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Vidocq. "Le Napoléon de la Police"
Parinaud Marie-Hélène
TALLANDIER
18,76 €
Épuisé
EAN :9782235023030
Conseillère historique pour le film de Pitof sorti en 2001 où Vidocq est incarné par Gérard Depardieu, Marie-Hélène Parinaud a utilisé la considérable documentation qu'elle a réunie à cette occasion pour écrire la vie, ou plutôt les vies, de François Vidocq. Exerçant tous les métiers (marin, imprimeur, acteur, acrobate...), emprisonné, évadé de manière rocambolesque du bagne de Brest, il est resté dans l'histoire comme un étonnant chef de la sûreté de Paris et le premier détective privé de France. De son vivant même, cet homme toujours occupé à se bâtir un nouveau destin, aux bonnes et mauvaises fortunes infinies, a servi de modèle aux plus grands écrivains : Balzac en a fait son Vautrin, Hugo son Jean Valjean, et même Conan Doyle a utilisé le personnage pour composer Sherlock Holmes. On pourrait citer aussi Alexandre Dumas, et Maurice Leblanc qui en fit Arsène Lupin. Aujourd'hui encore, cette fascination continue de s'exercer et, dans un récit romancé, l'auteur redonne sa force à ce personnage de légende. Sur ce personnage, on pourra aussi consulter Vidocq, d'Éric Perrin, et Vidocq, d'Eugène Franco. --Thomas Ferrier
Il existe une catégorie d'hommes exceptionnels que l'on nomme les Créateurs - artistes, écrivains, chercheurs - dont la marginalité est évidente, généralement par l'outrance de leur sensibilité et de leur comportement, et qui se sont spécialisés, par la force des choses, dans les voies qui, en définitive, ont justifié leurs attitudes et nous permettent de considérer l'intérêt de leurs " inventions ". Ils sont dominés par la curiosité et leurs découvertes, comme leurs oeuvres, sont parvenues à nous convaincre de l'intérêt de leurs exigences. La conquête scientifique est devenue un véritable idéal et nous accordons, aujourd'hui, une attention à la valeur particulière de l'acte créateur. Que se passe-t-il lorsque nous sommes confrontés à une oeuvre d'art ? Le spectateur attentif est déphasé. La dimension de l'?uvre, ses couleurs, ses formes, sa théâtralité obligent à mettre en question les images ordinaires du Réel qui nous entoure et nous isole. Nous essayons de comprendre et d'apprécier la présence sensible et intellectuelle de l'artiste, de pénétrer dans son labyrinthe. Cette déstabilisation devient un état que nous pouvons qualifier d'existentiel - nous percevons le message d'un " autre ", dans une dimension particulière, et hors des influences habituelles. Un " possible " différent surgit ! Cette perception est une véritable initiation comme ascèse mentale qui peut permettre de retrouver une innocence perdue, et l'on peut dire que nous nous arrachons à la durée et pouvons percevoir l'élan éthique du Temps. Nous nous situons dans la perspective d'un devenir autre.
Ce livre écrit à deux mains cherche à combler une lacune étonnante : bien que relativement foisonnante, la littérature spécialisée comporte peu d'ouvrages généraux dégageant de manière satisfaisante les enjeux d'un métier de soin dont la portée réelle est encore largement méconnue. L'ostéopathie cristallise un certain nombre de malentendus qu'il est nécessaire de lever pour qu'elle soit réellement comprise, au risque de lui ôter en partie son aura médiatique. Lui prêter des qualités occultes, des bienfaits presque magiques entretient en effet la défiance des professionnels du soin, qui voient souvent d'un mauvais oeil l'institutionnalisation récente de cette pratique manuelle, à la fois modeste et ambitieuse. Pour rendre pleinement justice à cette discipline dont l'éthique est encore balbutiante, un philosophe et un ostéopathe portent sur elle des regards croisés dénués de complaisance mais non d'affinité profonde. Ce croisement de la réflexion pratique et de la pratique réflexive conduit à cette évidence que l'ostéopathie est un métier de soin à part entière, qui n'a pas à rougir de sa philosophie, malgré ses approximations. Cette prise de conscience du caractère iconoclaste - surtout de nos jours - d'une thérapeutique qui se passe de toute technique autre que naturelle et manuelle, devrait lui permettre de mener à bien sa quête identitaire et de formuler une éthique en adéquation avec sa pratique.
Résumé : Née il y a 150 ans, Colette se raconte sans filtre Colette a porté sur le monde un regard de femme assez fort pour imposer un style à la fois classique et singulier, que Cocteau comparait à celui de La Fontaine. Ses romans, de la série des Claudine aux oeuvres autobiographiques, en passant par le sulfureux Blé en herbe, ont séduit un public pour lequel elle est restée la veilleuse solitaire du Palais- Royal et de La Treille muscate, la Madone aux chats et la librettiste de Maurice Ravel. Colette aura mené une bataille quotidienne, durant son existence, avec un élan qui fit d'elle " la femme la plus libre du monde ", selon Mac Orlan. En 1949 et 1950, André Parinaud réalise avec Colette une série de trente-cinq entretiens radiophoniques plus vrais qu'une biographie. A cette époque, alors au zénith de sa célébrité, l'autrice de La Chatte n'écrit plus guère, préférant diriger l'édition de ses oeuvres complètes. De nouveaux personnages - Sido, Julie de Carneilhan - ont remplacé Claudine, Chéri, " la vagabonde " et " l'ingénue libertine ". Elle évoque dans ces conversations ses rencontres littéraires, mais aussi l'amour - " un sentiment qui n'est pas honorable " -, sa Bourgogne natale et son intimité avec la nature, l'une des clés de son oeuvre.
Résumé : Pendant près de vingt ans, un " petit caporal " corse devenu empereur des Français écrit avec sa Grande Armée les plus glorieuses pages de l'histoire de France et porte aux confins de l'Europe les idées de la Révolution. D'Austerlitz à Wagram, de Rivoli à la Moskova, d'Arcole aux Pyramides, Napoléon entre dans la légende d'une épopée qui transforma l'art de faire la guerre et de gouverner les peuples. C'est le récit d'une trentaine des plus grandes batailles de cette épopée - les plus célèbres ou celles, moins connues, qui font magistralement ressortir sa " manière " - que nous raconte, au jour le jour et parfois heure par heure, Jean Tranié. A l'aide de cartes précises et à la faveur d'une iconographie souvent inédite, toujours superbe, chacune de ces batailles est explorée de l'intérieur, décrite par la voix de ceux qui s'y trouvèrent, expliquée du point de vue du stratège, racontée dans le détail, parfois à l'aide d'anecdotes savoureuses. Mais l'Epopée napoléonienne c'est aussi l'image du grognard, les brillants officiers, la Grande Armée cosmopolite, les batailles " modèles ". Ce sont encore les stratégies fulgurantes, les uniformes étincelants, les actes héroïques et les visions d'horreur. Ce sont les grandes victoires ou les sombres défaites dont la dernière, Waterloo, emportera l'Empire. A côté des batailles, l'auteur s'est attaché à décrire l'armée napoléonienne, son organisation, ses services d'intendance ou de santé, les problèmes qu'elle rencontra sur les rives du Nil ou aux portes de Moscou. Enfin, un dictionnaire très vivant des maréchaux d'Empire nous montre à quel point l'épopée fut d'abord une affaire de personnalités exceptionnelles emportées dans les fureurs de la très grande histoire.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.