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L'homme et sa psychose
Pankow Gisela ; Laplanche Jean
AUBIER
13,70 €
Épuisé
EAN :9782700703313
Ce livre, qui parait en troisième édition, a ouvert dès 1969 un champ thérapeutique et théorique. De même que dans Structure familiale et psychose et dans L'être-là du schizophrène, la technique analytique exposée dans ce volume représente un élargissement du champ de la psychanalyse classique. Dans la psychose, il ne s'agit pas de chercher à interpréter de prime abord le refoulé, il s'agit de trouver accès au domaine du psychiquement "non-représentable". C'est pourquoi le Dr Pankow aborde le " non-représenté " par une dialectique de la structure de l'espace à partir des fonctions symbolisantes, afin de lui donner figure, pour le rendre représentable. Si dans la névrose, il s'agit de situer la relation d'objet et le métabolisme de la libido, en revanche, dans le traitement analytique de la psychose, le centre de gravité demeure le principe de sécurité. G. Pankow présente dans cet ouvrage le traitement parfois dramatique, de douze malades qui retrouvent les limites de leur corps vécu. Au point de vue théorique, il est important de signaler que l'approche dialectique qui vise les structures de l'image du corps ne s'applique pas uniquement au malade psychotique mais que cette méthode permet aussi d'atteindre et de guérir un délinquant ivrogne - présentant des zones de destructions limitées de son corps vécu - et une malade asthmatique.
Biographie de l'auteur Gisela Pankow (1914-1998) est l'une des grandes figures féminines de la psychanalyse. Cette neuropsychiatre d'origine allemande a formé, tant en France qu'à l'étranger, des générations d'analystes. Elle est notamment l'auteur aux éditions Flammarion de L'Homme et sa psychose (1993) et Structure familiale et psychose (2004).
La psychanalyse freudienne classique, qui cherche d'abord à interpréter le refoulé névrotique, ne suffit pas pour aborder la psychose. Selon Gisela Pankow, le processus psychotique attaque le vécu du corps et/ou ses limites, et crée ainsi des failles dans l'élaboration symbolisante de la parole. Etudiant l'image du corps dans la psychose infantile, la psychose hystérique, la schizophrénie ainsi que dans certaines maladies psychosomatiques, elle montre que des lacunes dans l'image du corps vécu chez les psychotiques correspondent et s'articulent à des distorsions ou à des ruptures dans la structure familiale de ces malades. Ces analyses conduisent ainsi à concevoir une approche qui élargit le champ de la psychanalyse classique : il s'agit d'accéder, par le biais d'un élément médiateur, le modelage, au vécu du corps, à l'éprouvé du sensible informulable en mots, c'est-à-dire au domaine du psychiquement "non-représentable", pour tenter de le traduire en paroles symbolisantes. Paru pour la première fois en 1977, augmenté lors de sa réédition en 1983, cet ouvrage se situe dans le prolongement des précédents travaux de Gisela Pankow, qui ont ouvert un nouveau champ théorique et thérapeutique pour le traitement psychanalytique des psychoses.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.