Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La démocratie a-t-elle besoin de la science ?
Papon Pierre
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271132291
La crise sanitaire provoquée par la pandémie de coronavirus a mis en lumière le rôle crucial de l'expertise scientifique. Des questions se posent ainsi avec plus d'acuité que jamais : quelles relations nos sociétés entretiennent-elles avec la science ? Quel est son rôle en démocratie ? La science a contribué à changer notre vision du monde : révolution copernicienne, théories de l'évolution, de la relativité et des quanta, découverte du code génétique... En interaction avec la technique, elle est un facteur de transformations socio-économiques et joue un rôle croissant dans l'élaboration des politiques publiques (santé, énergie, défense, transports...). Mais si la science a contribué à améliorer les conditions de vie de chacun d'entre nous, elle est souvent contestée pour sa participation à l'expertise préalable à la décision politique. Cette contestation incite à réévaluer la relation de nos sociétés à la science alors que nous devons répondre à de multiples défis (prévention des pandémies, réchauffement climatique, impact du numérique sur le travail, inégalités sociales...). Cet ouvrage explicite les méthodes scientifiques pour mettre au jour des " vérités " ainsi que leurs limites. Il propose des moyens pour renforcer le rôle de " vigie " de la science et amplifier le dialogue entre les citoyens, les élus et la recherche.
Résumé : Découvertes de la génétique qui donnent le pouvoir de transformer l'espèce et qui bousculent l'éthique, mise en réseau de l'intelligence humaine à l'échelle mondiale par les progrès bouleversants de l'informatique, évasion amorcée de l'homme dans le système solaire... : les avancées de la science et des techniques, en cette fin de vingtième siècle, interpellent intensément la société et le politique. Qu'attend-on vraiment d'un État-stratège pour l'organisation de la recherche scientifique et technique et l'utilisation rationnelle de ses apports ? Régions et Europe tirent-elles trop la couverture à elles ? Avons-nous définitivement oublié le Tiers-Monde ? Comment peut-on favoriser le développement de liens étroits entre la science et l'économie sans pour autant asservir complètement l'une à l'autre ? Le système français constitue-t-il un frein à l'innovation ? Les chercheurs sont-ils résolument sortis de leurs tours d'ivoire ? Telles sont quelques-unes des questions, le cas échéant provocantes, que posent les auteurs de cet ouvrage de réflexion et de propositions sur l'organisation de la recherche en France et sur son articulation avec l'innovation économique, sociale et culturelle. Les fonctions que tous trois exercent ou ont exercées à la tête de grands organismes publics de recherche fondamentale ou finalisée leur donnent toute compétence pour traiter de ces sujets avec autorité. Mais leur désir n'est pas d'user de cette autorité pour imposer un point de vue : leur projet est tout au contraire de susciter des débats sur les divers problèmes qu'ils abordent en les éclairant de leur expérience.
En 2050, nos enfants rouleront en voiture électrique, ou avec des biocarburants, les campagnes seront parsemées d'éoliennes, et plus aucun pays dans le monde ne sera laissé sur le banc de touche énergétique? Doux rêve ou réalité en marche ? Les états et les gouvernements commencent à peine à réaliser l'ampleur des défis à relever pour préserver notre avenir et celui de la planète? Ces enjeux nous concernent tous, mais comment s'orienter, comment penser notre avenir et celui des générations futures ? Pour cela, Pierre Papon a une méthode efficace : concevoir des scénarios et des utopies ! Projetons-nous dans la France de 2035, où les filières solaire et éolienne sont en plein essor, ou dans le Singapour des années 2050 et ses " Cités radieuses " écologiques? Les possibles techniques se dessinent, les enjeux géopolitiques se font jour, les impasses aussi, face à des innovations qui s'imposent dans notre quotidien et préparent l'avenir.
Manquerons-nous de pétrole dans vingt ou trente ans ? Quel carburant utiliserons-nous alors dans nos voitures et à quel prix ? Saurons-nous limiter l'usage des combustibles fossiles pour éviter une amplification de l'effet de serre ? Les biocarburants ou la fusion thermonucléaire sont-ils la solution à nos problèmes d'approvisionnement énergétique à long terme ? L'énergie, dont la consommation dans le monde a décuplé au cours du XXe siècle, suscite une multitude de questions au coeur du débat politique. Nous sommes à l'heure des choix compte tenu des risques que fait courir le réchauffement de la planète, des besoins énergétiques des pays en développement, des perspectives d'épuisement des réserves d'hydrocarbures et de la dimension géopolitique de l'accès à certaines ressources (le pétrole et le nucléaire). Ce livre, accessible à un large public synthétise tous les aspects de la question énergétique : il procède à un examen critique des scénarios énergétiques à l'horizon 2050, dans leurs dimensions économiques et géopolitiques ; il analyse les possibilités techniques et économiques des grandes filières (des énergies renouvelables au nucléaire) en montrant leurs limites ; enfin, il présente des scénarios de crise . Constatant qu'il n'existe pas encore de solutions scientifiques et techniques viables pour répondre à tous les besoins énergétiques à long terme de la planète, l'auteur évalue l'éventualité de ruptures scientifiques qui pourraient modifier la donne énergétique. Il présente en conclusion sept mesures pour tenter de faire face aux enjeux et aider à faire des choix.Pierre Papon, physicien, est professeur émérite à l'Ecole supérieure de physique et chimie industrielles de Paris (ESPCI). Il préside depuis 2007 le Forum Engelberg qui réunit en Suisse et dans d'autres pays, depuis 1990, des conférences sur les questions de science, de technologie, d'économie et d'éthique. Il a été directeur général du CNRS, président-directeur général de l'IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), président de l'Observatoire des sciences et des techniques.
Pierre Papon, professeur émérite à l Ecole supérieure de physique et chimie industrielles deParis a été directeur général du CNRS, président et directeur général de l IFREMER,président de l Observatoire des sciences et des techniques Il est l auteur de très nombreuxouvrages dont L énergie à l heure des choix, Belin, 2007.Benjamin Strickler. Au pommier il a déjà illustré deux minipommes, Atmosphère, quel effetde serre! et La vie d une étoile.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.