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Le droit, la norme et le réel
Pariente-Butterlin Isabelle
PUF
18,50 €
Épuisé
EAN :9782130503057
En interprétant le droit, le juge participe de par la décision qu'il prend à l'élaboration du droit. Cette conception permet de remettre en cause la distinction entre l'auteur et l'interprète, dans la mesure où dans l'interprétation constructive, l'interprète a une tâche qui est à la limite aussi importante que celle de l'auteur... La dimension dynamique de l'interprétation se tourne alors vers le souci des régulations à venir dans la société. Cette construction de l'interprétation permet de saisir le motif que nous entendions mettre en évidence, à savoir la structure tout à la fois logique et dynamique du droit sur le monde. " Face à un monde social complexe, souvent incompréhensible, le législateur propose des normes et fait ainsi apparaître des régularités s'inscrivant dans le champ social réel. Sa mise en ?uvre n'est pas pour autant mécanique, elle requiert au contraire, de la part du juge, ce que l'auteur de ce manuel appelle une rationalité pratique, une vision dynamique qui suppose une interprétation du droit. Comment penser la place du droit dans nos sociétés ? Quel est le rôle du législateur dans l'écriture du droit ? Comment le juge interprète-t-il le droit ? Cette analyse inédite du droit et de sa pratique est doublée d'une réflexion pertinente sur la nécessaire cohérence de l'nterprétation juridique.
Entrer dans le vocabulaire kantien, c'est entrer dans la construction systématique de son œuvre, tenter d'en comprendre l'architecture et de la faire sienne. Le vocabulaire kantien n'est pas un lexique, mais il suggère autant de pistes à suivre dans le déroulement de son œuvre. Toutes les définitions, tous les concepts, toutes les affirmations fulgurantes trouvent leur source dans la première et simple phrase de la première section des Fondements de la métaphysique des mœurs, qui enracine toute pureté morale dans la bonne volonté. Et le mot nous renvoie donc constamment à sa place dans la construction philosophique qui lui donne sens. On sait que les termes kantiens, alors même qu'ils sont fixés par leur auteur, peuvent connaître des variations que leur définition semblait pourtant bel et bien exclure, fixée comme elle est par toute la rigueur kantienne : cela doit nous faire souvenir continuellement de la nécessité de lire encore le texte, de le percevoir dans une vision toujours plus vaste. Fixons quelques traits, quelques aspects qui sont autant de directions philosophiques que nous pourrions continuer encore d'interroger, sans repos.
Résumé : Il faut bien commencer par ne rien comprendre, par comprendre qu'on ne comprend rien, il faut accepter qu'on ne sait rien, il faut savoir qu'on ne sait rien, pour tenter quelque mouvement hors de cette gangue de silence qui nous entoure à l'évidence, et obsède certains d'entre nous. Il faut bien commencer par se sentir écrasé de silence pour avoir envie de parler, de commencer une phrase, pour se pencher aux bords du silence et basculer dans le langage. Se défaire d'un texte que l'on a écrit, d'une oeuvre d'art illustre, de son site web avant (ou après) sa mort, voire de son identité numérique tout entière, qu'est-ce que ça remue en soi ? L'acte d'effacer s'apparente-t-il à une forme de destruction ou est-il au contraire le prolongement même d'un élan créateur ? Prenant appui sur le geste de De Kooning effaçant un dessin de Rauschenberg, Isabelle Pariente-Butterlin mène une méditation qui interroge nos usages et nos disparitions (sur les réseaux et en dehors, dans l'Art et dans la vie). Entre les genres, prenant le pouls des phrases [qui] sont les sismographes de l'effacement qui parcourt le monde, un ouvrage fondamental sur l'écriture de l'absence et l'absence dans l'écriture est en train de se jouer. Sa composition même procédant à des effacements (des pans entiers de pages, gelés dans l'instant précédant leur disparition, sont amenés à la limite de la lisibilité), Erased est une clé pour qui cherche à comprendre les processus à l'oeuvre dans la fabrique de la déconstruction.
Journal d'une désintoxication aux rêves. Chaque jour une page. Ne pas écrire à la première personne du singulier. Laisser surgir ce qu'on doit affronter. Est-ce que les phrases alors se rapprochent du monde, viennent d'elles-mêmes aux bords des mondes ? Dans l'injonction qu'on s'adresse à soi-même, ce qu'on porte de philosophie est convoqué et bousculé. Les silhouettes et les voix surgissent près, vous entraînent dans leur danse de mort. Voilà alors la naissance d'autant de micro-récits fantastiques et mouvants, ou bien la saisie extrêmement fine et précise de scènes concrètes, celles qui font qu'on existe. On entre dans la nuit avec assez de vitesse pour ne plus avoir prise. Etrange affrontement d'un il neutre et du elle narratrice. Entre le monde et soi-même, une violence. Celle qu'accomplirait l'écriture : vers celle qui écrit, ou sur elle-même ? Alors machine continue désormais lancée, roman de la ville et ses labyrinthes, du souvenir et ce qu'il écorche.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.