies. Un régal!"
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski