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La Révolution tranquille 60 ans après. Rétrospective et avenir
Paquin Stéphane ; Rioux Xavier Hubert
PU MONTREAL
36,00 €
Épuisé
EAN :9782760645134
Existe-t-il un modèle de gouvernance québécois ? D'après les auteurs de ce livre, oui, et le Québec s'en serait doté à partir de la Révolution tranquille. Ce modèle économique et social unique ne fonctionne pas selon la logique libérale propre à la nonne canadienne, mais, au contraire, s'en émancipe toujours davantage. Peut-on toujours, plus de soixante ans après la Révolution tranquille, parler d'un tel "modèle québécois" ? Contrairement aux pires scénarios que certains avaient anticipés, ce modèle existe toujours. Il se caractérise par une plus grande intervention de l'Etat dans l'économie, par des programmes sociaux mieux financés, par une redistribution de la richesse plus importante et par une concertation sociale beaucoup plus large entre l'Etat, les syndicats, la communauté d'affaires, le secteur financier et la société civile qu'ailleurs au Canada. Rassemblant les textes de divers spécialistes, cet ouvrage fait un bilan nuancé des évolutions de ce modèle ; il en présente les principales caractéristiques actuelles, mais aussi les défis auxquels il doit faire face, à court et a moyen termes, et propose des voies pour l'avenir.
Cet ouvrage constitue la première véritable monographie qui théorise la paradiplomatie, c'est-à-dire le développement de relations internationales par des entités subétatiques. Stéphane Paquin y définit la paradiplomatie, les facteurs favorisant son développement et il explique comment les régions sont devenues des acteurs internationaux importants. Il expose également les stratégies mises en oeuvre par les gouvernements subétatiques pour attirer les investisseurs étrangers, le rôle des régions dans la construction européenne et les effets de la paradiplomatie sur la cohérence de la politique étrangère des Etats et en matière de sécurité militaire.
Un pays peut-il avoir une main-d'oeuvre très syndiquée, percevoir des taxes élevées et offrir de généreux programmes sociaux tout en maintenant une croissance économique hors pair - surpassant celle d'Etats néolibéraux - et un niveau d'égalité sociale exceptionnel ? Oui : c'est la social-démocratie 2.1, et les pays scandinaves en sont les champions. Le Québec est l'endroit en Amérique du Nord le plus syndiqué, le plus taxé et celui qui offre le plus de services publics ; il est aussi de plus en plus confronté à des choix difficiles en raison du vieillissement de sa population et de la précarité de ses finances publiques. Il s'agit d'une situation semblable à celle des pays scandinaves qui, dans les années 1990, ont entrepris la réforme de leurs systèmes de santé, d'éducation et de retraite ; une réforme si importante, en fait, que l'on peut réellement parler de social-démocratie 2.1. Comment le Québec se compare-t-il aux pays nordiques ? Face aux problèmes actuels, peut-il vraiment s'inspirer de leurs politiques sociales et économiques ? Les auteurs de cette seconde édition, revue et augmentée de plusieurs nouveaux chapitres, spécialistes des sociétés scandinaves et du Québec, répondent à ces questions de façon éclairée.
Créée aux marges des sciences économiques et de la science politique, longtemps considérée comme un objet intellectuel hybride, l'économie politique internationale a su s'imposer comme une discipline essentielle pour penser le monde contemporain. Animés par le désir de faire bouger les lignes, ses représentants s'efforcent de répondre à deux questions majeures: Qui gouverne? Quel acteur a suffisamment de puissance pour transformer la nature de la politique mondiale? Ces interrogations gagnent constamment en portée au sein d'un monde travaillé par la globalisation et frappé d'anxiété, par les crises financières, environnementales et autres. Plus d'une génération après les travaux des pères fondateurs, le moment était venu de proposer un solide petit manuel d'introduction à la discipline. C'est le pari tenu par Stéphane Paquin qui, en huit chapitres, s'attache à présenter les théories mais aussi à poser les nouveaux enjeux de l'économie politique internationale. Biographie de l'auteur Stéphane Paquin est professeur à l'Ecole de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke au Québec. Il a été maître de conférences à Sciences-Po Paris et a enseigné à l'Université Northwestern de Chicago.
L'approche systémique se distingue des pratiques traditionnelles en santé mentale en ce qu'elle ne se limite pas au diagnostic et au traitement de la maladie ou du problème, mais replace l'individu dans les systèmes complexes auxquels il appartient. On ne pourra aider quelqu'un si l'on ignore son milieu de vie ou si l'on ne se soucie pas de la façon dont la relation d'aide modifie ce milieu. Les auteurs de cet ouvrage d'introduction - au contenu à la fois historique, théorique et pratique - sont psychologues, psychiatres et intervenants sociaux. Leurs expertises sont diverses (thérapie de couple ou familiale, intervention psychosociale, psychiatrie), mais tous ont en commun une longue expérience de l'approche systémique, qui, pour atteindre le changement, mise sur la circulation de l'information et sur la modification des interactions et des règles de fonctionnement du système relationnel. En adoptant une vision systémique, l'intervenant bénéficiera d'un outil éprouvé pour amorcer une dynamique de changement, tant chez ceux qui le consultent qu'au sein de son propre milieu de travail. Pour son passage dans la collection " Paramètres ", cette nouvelle édition a été entièrement mise à jour.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.