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La feuilletonesque du cure-dents tragique. Chroniques sonores
Paral Juan
BAUDELAIRE
27,15 €
Épuisé
EAN :9791020368607
Il me tarde d'être à Londres, dans le quartier de Chelsea, près du paon albinos qui occupe l'hôtel où vécut Oscar Wilde et qui s'appelle Oscar ; il me faut du blanc, des draps blanchis sur l'herbe, des clartés de langage, un jeu de têtes rousses au visage crémeux comme né des ablutions faites au lait déposé chaque jour à leur porte ; je n'en peux plus du croisement des peaux et des idées jusqu'à un infini où la raison se perd dans le magma cynique de l'ensemblement. Je veux aller en France, passer par la Lorraine en voyant Soho, car il n'est nul village au pays des lumières qui ne soit corrompu par l'idéologie du chaos salvateur, contrée d'un vif index par ses apologistes. Serais-je arrivé au "?Anywhere out of the world?" que servait à la fin, questionneur et inquiet, Baudelaire à son âme à chaque fois muette ? "?Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie : "N'importe où ! n'importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! "?". Mais après l'Angleterre, pour moi "?sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part?", après Blaise Pascal et après Baudelaire, faudra-t-il un matin s'expulser hors de soi pour être hors de ce monde ? Il y a trente ans, et même dix ans encore, les autochtones définissaient Juan Paral comme "?L'élégance des Deux Magots?", "?l'ultime phare du dandysme de Saint-Germain-des-Prés?" ; des photographes américains, tel Martin H. M. Schreiber, le faisaient entrer dans leur anthologie du quartier et il paraissait dans une exposition à Nice sous la signature de Raphaël Gaillarde. Passants considérables, ce que vous vîtes, tels qu'en Léon-Paul Fargue au Café des Deux Magots, est donc le résultat d'une ascèse ; mais toujours demeure en Juan Paral, la souffrance de l'enfant resté seul à quai, devant le paquebot effaceur de familles et pourvoyeur d'orphelins.
Parat Hélène ; Angelergues Jacques ; Cointot Franç
La psyché apparait comme un " appareil à mémoires " : ses processus sont l'objet d'un travail dont rend compte la psychanalyse. Des mémoires qui apparaissent autant du côté du souvenir, qu'il soit réminiscence, remémoration, répétition ou conviction, que du côté de l'oubli, qu'il soit refoulement, déni/clivage, déformation ou transformation. Ces mémoires se désorganisent, s'organisent, se transforment, interrogeant aussi au delà de la méthode psychanalytique, les neurosciences, la biologie, mais aussi la culture et l'histoire collective dans ses dimensions sociologique et anthropologique. Ce volume est issu des contributions au colloque de la Société psychanalytique de Paris " Mémoires : se souvenir, oublier ".
Résumé : Le temps passe, mais les oeuvres demeurent. Dès l'instant de leur naissance, disait en substance Merleau-Ponty, elles regardent jusqu'au fond de l'avenir. Ce livre, à sa manière, en témoigne. Il s'agit moins d'une anthologie que d'une oeuvre polyphonique où se tissent ensemble les liens de mémoire et cet aspect essentiel de l'activité poétique que l'on pourrait appeler "la quête du moderne dans le passé". Qu'il s'agisse de Virgile, de Dante, de Wang Wei, d'Étienne Jodelle, de John Donne, de Bashô, d'Évariste Parny, de Leopardi ou de Laforgue, c'est-à-dire de poètes dont les noms sont demeurés en pleine lumière ou dans une plus secrète pénombre, pour les poètes d'aujourd'hui qui les lisent, ces poètes d'autrefois sont nos contemporains. L'éloignement ou la proximité ne tiennent pas à une distance objective mais à la qualité du regard. Ce livre est aussi celui d'une réprocité du regard. Les poètes du passé sont rendus à la fraîcheur inaltérable de la présence, mais en retour ils éclairent aussi d'un nouveau jour les gestes profonds qui animent les ouvres des poètes d'aujourd'hui. En somme, c'est un livre de rencontres qui est proposé ici. Des rencontres dont le lecteur ne sera pas seulement le témoin, puisqu'il s'y trouvera impliqué par toutes les ressources du plaisir, de l'intelligence et de la sensibilité.
