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Dangers du "on-dit" et autres réflexions. Abord analytique de la parole de l'autre
Pankow Gisela
CAMPAGNE PREM
15,00 €
Épuisé
EAN :9782915789249
Montrer les fissures, les vides, les craquements de l'existence et de la vie quotidienne par l'étude d'?uvres littéraires, tel est le projet, réussi, de Gisela Pankow dans son ultime livre. La littérature contemporaine est une mine féconde pour décrire et comprendre les forces qui violentent le psychisme. Dans un précédent recueil, L'Homme et son espace vécu (1986), Gisela Pankow précisait ainsi son propos " Mon travail ne concerne pas le métabolisme de l'avoir dans la littérature ; je voudrais prendre la parole du poète à la lettre pour la référer à un état d'être. " Cette psychanalyste met au jour dans les personnages, comme elle le pratiquait dans sa clinique, les failles dans la structure familiale et dans l'image du corps de l'être souffrant. Une présentation de Jean Oury, une notice biographique de Marie-Lise Lacas, et une bibliographie de Gisela Pankow complètent cet ouvrage.
Biographie de l'auteur Gisela Pankow (1914-1998) est l'une des grandes figures féminines de la psychanalyse. Cette neuropsychiatre d'origine allemande a formé, tant en France qu'à l'étranger, des générations d'analystes. Elle est notamment l'auteur aux éditions Flammarion de L'Homme et sa psychose (1993) et Structure familiale et psychose (2004).
Ce livre, qui parait en troisième édition, a ouvert dès 1969 un champ thérapeutique et théorique. De même que dans Structure familiale et psychose et dans L'être-là du schizophrène, la technique analytique exposée dans ce volume représente un élargissement du champ de la psychanalyse classique. Dans la psychose, il ne s'agit pas de chercher à interpréter de prime abord le refoulé, il s'agit de trouver accès au domaine du psychiquement "non-représentable". C'est pourquoi le Dr Pankow aborde le " non-représenté " par une dialectique de la structure de l'espace à partir des fonctions symbolisantes, afin de lui donner figure, pour le rendre représentable. Si dans la névrose, il s'agit de situer la relation d'objet et le métabolisme de la libido, en revanche, dans le traitement analytique de la psychose, le centre de gravité demeure le principe de sécurité. G. Pankow présente dans cet ouvrage le traitement parfois dramatique, de douze malades qui retrouvent les limites de leur corps vécu. Au point de vue théorique, il est important de signaler que l'approche dialectique qui vise les structures de l'image du corps ne s'applique pas uniquement au malade psychotique mais que cette méthode permet aussi d'atteindre et de guérir un délinquant ivrogne - présentant des zones de destructions limitées de son corps vécu - et une malade asthmatique.
La psychanalyse freudienne classique, qui cherche d'abord à interpréter le refoulé névrotique, ne suffit pas pour aborder la psychose. Selon Cisela Pankow, le processus psychotique attaque le vécu du corps et/ou ses limites, et crée ainsi des failles dans l'élaboration symbolisante de la parole. Etudiant l'image du corps dans la psychose infantile, la psychose hystérique, la schizophrénie ainsi que dans certaines maladies psychosomatiques, elle montre que des lacunes dans l'image du corps vécu chez les psychotiques correspondent et s'articulent à des distorsions ou à des ruptures dans la structure familiale de ces malades. Ces analyses la conduisent ainsi à concevoir une approche qui élargit le champ de la psychanalyse classique : il s'agit d'accéder, par le biais d'un élément médiateur, le modelage, au vécu du corps, à l'éprouvé du sensible informulable en mots, c'est-à-dire au domaine du psychiquement "non-représentable", pour tenter de le traduire en paroles symbolisantes. Paru pour la première fois en 1977, augmenté lors de sa réédition en 1983, cet ouvrage se situe dans le prolongement des précédents travaux de Gisela Pankow, qui ont ouvert un nouveau champ théorique et thérapeutique pour le traitement psychanalytique des psychoses.
Si nous tous, êtres humains, sommes le texte du monde, nous devons d'abord apprendre à nous lire nous-mêmes, c'est-à-dire à nous voir comme des poèmes. Jean-Michel Rabaté nous guide dans cette exploration, en développant une théorie originale des rapports entre littérature et psychanalyse tels qu'on peut les penser à la suite de Lacan. Il nous introduit à une poétique du vécu, où le langage se noue au corps, où le rire et l'affect occupent une fonction centrale. La seule pièce de théâtre de James Joyce, un roman énigmatique de Maurice Blanchot, les intuitions de Virginia Woolf, mais aussi les écrits de Gide, Rimbaud, Breton, Eluard, Valéry, T. S. Eliot, Bataille, comme les oeuvres de Nietzche, Heidegger, Aristote et Spinoza font partie des textes que l'auteur nous entraîne à écouter pour saisir la jouissance de l'écriture. Car lire, c'est écouter, apprentis que nous sommes, le soleil dans l'oeil.
On a peu écrit sur l?activité de Freud éditeur. Une exploration des Almanachs de la psychanalyse, treize jolis volumes composant une sorte de "revue des revues" psychanalytique, éclaire de l?intérieur l?activité éditoriale intense de Freud. Entre l?automne 1925 et l?année 1938, sa Maison d?édition viennoise (Verlag) édite ces Almanachs à 10 000 exemplaires, année après année, pendant le temps mouvementé de l?entre deux guerres, jalonné de crises en tous genres ? y compris au sein du mouvement psychanalytique. Catalogue des publications de l?année écoulée, mais surtout reprise d?articles et de bonnes feuilles d?ouvrages issus du champ de la psychanalyse (Freud y publie parfois en édition originale), mais également de domaines proches, ces Almanachs offrent, dans l?après coup d?une lecture actuelle, un panorama exceptionnel des premières inscriptions de la psychanalyse dans le monde. Freud voyait juste, quand il parlait de sa Maison d?édition (Verlag) comme de l?enjeu principal de l?Association internationale de psychanalyse : l?indépendance éditoriale signait l?indépendance de la pensée. Emigrant à Londres en juin 1938, il savait, notamment, que les douze volumes de son oeuvre, désormais traduite en nombreuses langues, et dont les almanachs avaient été un vecteur de diffusion important, était sauvée. Et son oeuvre, il y tenait plus qu?à sa vie.
L'éducation est un instrument indispensable pour former l'enfant et le préparer à la vie d'adulte ; elle est aussi une arme puissante pour réduire les inégalités et changer le monde. C'est ainsi que l'ont comprise les pionniers arrivés en Palestine au début du XXe siècle, lorsqu'ils ont fondé les kibboutz, collectivités agricoles, socialistes et juives, créées dès 1910. Etrange croisement en effet que cette rencontre des idées marxistes issues de l'Europe de l'Est et du mouvement sioniste ! Elle donna lieu à des expériences d'éducation collective d'une grande inventivité, notamment avec les enfants nés au kibboutz du Hashomer Hatza'ir, et dans lesquelles la psychanalyse joua un rôle central, bien que controversé. Abondamment commentée, cette histoire-là est néanmoins peu connue. Guido Liebermann qui a vécu, adolescent, dans un kibboutz, nous en livre un récit vivant, et analyse les apports de la psychanalyse freudienne à la pédagogie moderne et à l'éducation, sujet plus que jamais d'actualité. Au cours de ses recherches, l'auteur a pu consulter un grand nombre d'archives, et rencontrer les derniers témoins de cette aventure inouïe et passionnante.