Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Introduction aux Ennéades. L'ontologie subversive de Plotin
Panero Alain
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747578691
De prime abord, les Ennéades de Plotin troublent tout projet de lecture méthodique. La profusion des analyses, la richesse des aperçus, la teneur métaphysique de l'ensemble en font une somme qui suscite parfois un sentiment "d'inquiétante étrangeté". Peu à peu se dessine pourtant, d'un paragraphe à l'autre, d'un traité à l'autre, l'architecture secrète de l'oeuvre. Tout s'ordonne autour d'une seule interrogation déclinée à l'infini : l'être se dit-il, oui ou non, en un seul sens ? Et le lecteur, qui aperçoit, directement ou en filigrane, ce fil d'Ariane, est soudain frappé de stupeur devant la précision et la finesse des analyses. Non seulement il assiste alors à la plus formidable entreprise de déconstruction des thèses platoniciennes ou aristotéliciennes, mais il pressent que la force subversive des Ennéades pourrait bien mettre en question tout ce qu'il croyait fermement établi. Dans un temps où l'on invoque à tort et à travers la différence de l'être et de l'étant, en ignorant ce que cette notion doit à Plotin, c'est le processus d'émergence et de maturation de la différence ontologique dans les Ennéades que ce travail tente de reconstituer ; ce qui en fait une introduction doublement éclairante.
A travers cette cinquantaine de situations Jacques Trémintin démontre combien l'action sociale moderne relève plus que jamais du grand art, voire du funambulisme, de l'intelligence matinée d'expérience, dans un contexte toujours contraint dont il faut tirer le meilleur avec des femmes et des hommes qui tentent modestement certes, mais avec la conviction de leur importance, d'accompagner des parents et des enfants en souffrance, via leurs compétences techniques mais aussi leur humanité. Avec, fréquemment, l'interrogation sur l'impact à terme des efforts développés, mais le sentiment que sur l'instant la décision s'impose. Avec, régulièrement, la satisfaction si non la fierté d'avoir la preuve que l'on a "bien fait" par-delà le sentiment d'écoper à la petite cuillère une barque qui coule. [... ] Ce livre, séduisant à lire par ces vignettes à double lecture est en vérité un document infiniment politique sur le travail social en protection de l'enfance. Elle a toujours eu mauvaise presse ?? A tort. On est loin de l'Assistance publique du passé et même de la DDASS d'avant-hier. Pour autant, beaucoup, notamment de professionnels doutent aujourd'hui de son efficacité. Bien évidemment, comme toute institution humaine, elle supporte la critique et appelle encore et encore des améliorations, mais Jacques Trémintin le démontre avec maestria, la protection de l'enfance moderne ne mérite pas la critique souvent injuste qu'elle supporte. Reste l'essentiel ? : offrir à ces enfants et ces adultes en souffrance dans l'instant une présence humaine, une écoute pourquoi pas critique et un accompagnement bienveillant et à niveau souvent y compris par-delà leurs 18 ans. Cela est possible, cela se fait tous les jours sans trompettes. " Extrait de la préface de Jean-Pierre Rosenczveig
Au coeur du XVIIe siècle, en l'an de grâce 1659, le seigneur de Beaujeu contrôle la belle ville de Lyon et prélève une fois encore les lourds impôts qui lui permettront de s'exhiber dans les plus beaux habits à la cour du Roi. Mais c'est compter sans un seigneur plein de grâce et d'orgueil, Gaétan de Roncholles, brûlant d'amour pour Annabelle de Narras. Enguerrand de Beaujeu, puissant et obéi par maints chevaliers et archers, écarte de sa route, par des moyens radicaux, l'être encombrant dont il épouse la veuve pour l'ensuite délaisser. Roncholles, accusé de sorcellerie et d'irréligion, discrédité et abattu, est englouti par la saumâtre Saône, et ses rêves enthousiastes et chauds de gloire et de puissance disparaissent avec lui. Mais en l'an 1664, au suivant prélèvement, Beaujeu est dérangé en plein divorce par les facéties d'un faquin, David dit le Renard, envieux d'une fortune rapide et facile.
Il faut se rendre 0 l'évidence : Bergson est aujourd'hui considéré comme une sorte de doux rêveur avec sa théorie de l'énergie spirituelle et de l'autoconservation des souvenirs. Les ouvrages de sciences cognitives, de psychologie ou de neurosciences ne le citent plus, pas même dans leur bibliographie. Anecdote révélatrice : dans l'édition française du récent livre d'Antonio R. Damasio intitulé Spinoza avait raison, le nom de Bergson apparaît dans l'index des auteurs cités mais ce n'est qu'une coquille. En fait, il ne s'agit pas de Bergson mais de Berson, David Berson, un chercheur américain contemporain. Luttant contre un tel "oubli", le présent ouvrage nous rappelle que l'ontologie inédite du premier chapitre de Matière et Mémoire nous permet de penser le statut actuel de l'imagerie cérébrale et d'éviter l'écueil d'une nouvelle iconolâtrie.
Bergson est un penseur difficile car c'est un métaphysicien d'une envergure exceptionnelle. Il est l'égal de Platon ou de Descartes, et sur ce point son écriture limpide ne doit pas nous tromper. Si les grandes questions qu'il réexamine de livre en livre nous semblent familières : le temps et l'espace, la liberté, la mémoire, l'union de l'âme et du corps, l'analyse et l'intuition, etc. , leur traitement est, en fait, si original qu'il peut déconcerter les lecteurs non avertis et mener à faire plusieurs contresens... en ne mesurant pas, par exemple, toute la nouveauté de la définition de la conscience dans Matière et Mémoire (1896), ou en sous-estimant le débat, pourtant partout présent en filigrane, entre Bergson et Kant. Le pari du présent volume, qui se veut un outil de travail à la fois pédagogique et universitaire est donc de restituer, au moyen d'une quarantaine de citations commentées, toutes les problématiques qui courent dans l'oeuvre entière de Bergson et de proposer une lecture progressive et approfondie de ces huit textes majeurs.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.