Sans que Freud ne lui consacre jamais une réflexion spécifique, l'amour est néanmoins au coeur de la pensée freudienne. " Faim et Amour " est la forme métaphorique de la première théorie des pulsions, et " Eros et Thanatos " de la seconde. L'amour, dans son soubassement énergétique de libido, est en quelque sorte le pivot de sa pensée du conflit, témoin de la complexité de la dynamique psychique. L'amour de transfert, quant à lui, est le coeur de la cure, dans ses excès, ses inhibitions, ses renversements en haine, ou son cours tempéré, dans le meilleur des cas. Aujourd'hui, on constate une inflation théorique de la réflexion sur les pathologies narcissiques, limites, mais la clinique, quant à elle, continue de décliner, à chaque séance, ou presque, les avatars des rencontres amoureuses, des frustrations, des ruptures, des solitudes... Si les psychanalystes ont souvent mis en lumière les difficultés de l'amour, ils ont été plus discrets sur les bonheurs qui lui reviennent et sa force créatrice. Ce volume des " Débats ", sans jamais en nier les complexités, voudrait ne pas couper les ailes d'Eros.
Résumé : La spiritualité présente différents aspects selon les cultures et les individus. La vie spirituelle, composante de la vie psychique, est souvent étayée sur des constructions philosophiques et religieuses. Elle peut garder un lien plus ou moins serré avec la sensorialité et la motricité. Elle peut aussi être soutenue par une expérience affective vécue comme une issue du sacré. L'expérience du Sacré - car c'est avant tout une expérience - est le fruit d'un mouvement dynamique qui défait, pour un temps, l'organisation topique habituelle. Ce mouvement apparaît comme une constante. Cette expérience, qui n'est pas réservée au domaine religieux, est le fait de certaines formes d'organisation mentale. L'hypothèse de Freud, qui, un an avant sa mort, faisait référence au Sacré en l'assimilant au domaine du Ça, trouve ici sa confirmation. Elle ouvre vers des interrogations sur la réorganisation, qui fait suite à ces expériences, chez certains êtres, hors du commun par la qualité de leurs sublimations.
Si je comptais, les syllabes de mes sonnets ! Je vous soufflerais de somptueux triolets, Las odalisque, pas l'ombre d'un quatrain, Ni fine silhouette de l'alexandrin... Profanerais-je, des mausolées épistolaires ? Pillerais-je, un à un les mots des dictionnaires ? Violerais-je, par mes saillies règles de grammaire ? Souillerais-je, tombes des félibres, des trouvères ? Diable je le ferai ! Mais ma poésie doit plaire...
Chouchou, tu sais danser ? Chouchou, ici tu vas te faire beaucoup d'argent car tu es très belle, ne t'inquiète pas, c'est pas compliqué, le but est que tu puisses t'asseoir avec un client et qu'il te paie du champagne, plus tu bois de champagne et plus tu auras de l'argent, tu lui tiens compagnie le plus longtemps possible qu'il n'ait pas envie de partir et quand le DJ t'appelle avec la sono, tu montes sur scène, tu danses habillée ensuite après 5 minutes, tu commences à te déshabiller, il faut que tu te retrouves en string sur la scène, on ouvre dans 15 minutes, les filles sont à l'étage, elles se changent. Ce soir, je te les présente, ensuite tu restes près de moi durant une heure, tu vois comment cela se passe et si cela te plaît demain à 19h30, tu commences. "
Résumé : Peut-il y avoir une vie quotidienne, une vie légère, pendant que la guerre brûle et défigure tout autour de soi ? Comment l'homme use-t-il de tous ses talents lorsque rôdent la faim, le marasme et la misère ? La fougue que le témoin-conteur a mise dans les récits qu'il a faits à l'auteur et la passion qui faisait briller son regard tandis qu'il parlait, prouvent bien que oui et qu'il est possible de survivre, même dans les cas les plus critiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Max le fraudeur des rives de l'Escaut, pisteur de lièvres, piégeur d'anguilles et de brochets et... Bête noire des douaniers, a certes souvent côtoyé le danger dans ses périples nocturnes. Mais il a surtout fait l'expérience d'amitiés sincères et vécu ses premières amours. Avant toute chose, il a su garder son sens de l'humour et son appétit de vivre. En égrenant ses souvenirs, Max le passeur de tabac prohibé, le braconnier de plaine et d'eau douce, la bête noire des douaniers et gardes de tous bords, redonne vie à ses prouesses de fraudeur. Jeune homme intrépide, un brin anarchiste, il n'hésitait pas à entreprendre les expéditions les plus folles... La lecture des tableaux de Max permet de découvrir la vie des petites gens dans un coin de campagne, épargné par l'épouvantable laminoir de l'Histoire. Et de participer à une aventure passionnante.