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Correspondance d'Henri Parisot avec Mario et Gisèle Prassinos. 1933-1938
Parisot Henri ; Prassinos Gisèle ; Prassinos Mario
JOELLE LOSFELD
19,80 €
Épuisé
EAN :9782844121622
Mon cher Mario, La lecture des poèmes de ta sœur a été un véritable coup de foudre pour les surréalistes. Je renonce à te décrire ce délire d'enthousiasme et d'admiration ! Bref, ils estiment indispensable de publier cela le plus rapidement possible. René Char (et avec lui Tzara, Eluard, et la majorité des surréalistes) estime qu'il serait préférable de ne pas éclairer ta sœur sur la valeur réelle de ses écrits - et cela, de crainte de provoquer chez elle une recherche artistique préjudiciable à ses extraordinaires dons naturels. Quant à Breton, il pense qu'il serait du plus haut intérêt de procéder à un contrôle permettant de s'assurer de l'authenticité de cette production. Il croit impossible, jusqu'à preuve du contraire, qu'une enfant de 14-15 ans art pu écrire de pareilles choses (il met cela sur le même plan que l'œuvre de Rimbaud, pour le moins !) " Cet ensemble de 104 lettres envoyées par l'éditeur Henri Parisot au jeune peintre Mario Prassinos et à sa sœur Gisèle entre 1933 et 1938, s'ouvre sur la découverte enthousiaste que font André Breton, René Char, Paul Eluard et Man Ray d'une jeune poétesse de 14 ans : Gisèle Prassinos.
Résumé : En suivant le Lapin Blanc, Alice plonge dans le Pays des Merveilles. C'est un pays où l'on peut changer de taille, prendre le thé avec des fous, croiser un chat souriant ou une reine de coeur menaçant de couper la tête de tout le monde... Au Pays des Merveilles, tout peut arriver, mais si ce n'était qu'un rêve ?
Carroll Lewis ; Parisot Henri ; Mayoux Jean-Jacque
La Reine dit : "Qu'on lui tranche la tête !" (La phrase qu'elle prononçait toujours, quand elle était en colère.). Et c'est pourquoi Alice répondit : "Qui se soucie de votre avis, à vous autres ? Vous n'êtes qu'un jeu de cartes !". Et c'est pourquoi ils se mirent tous très en colère, et prirent leur vol dans les airs, pour retomber tous sur Alice, comme une avalanche.Et je pense que vous ne devinerez jamais ce qu'il arriva ensuite. Ce qu'il arriva ensuite, ce fut qu'Alice s'éveilla de son étrange songe. Et elle découvrit que les cartes n'étaient que quelques feuilles tombées de l'arbre, que le vent lui avait plaquées contre le visage. Ne serait-ce pas délicieux que de faire, tout comme Alice, un curieux rêve ?".
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante, étouffante, que fait sur l'âme de l'adolescent qu'il est encore le monde affreux qu'est le nôtre. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, , vrai, sans faiblesse, sans complaisance, fait vivre intensément grâce à une intrigue très simple : Etienne et Marcel, deux tres jeunes gens de Belleville, sont tous les deux épris, d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, Ieur timidité, leur inexpérience de la vie compliquée d'un manque total d'illusion, leur sensualité qui se cherche, les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte, après des tentatives amoureuses décevantes, trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible, mais ce n'est là que l'apparence d'une heureuse conclusion. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.