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La mondialisation : une maladie imaginaire
Paquin Stéphane
PU MONTREAL
11,00 €
Épuisé
EAN :9782760644014
Depuis une trentaine d'années, on a tendance à amplifier, parfois grossièrement, la portée de la mondialisation et à en déformer la réalité. Selon plusieurs, l'accélération de la mondialisation conduit à l'avènement d'un monde "sans frontières", exacerbant la concurrence entre les nations. Ces critiques face à la mondialisation sont-elles justifiées ? C'est en examinant les données sur la performance économique et sociale des pays sociaux-démocrates et libéraux, en décortiquant la situation de l'emploi et en expliquant les inégalités qui y sévissent que nous pouvons cerner la portée de la mondialisation dans nos vies. Les conclusions sont claires : l'Etat-providence est bien vivant et la social-démocratie est toujours le modèle économique et social le plus performant. Stéphane Paquin est professeur titulaire à l'Ecole nationale d'administration publique et directeur scientifique du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation.
Nossal Kim Richard ; Roussel Stéphane ; Paquin Sté
La politique étrangère et de défense du Canada a connu des changements de cap ces dernières années, s'adaptant aux nombreux événements qui ont marqué aussi bien le pays que le monde, en particulier la fin de la Guerre froide et les attentats du 11 septembre 2001. Ces transformations ont-elles des répercussions sur la nature de la tâche qui incombe à ceux qui dirigent la politique étrangère canadienne? Quels sont les facteurs qui structurent le contenu et l'évolution des activités internationales du Canada et du Québec? Cet ouvrage propose une étude systématique de la politique internationale du Canada et du Québec. On y trouve les principaux éléments qui forment le cadre dans lequel évoluent les différents acteurs appelés à formuler la politique étrangère et qui agissent comme autant de contraintes dans le processus de prise de décision: le poids de l'environnement international, le rôle de la société civile, l'importance des ressources ou encore l'impact de l'histoire et des idées dominantes. La compréhension de la politique étrangère du Canada suppose également que l'on situe le rôle des principaux dirigeants appelés à intervenir dans la formulation de la politique internationale du pays: le premier ministre, le Cabinet, le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense, la bureaucratie et le Parlement. Enfin, l'ouvrage traite des activités internationales des provinces, en particulier du Québec. On y trouve une analyse en profondeur de l'influence du fédéralisme sur la conduite de la politique étrangère, sur l'émergence de la paradiplomatie des gouvernements non souverains et sur la conduite des relations extérieures du Québec.
Existe-t-il un modèle de gouvernance québécois ? D'après les auteurs de ce livre, oui, et le Québec s'en serait doté à partir de la Révolution tranquille. Ce modèle économique et social unique ne fonctionne pas selon la logique libérale propre à la nonne canadienne, mais, au contraire, s'en émancipe toujours davantage. Peut-on toujours, plus de soixante ans après la Révolution tranquille, parler d'un tel "modèle québécois" ? Contrairement aux pires scénarios que certains avaient anticipés, ce modèle existe toujours. Il se caractérise par une plus grande intervention de l'Etat dans l'économie, par des programmes sociaux mieux financés, par une redistribution de la richesse plus importante et par une concertation sociale beaucoup plus large entre l'Etat, les syndicats, la communauté d'affaires, le secteur financier et la société civile qu'ailleurs au Canada. Rassemblant les textes de divers spécialistes, cet ouvrage fait un bilan nuancé des évolutions de ce modèle ; il en présente les principales caractéristiques actuelles, mais aussi les défis auxquels il doit faire face, à court et a moyen termes, et propose des voies pour l'avenir.
Le phénomène est important : depuis 2008 - et encore davantage avec l'avènement de la crise sanitaire -, les gouvernements interviennent de plus en plus dans l'économie. Ce n'est pas qu'ils avaient cessé de le faire, c'est simplement qu'ils intensifient leur action. En Ecosse et au Québec, deux nations subétatiques, ces investissements sont plus importants qu'ailleurs et diffèrent en cela des modèles libéraux britannique et canadien qui les englobent. L'auteur de ce livre analyse l'évolution des politiques de ces deux nations, qu'il qualifie d'"Etats stratèges", dans les secteurs de la finance entrepreneuriale et du capital de risque en particulier. Par ailleurs, et c'est là la clef de voûte de son ouvrage, il soutient, preuves à l'appui, que le développement de ces écosystèmes régionaux est fortement influencé parla prévalence du nationalisme économique. Ce nationalisme minoritaire induit des impératifs institutionnels et des préférences idéologiques qui expliquent les hauts niveaux d'investissement public écossais et québécois, de même que l'unicité des modèles économiques de ces deux nations.
Nossal Kim Richard ; Paquin Stéphane ; Roussel Sté
Cet ouvrage propose une étude systématique de la politique internationale du Canada et du Québec. On y trouve les principaux éléments qui forment le cadre dans lequel évoluent les différents acteurs appelés à formuler la politique étrangère et qui agissent comme autant de contraintes dans le processus de prise de décision : le poids de l'environnement international, le rôle de la société civile, l'importance des ressources ou encore l'impact de l'histoire et des idées dominantes. La compréhension de la politique étrangère du Canada suppose également que l'on situe le rôle des principaux dirigeants appelés à intervenir dans la formulation de la politique internationale du pays : le premier ministre, le Cabinet, le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense, la bureaucratie et le Parlement. Enfin, l'ouvrage traite des activités internationales des provinces, en particulier du Québec. On y trouve une analyse en profondeur de l'influence du fédéralisme sur la conduite de la politique étrangère, sur l'émergence de la paradiplomatie des gouvernements non souverains et sur la conduite des relations extérieures du Québec.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."
Que se passe-t-il dans l'esprit d'un homme qui agresse sa conjointe, qui en tue un autre ou qui s'adonne au vol comme mode habituel de vie? Qu'est-ce qui motive ou qui pousse cet homme à agir d'une façon qui non seulement contrevient aux lois, mais qui est aussi considérée comme inacceptable et immorale par la majorité de la population? Il n'existe certes pas d'explication unique et encore moins de réponses simples à ces questions; néanmoins, ce livre sur la psychocriminologie psychanalytique explore quelques hypothèses qui permettront au lecteur de mieux saisir ce qui, au plan psychique, sous-tend la délinquance. Cet ouvrage regroupe l'essentiel des contributions théoriques psychanalytiques utiles pour la compréhension du fonctionnement psychique du délinquant. Il explique les notions fondamentales en même temps qu'il permet de saisir le cheminement développemental qui mène à la délinquance à partir de propositions et de cas précis. En présentant de façon concrète la dynamique complexe des relations passionnelles et de la violence conjugale, ainsi que des portraits cliniques éclairants sur les personnes qui ont commis des délits, Dianne Casoni et Louis Brunet ouvrent la voie à l'intégration des connaissances théoriques à la réalité clinique.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.