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Peanuts ; Gênes 01
Paravidino Fausto ; Di Meo Philippe
L ARCHE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782851815743
Né le 15 juin 1976 à Gênes, Fausto Paravidino a stupéfié l'Italie par l'étendue de son talent : acteur sur les planches et à l'écran, traducteur de Shakespeare et de Pinter, scénariste et, avant tout, auteur de pièces où, à chaque fois il expérimente une nouvelle forme dramatique. Les deux pièces que nous publions ici en témoignent. Elles nous parlent en effet, mais sur deux modes totalement opposés, du même sujet : la répression qui s'est abattue sur les manifestants alter-mondialistes lors du sommet du G8 à Gênes au printemps 2001. Répression illustrée par la mort du jeune Carlo Giuliani, tué par un carabinier. Gênes 01 est structuré par les voix de personnages qui commentent les événements, se les rappellent, et mènent l'enquête. Ces voix construisent un espace de discussion sur la scène. Peanuts n'a pas pour objet précis le sommet du G8. Mais la pièce traite davantage les problèmes soulevés par ces événements, les facteurs qui les ont permis. Elle se concentre sur une bande de copains, en amont et en aval du sommet. Elle est écrite en courtes scènes, comme les planches de la bande dessinée Peanuts, dont les personnages sont des avatars. La recette est surprenante, mais le résultat est remarquable : les répliques incisives, les jeux d'échos et de contrepoints entre les scènes des deux parties, l'humour côtoyant toujours l'horreur quotidienne ou policière. A la fin, il y a des méchants et des victimes - mais où sont les bons, où sont les justes ? On peut après tout refuser de cautionner une répression policière, mais ensuite ?
Le dramaturge italien Fausto Paravidino revient avec une comédie, "Exit", dans laquelle les personnages cherchent à sortir d'une vie qui ne répond plus à leurs attentes.
Résumé : Depuis le XIIIe siècle et pendant très longtemps, l'Eglise catholique a fait croire - et cru - qu'une femme déguisée en homme aurait réussi à devenir pape vers l'an 855, aurait accouché lors d'une procession à Rome et aurait dès lors provoqué la mise en place d'un rite de vérification de la virilité du pape pour éviter qu'un tel écart se reproduise. Pourquoi avoir inventé cette légende au XIIIe siècle ? Pourquoi l'avoir diffusée pendant des siècles ? Pour répondre à ces questions, Agostino Paravicini Bagliani s'est lancé dans une grande enquête au coeur des textes et des images qui les accompagnent parfois. Il revient aux trois écrits fondateurs de cette légende pour s'attarder sur celui de Martin le Polonais, qui a connu la plus grande postérité. Son récit a essaimé de l'Italie à l'Ecosse, du royaume de France au monde germanophone, produisant un nombre incalculable de variantes sur l'origine de la papesse, son nom, sa biographie. S'appuyant sur une sélection de textes commentés, présentés à la fois en latin et en français, Agostino Paravicini Bagliani démontre avec brio comment ces efforts pour rentrer dans les détails n'ont qu'un objectif. Il s'agit de rendre ce récit crédible par le clergé comme par les fidèles pour l'ériger en exemple à ne pas suivre et interdire une bonne fois pour toutes l'accès des femmes au sacerdoce à une époque, le XIIIe siècle, où la question fait encore débat. Ce livre est la traduction (par son auteur) de "La Papessa Giovanna et le sue leggende. Un percorso di ricerca tra codici e testi", paru aux éditions Sismel Edizioni del Galluzzo en mai 2023.
Novarina Valère ; Tarantino Antonio ; Paravidino F
Avec la collection "LEXI / textes", le Théâtre National de la Colline propose aux auteurs des oeuvres représentées au cours d'une saison de publier: essais, poèmes, nouvelles ou récits, ainsi que les travaux d'autres artistes qu'ils décident d'y associer.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
De conception traditionnelle, cette collection a le mérite d'aborder l'?uvre intégrale sous des angles diversifiés. Outre le résumé détaillé des différentes parties et les commentaires composés qui le complètent, chaque ouvrage propose une synthèse littéraire assez riche: il y est question de l'auteur, des personnages, de la genèse et de l'architecture de l'?uvre mais aussi de ses particularités stylistiques, des réseaux d'intertextualité et des interprétations possibles. Par ailleurs, les documents situés en annexe offrent à l'élève la possibilité de se repérer rapidement dans l'?uvre: le lexique, l'index thématique et les citations retenues lui permettent de traiter aisément les sujets de dissertation et d'entretien oral. C'est donc une première approche qui a pour but de familiariser le lecteur avec l'?uvre en question. Elle lui en donne une vision synthétique et lui suggère des pistes de lecture pour l'analyse. À l'inverse, la bibliographie finale invite à enrichir ses connaissances au moyen d'études plus approfondies. --Claire Mazurel
Le prince d un royaume imaginaire fait enlever une de ses sujettes, Silvia, pour l épouser, alors qu elle est éprise d un jeune homme de son village, Arlequin, lui-même retenu au palais. Dans le monde confiné de la cour, l amour vrai des deux héros résistera-t-il à l artifice et au mensonge? Une comédie qui mêle farce et satire sociale.
Comme d'autres farces de Molière, Le Malade imaginaire est une satire de l'imposture médicale. Mais c'est aussi une comédie de caractère qui dépeint les extravagances d'un bourgeois obsédé par la maladie. C'est enfin une comédie-ballet dominée par un climat de fantaisie et d'insouciance. Déguisement et illusion finiront par rendre inoffensive l'imagination maladive du héros, à défaut de pouvoir la corriger. Rire et plaisir ont ici le dernier mot : tel est l'ultime message de Molière.
Peut-on épouser un inconnu ? Ce n'est pas l'avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu'elle n'a jamais vu. Avant d'accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l'identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L'entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n'est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l'amour ne finisse par reconnaître les siens... Comme souvent chez Marivaux, le jeu amoureux passe par un jeu de masques : le spectateur, lui, sait toujours qui est qui, mais la naissance du sentiment amoureux et ses multiples secrets n'en finissent pas de le surprendre et de le charmer. --Karla Manuele