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Conversations avec des hommes remarquables sur l'art et les idées d'un siècle
Parinaud André
MICHEL DE MAULE
35,00 €
Épuisé
EAN :9782876231788
Il existe une catégorie d'hommes exceptionnels que l'on nomme les Créateurs - artistes, écrivains, chercheurs - dont la marginalité est évidente, généralement par l'outrance de leur sensibilité et de leur comportement, et qui se sont spécialisés, par la force des choses, dans les voies qui, en définitive, ont justifié leurs attitudes et nous permettent de considérer l'intérêt de leurs " inventions ". Ils sont dominés par la curiosité et leurs découvertes, comme leurs oeuvres, sont parvenues à nous convaincre de l'intérêt de leurs exigences. La conquête scientifique est devenue un véritable idéal et nous accordons, aujourd'hui, une attention à la valeur particulière de l'acte créateur. Que se passe-t-il lorsque nous sommes confrontés à une oeuvre d'art ? Le spectateur attentif est déphasé. La dimension de l'?uvre, ses couleurs, ses formes, sa théâtralité obligent à mettre en question les images ordinaires du Réel qui nous entoure et nous isole. Nous essayons de comprendre et d'apprécier la présence sensible et intellectuelle de l'artiste, de pénétrer dans son labyrinthe. Cette déstabilisation devient un état que nous pouvons qualifier d'existentiel - nous percevons le message d'un " autre ", dans une dimension particulière, et hors des influences habituelles. Un " possible " différent surgit ! Cette perception est une véritable initiation comme ascèse mentale qui peut permettre de retrouver une innocence perdue, et l'on peut dire que nous nous arrachons à la durée et pouvons percevoir l'élan éthique du Temps. Nous nous situons dans la perspective d'un devenir autre.
Résumé : Colette (1873-1944) a porté sur le monde un nouveau regard de femme, assez fort pour imposer un style à la fois classique et singulier, que Cocteau se plaisait à comparer à celui de La Fontaine. Ses romans, de la série des Claudine aux oeuvres autobiographiques en passant par le sulfureux Blé en herbe, ont séduit un public toujours plus nombreux, pour lequel elle est restée la veilleuse solitaire du Palais-Royal et de la Treille Muscate, la Madone aux chats et la librettiste de Maurice Ravel. Colette aura mené une bataille quotidienne, durant son existence, avec un élan qui fit d'elle "la femme la plus libre du monde", selon Mac Orlan. En 1949, André Parinaud réalise une série de trente-cinq entretiens radiophoniques avec Colette. A cette époque, alors au zénith de sa célébrité, l'auteur de La Chatte n'écrit plus guère, préférant diriger l'édition de ses oeuvres complètes. De nouveaux personnages, Sido, Julie de Carneilhan, ont remplacé Claudine, Chéri, "la vagabonde" et "l'ingénue libertine". Elle évoque tout cela, et ses rencontres littéraires, mais aussi l'amour "un sentiment qui n'est pas honorable" , son pays natal, la Bourgogne, et son amour de la nature, l'une des clés de son oeuvre.
Né en 1884, à l'époque de l'Instruction publique, gratuite, obligatoire et laïque, Gaston Bachelard appartient à la première génération de la République qui a assuré "le passage culturel" de l'ère agraire à Ia technologie et à la science. Citoyen ordinaire, ancien fonctionnaire des Postes ayant accumulé tous les diplômes de l'université, professeur en Sorbonne, ce Socrate mâtiné de Diogène incarne la figure exemplaire de l'ascension sociale. Sa barbe généreuse, son accent bourguignon, sa gaieté, sa gourmandise de terrien composaient un personnage aussi célèbre pour son apparence que pour son originalité d'auteur. Un auteur qui nous a enseigné La Psychanalyse du feu, mais aussi des autres éléments: L'Eau et les Rêves, L'Air et les Songes, la Terre et les Rêveries du repos... Son oeuvre compose également une anthologie des métaphores de textes, véritables perles rares. André Parinaud met en avant cette diversité à partir de nombreux documents, extraits, poèmes, lettres d'amis et d'élèves... Il montre l'epistémologue de réputation mondiale, invite à redécouvrir la dynamique d'une pensée originale, met en avant l'explorateur de l'imaginaire, ardent défenseur d'un "nouvel esprit scientifique" qui a conféré à la poésie une force de métamorphose et d'agression. Avec verve et précision, il raconte la vie et le parcours du philosophe, effectue une analyse critique de son oeuvre et montre l'actualité de celle-ci.
Résumé : Née il y a 150 ans, Colette se raconte sans filtre Colette a porté sur le monde un regard de femme assez fort pour imposer un style à la fois classique et singulier, que Cocteau comparait à celui de La Fontaine. Ses romans, de la série des Claudine aux oeuvres autobiographiques, en passant par le sulfureux Blé en herbe, ont séduit un public pour lequel elle est restée la veilleuse solitaire du Palais- Royal et de La Treille muscate, la Madone aux chats et la librettiste de Maurice Ravel. Colette aura mené une bataille quotidienne, durant son existence, avec un élan qui fit d'elle " la femme la plus libre du monde ", selon Mac Orlan. En 1949 et 1950, André Parinaud réalise avec Colette une série de trente-cinq entretiens radiophoniques plus vrais qu'une biographie. A cette époque, alors au zénith de sa célébrité, l'autrice de La Chatte n'écrit plus guère, préférant diriger l'édition de ses oeuvres complètes. De nouveaux personnages - Sido, Julie de Carneilhan - ont remplacé Claudine, Chéri, " la vagabonde " et " l'ingénue libertine ". Elle évoque dans ces conversations ses rencontres littéraires, mais aussi l'amour - " un sentiment qui n'est pas honorable " -, sa Bourgogne natale et son intimité avec la nature, l'une des clés de son oeuvre.
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.