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Hercule à la croisée des chemins. Et autres matériaux figuratifs de l'Antiquité dans l'art plus réce
Panofsky Erwin
FLAMMARION
30,50 €
Épuisé
EAN :9782080126221
Comment les thèmes humanistes peuvent-ils être représentés ? Qu'est-ce qu'une allégorisation ? Les idées peuvent-elles avoir une figure ? Comment représenter la finitude de l'existence humaine ? Qu'est-ce que le libre arbitre ? Panofsky tente de répondre à ces interrogations dans Hercule à la croisée des chemins, publié à Leipzig en 1930, qui réunit deux études, Signum triciput et Hercules prodicius. Il démontre que les types figuratifs inventés à la Renaissance ne correspondent pas systématiquement à des thèmes littéraires préexistants. Ils ne sont pas réductibles à une fonction illustrative mais construisent, en utilisant indifféremment les images et les textes anciens, une tradition nouvelle où l'antique trouve une forme de survivance dans la mesure où il s'adapte à des contraintes figuratives actuelles. La peinture est une pensée au travail et l'iconographe a pour tâche de la comprendre. C'est par la reconnaissance de l'existence d'une telle pensée que les rythmes propres de l'histoire des arts deviennent intelligibles et l'expérience esthétique ne peut que s'en enrichir.Après une étude de l'Allégorie de la Prudence de Titien, qui fait remonter sa généalogie au Sérapis égyptien, Panosfky s'attache, dans Hercule prodicius, à résoudre l'énigme d'un tableau du jeune Raphaël qui représente un épisode de la vie d'Hercule - son choix entre le Vice et la Vertu. Il ne s'agit donc pas du personnage mythologique des douze travaux mais de la figure emblématique d'un choix moral. Du choix de vie à l'antique à un triomphe de la Vertu plus humaniste, Panofsky démêle les fils d'une tradition iconographique de la fin du Moyen Age et du début de la Renaissance et rappelle l'inventivité et l'originalité de la peinture germanique au début des temps modernes. Dürer apparaît à la fin de cette enquête, qui est aussi le dernier grand livre allemand de Panofsky, comme la figure de l'artiste.
Résumé : L'iconologie consiste, à travers l'analyse des thèmes artistiques, à reconstituer l'histoire de l'imagination créatrice. Erwin Panofsky en est le plus prestigieux représentant. Il a fondé l'histoire de l'art, à l'époque dominée par des explications psychologiques, physiologiques et esthétiques, ou réduite à une description iconographique assez naïve, comme une science d'interprétation. Ainsi s'attache-t-il particulièrement à suivre les métamorphoses de traditions antiques : le temps, l'amour, la mort ou la genèse du monde. Ce sont autant de petites odyssées étranges et savantes, dont les épisodes consistent en fusions et confusions de concepts et d'images, en malentendus, oublis, résurrections et renaissances de toute sorte. Et soudain voici que l'énigme d'une oeuvre se résout : la chimie artistique a donné au thème un sens nouveau. L'humanisme de la Renaissance n'occupe une si grande place dans l'oeuvre de Panofsky que parce qu'il était précisément, dans sa poursuite de tous les "retours aux sources", l'agent par excellence de ces cristallisations. Un exposé lumineux du système néoplatonicien montre à quel point, dans cette doctrine des "résurrections" humanistes, tout confirme la prédominance de la pensée imageante sur la pensée discursive ; le monde matériel lui-même n'est qu'image, il appelle pour ainsi dire une iconologie qui donnerait accès à son sens.
L'iconologie consiste, à travers l'analyse des thèmes artistiques, à reconstituer l'histoire de l'imagination créatrice. Erwin Panofsky, dont voici le premier ouvrage traduit en français, en est le plus prestigieux représentant. Il a fondé l'histoire de l'art, à l'époque dominée par des explications psychologiques, physiologiques et esthétiques, ou réduite à une description iconographique assez naïve, comme une science d'interprétation. Ainsi s'attache-t-il particulièrement à suivre les métamorphoses de traditions antiques: le temps, l'amour, la mort ou la genèse du monde. Ce sont autant de petites odyssées étranges et savantes, dont les épisodes consistent en fusions et confusions de concepts et d'images, en malentendus, oublis, résurrections et renaissances de toute sorte. Et soudain voici que l'énigme d'une ?uvre se résout: la chimie artistique a donné au thème un sens nouveau. L'humanisme de la Renaissance n'occupe une si grande place dans l'?uvre de Panofsky que parce qu'il était précisément, dans sa poursuite de tous les "retours aux sources", l'agent par excellence de ces cristallisations. Un exposé lumineux du système néo-platonicien montre à quel point, dans cette doctrine des "résurrections" humanistes, tout confirme la prédominance de la pensée imageante sur la pensée discursive; le monde matériel lui-même n'est qu'image, il appelle pour ainsi dire une iconologie qui donnerait accès à son sens. D'où l'attraction d'une telle philosophie pour les créateurs d'images. Panofsky montre qu'il existe, différent de Florence à Venise, un style de la pensée artistique néo-platonicienne, et son analyse des milieux culturels, des lieux communs et des images communes culmine à ce moment historique que fut Michel-Ange.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.