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Essais d'iconologie. Thèmes humanistes dans l'art de la Renaissance
Panofsky Erwin
GALLIMARD
16,50 €
Épuisé
EAN :9782072957673
L'iconologie consiste, à travers l'analyse des thèmes artistiques, à reconstituer l'histoire de l'imagination créatrice. Erwin Panofsky en est le plus prestigieux représentant. Il a fondé l'histoire de l'art, à l'époque dominée par des explications psychologiques, physiologiques et esthétiques, ou réduite à une description iconographique assez naïve, comme une science d'interprétation. Ainsi s'attache-t-il particulièrement à suivre les métamorphoses de traditions antiques : le temps, l'amour, la mort ou la genèse du monde. Ce sont autant de petites odyssées étranges et savantes, dont les épisodes consistent en fusions et confusions de concepts et d'images, en malentendus, oublis, résurrections et renaissances de toute sorte. Et soudain voici que l'énigme d'une oeuvre se résout : la chimie artistique a donné au thème un sens nouveau. L'humanisme de la Renaissance n'occupe une si grande place dans l'oeuvre de Panofsky que parce qu'il était précisément, dans sa poursuite de tous les "retours aux sources", l'agent par excellence de ces cristallisations. Un exposé lumineux du système néoplatonicien montre à quel point, dans cette doctrine des "résurrections" humanistes, tout confirme la prédominance de la pensée imageante sur la pensée discursive ; le monde matériel lui-même n'est qu'image, il appelle pour ainsi dire une iconologie qui donnerait accès à son sens.
Ce recueil est largement inspiré, dans sa composition, de Meaning in The Visual Arts (1957) dont l'auteur avait souhaité une adaptation au public français. "L'histoire de l'art est une discipline humaniste" définit les trois niveaux de signification d'une oeuvre et leur donne pour principe de contrôle une histoire des styles, des types et des symboles; "L'histoire de la théorie des proportions humaines', conçue comme un miroir de l'histoire des styles, applique la méthode à l'analyse d'un schème structural particulier."Artiste, savant, génie"(1962) peut apparaître comme la dernière synthèse de la pensée de l'auteur sur la Renaissance. Tandis que des deux articles qui le suivent, l'un,"Le premier feuillet du Libro de Vasari', montre la façon dont cette époque, la Renaissance, a pris conscience d'un style, le gothique, qu'elle tenait pour extérieur à elle-même, l'autre, "Deux projets de façade par Beccafumi', est, sur le maniérisme dans l'architecture du XVIe siècle, une discussion sur les principes qui, aujourd'hui, permettent de caractériser un style. Les trois derniers essais," Dürer et l'Antiquité L'Allégorie de la Prudence chez Titien"et la merveilleuse étude sur Poussin et la tradition élégiaque,"Et in Arcadia Ego', offrent, parvenus à leur point de perfection, les chefs-d'oeuvre de l'interprétation iconographique.
Comment les thèmes humanistes peuvent-ils être représentés ? Qu'est-ce qu'une allégorisation ? Les idées peuvent-elles avoir une figure ? Comment représenter la finitude de l'existence humaine ? Qu'est-ce que le libre arbitre ? Panofsky tente de répondre à ces interrogations dans Hercule à la croisée des chemins, publié à Leipzig en 1930, qui réunit deux études, Signum triciput et Hercules prodicius. Il démontre que les types figuratifs inventés à la Renaissance ne correspondent pas systématiquement à des thèmes littéraires préexistants. Ils ne sont pas réductibles à une fonction illustrative mais construisent, en utilisant indifféremment les images et les textes anciens, une tradition nouvelle où l'antique trouve une forme de survivance dans la mesure où il s'adapte à des contraintes figuratives actuelles. La peinture est une pensée au travail et l'iconographe a pour tâche de la comprendre. C'est par la reconnaissance de l'existence d'une telle pensée que les rythmes propres de l'histoire des arts deviennent intelligibles et l'expérience esthétique ne peut que s'en enrichir.Après une étude de l'Allégorie de la Prudence de Titien, qui fait remonter sa généalogie au Sérapis égyptien, Panosfky s'attache, dans Hercule prodicius, à résoudre l'énigme d'un tableau du jeune Raphaël qui représente un épisode de la vie d'Hercule - son choix entre le Vice et la Vertu. Il ne s'agit donc pas du personnage mythologique des douze travaux mais de la figure emblématique d'un choix moral. Du choix de vie à l'antique à un triomphe de la Vertu plus humaniste, Panofsky démêle les fils d'une tradition iconographique de la fin du Moyen Age et du début de la Renaissance et rappelle l'inventivité et l'originalité de la peinture germanique au début des temps modernes. Dürer apparaît à la fin de cette enquête, qui est aussi le dernier grand livre allemand de Panofsky, comme la figure de l'artiste.
L'iconologie consiste, à travers l'analyse des thèmes artistiques, à reconstituer l'histoire de l'imagination créatrice. Erwin Panofsky, dont voici le premier ouvrage traduit en français, en est le plus prestigieux représentant. Il a fondé l'histoire de l'art, à l'époque dominée par des explications psychologiques, physiologiques et esthétiques, ou réduite à une description iconographique assez naïve, comme une science d'interprétation. Ainsi s'attache-t-il particulièrement à suivre les métamorphoses de traditions antiques: le temps, l'amour, la mort ou la genèse du monde. Ce sont autant de petites odyssées étranges et savantes, dont les épisodes consistent en fusions et confusions de concepts et d'images, en malentendus, oublis, résurrections et renaissances de toute sorte. Et soudain voici que l'énigme d'une ?uvre se résout: la chimie artistique a donné au thème un sens nouveau. L'humanisme de la Renaissance n'occupe une si grande place dans l'?uvre de Panofsky que parce qu'il était précisément, dans sa poursuite de tous les "retours aux sources", l'agent par excellence de ces cristallisations. Un exposé lumineux du système néo-platonicien montre à quel point, dans cette doctrine des "résurrections" humanistes, tout confirme la prédominance de la pensée imageante sur la pensée discursive; le monde matériel lui-même n'est qu'image, il appelle pour ainsi dire une iconologie qui donnerait accès à son sens. D'où l'attraction d'une telle philosophie pour les créateurs d'images. Panofsky montre qu'il existe, différent de Florence à Venise, un style de la pensée artistique néo-platonicienne, et son analyse des milieux culturels, des lieux communs et des images communes culmine à ce moment historique que fut Michel-Ange.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.