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Fleur d'épine. Sortir de la violence et du silence
Papet-Lépine Raymonde
NOUVELLE CITE
22,45 €
Épuisé
EAN :9782853136792
Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi elle m'aime pas ? Pourquoi elle me fait ça ? Pourquoi moi ?" Combien de fois me suis-je demandé "Pourquoi ? Pourquoi ?" J'ai huit ans, je ne comprends pas, je ne comprends pas parce qu'elle ne fait pas ça à mes frères et à mes soeurs. Pourquoi seulement à moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? A la longue, on ne se pose même plus ces questions, on ne pense plus à rien, la faim et les coups rétrécissent le monde et l'estomac. Manger, n'importe quoi, marcher, se protéger, attendre, se recroqueviller, obéir, pleurer, tenir, manger, la peur, tout le temps, la faim, la peur, la honte... Je vis la même chose que les déportés. A la longue, il n'y a plus de pourquoi, il n'y a plus que la honte et le silence." Comment survivre à un tel début dans l'existence, comment se construire une vie "normale" ?Après cinquante ans de silence forcé, Raymonde Papet-Lépine raconte ce qui ne se dit pas. On ne guérit pas d'une telle violence, on la subit toute sa vie. Cela s'est passé tout près, tout le monde savait. L'auteur va se battre toute sa vie contre les conséquences de ce silence, notre silence. "Je veux témoigner de ce que j'ai vécu pour qu'on sache que si on ne peut jamais se remettre totalement de ce genre d'expérience, on peut pourtant se construire une vie digne d'être vécue. Ma recette ? Aider les autres, aider ceux qui sont dans le besoin ou la souffrance. Et se battre."
Michel, c'est le truand. Bruno, le flic. Chacun raconte son histoire, leur histoire. Michel a touché à tout, ou presque: vol, braquage, fausse monnaie, racket, proxénétisme. Il a aussi tué. Réputé « dangereux », il a connu Fresnes, les Baumettes, les centrales, les QHS, ce qu'il y a de pire en prison.Bruno a accompli une carrière de policier, d'abord à la gendarmerie, puis à la PJ et enfin à l'Office central de répression du banditisme. Il a filé des suspects, libéré des otages, tiré sur des voyous dans « Lyon-Chicago ».Au bout du chemin, les deux frères s'interrogent: pourquoi avoir choisi l'ordre ou le désordre?
Le masque demeure un objet énigmatique par excellence, empreint à la fois de l'inquiétante étrangeté d'une feinte du visage et du jeu sur les apparences. Objet de métamorphose destiné à dissimuler le visage à des fins religieuses ou théâtrales dans les sociétés anciennes, le masque connut en Europe, notamment en France, un renouveau et un succès considérable à la fin du me siècle et au début du XXe siècle, entrant en résonance avec tous les arts visuels. Étape dans la réalisation d'un portrait, réduction de ce dernier à l'essentiel, élément décoratif ou architectonique, ce genre de la sculpture, pourtant si familier, a rarement été étudié pour lui-même. Réunissant des oeuvres majeures de Rodin, Carriès, Böcklin, Klinger, Gauguin, Picasso et d'artistes moins célèbres mais dont la production de masques se révèle souvent très surprenante, cet ouvrage dresse ainsi une galerie de portraits, réelle et imaginaire, séduisante ou menaçante, qui se prête à la fantaisie sérieuse des audaces expérimentales de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle et propose un cheminement autour d'une histoire ininterrompue du visage défait. Une fraction, troublante, d'humanité.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre. J. FANTINO, o. p.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.
On parle souvent des premiers siècles de l'Eglise comme du temps des Pères. Pour la plupart ce sont des pasteurs, des moines, exceptionnellement des laïcs. Mais tous sont des hommes. Que dire alors des femmes, des chrétiennes de l'époque ? Il est d'ailleurs caractéristique de remarquer le très petit nombre d'écrits laissés par elles. II est vrai que ce phénomène est général dans l'Antiquité. Au premier regard donc les femmes ne semblent pas avoir eu une place importante en ce temps-là. Pourtant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'elles eurent un rôle fondamental dans la vie de l'Eglise tant dans le développement d'une vie familiale authentiquement chrétienne que dans le monachisme. Ce numéro ne prétend pas traiter la question des femmes au temps des Pères. Mais, pour faire découvrir la variété des vies chrétiennes menées par ces femmes, il en présente quelques exemples au quatrième siècle. Il y a tout d'abord la vie familiale avec Macrine soeur aînée de Basile de Césarée et de Grégoire de Nysse. Il y a aussi la vie des premières moniales. Mais peut-être plus original encore est ce cercle de femmes du monde à Rome qui s'est constitué autour de Jérôme. Deux traits différencient ce groupe des autres patriciennes : une vie chaste et austère jointe à l'étude non seulement des Ecritures mais aussi d'ouvrages théologiques. Une véritable révolution par rapport à la société environnante. Tous ces exemples n'épuisent pas le sujet. Mais ils témoignent d'une réelle diversité de vie qui pourtant dans son fond vise le même but, vivre en communion les uns avec les autres. C'est ce qu'illustre encore l'amitié entre Basile et Grégoire de Nazianze dans un article qui fait le lien avec le numéro précédent. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.