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Les cinq sens au Moyen Age
Palazzo Eric
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204105774
La place des cinq sens dans la culture du Moyen Age occidental est centrale pour certains aspects essentiels de la définition de la liturgie et de la théologie chrétiennes. Dans l'Antiquité et durant tout le Moyen Age, l'Eglise et sa théologie ont accordé un rôle de premier plan aux cinq sens dont témoignent des domaines tels que la liturgie, l'histoire de l'art, la littérature, la philosophie, la musique et, de façon plus générale, l'histoire politique et sociale du Moyen Age. Pour les auteurs chrétiens, s'appuyant sur la tradition biblique ainsi que sur la philosophie antique issue de Platon et d'Aristote, les cinq sens sont plus particulièrement mis en action dans le déroulement des rituels de la liturgie afin de permettre la réalisation des principaux effets sacramentels de la théologie de la liturgie. Les cinq sens sont également au coeur d'une vaste réflexion sur la notion d'harmonie dans le christianisme ainsi que sur la relation entre l'homme-microcosme et le macrocosme. Dans le cadre de la liturgie, les productions artistiques peuvent être ainsi considérées comme des " objets " destinés à servir de support pour l'activation sensorielle afin de créer et de rendre possible les effets sacramentels du rite. Ce volume propose une première approche résolument interdisciplinaire de l'étude des cinq sens dans la culture chrétienne médiévale. Elle réunit des spécialistes internationalement reconnus dans leur domaine respectif et pour la connaissance des cinq sens. Des domaines aussi variés que l'art, la liturgie, la théologie, la littérature, l'héraldique, la poésie, entre autres, seront traités pour une approche diversifiée des cinq sens. Le cadre chronologique et géographique est aussi large que possible avec des conférences sur l'Occident, le monde byzantin et le monde musulman.
Récemment encore confinée dans le cercle des spécialistes, l'histoire de la liturgie et de ses grands livres constitue pourtant un domaine de recherche d'une grande richesse non seulement pour le théologien et le liturgiste, mais aussi pour l'historien de l'art, l'archéologue, l'anthropologue et tout chercheur en sciences religieuses en général. Cette synthèse sur plus d'un millénaire d'histoire des sources liturgiques occidentales se veut en même temps être un véritable manuel d'introduction à leur étude. Un chapitre détaillé est consacré à chaque type de livres, spécifique d'une forme de célébration (messe, rituel, office) et attribué à un acteur précis ans la liturgie (pape, évêque, diacre, moine...). Le passage crucial de la pratique orale à l'utilisation du document écrit a été souligné dans chaque cas, de même que l'illustration des livres liturgiques. Deux chapitres complètent ce panorama. En guise d'introduction figure un aperçu historiographique de la discipline, des érudits des XVIè et XVIIè siècles à nos jours. Un chapitre final développe les rapports que peuvent entretenir histoire médiévale et liturgie, en indiquant les voies de recherche nouvelles et en soulignant la fécondité d'une approche interdisciplinaire. Eric Palazzo, docteur ès lettres, est chargé de recherche au CNRS (Institut de Recherche et d'Histoire des Textes) et chargé de cours à l'Institut supérieur de Liturgie de l'Institut catholique de Paris (responsable du cours d'introduction aux sources liturgiques).
Présentation de l'éditeur Le Moyen Age est l'époque des grandes mutations. De la naissance de l'Empire carolingien au début de la Renaissance, la réorganisation est totale : agrandissement et renforcement des territoires, établissement du système féodal, vie intellectuelle foisonnante, réforme de l'Eglise. Au coeur de cette activité réside une question anthropologique fondamentale : quelle relation l'homme-microcosme entretient-il avec le monde ? Comment réinstaurer l'harmonie universelle dérangée, désorganisée par les sens au moment de la chute originelle ? L'homme médiéval répond : par la liturgie. Parce que lieu par excellence de la rencontre du transcendant et de l'humain, la liturgie parle aussi bien au corps qu'à l'âme. Entendre, sentir, marcher, manger et voir sont autant de manière pour le corps de participer à l'action liturgique et de s'unir à Dieu. La dimension sensorielle de la liturgie médiévale constitue l'un des aspects majeurs de la définition de l'anthropologie chrétienne. Images, objets liturgiques (les livres, les calices, les patènes, les autels) et, de façon plus générale, toutes les formes de réalisations artistiques (fresques, sculpture, vitrail) accompagnent le déroulement du rituel, au cours duquel l'homme relie avec Dieu et le cosmos.
Résumé : Ecrit par les frères dominicains à la fin du XIIIe siècle afin de valoriser la figure de leur fondateur et permettre de suivre son exemple spirituel à travers sa pratique de la prière privée, les neuf modes de prière de saint Dominique constituent un texte essentiel sur la prière au Moyen Age. Conservé à la Bibliothèque Vaticane, ce manuscrit contient le texte du traité augmenté de neuf peintures dont l'iconographie est d'une très grande richesse. Particulièrement remarquable à maints égards, ce traité est fondateur pour l'anthropologie de la prière chrétienne. Cette étude démontre que le texte des neuf modes de prière et ses peintures ont été conçu comme un véritable traité sur la messe et sa théologie sacramentelle. A partir de là, il est question de l'incarnation, par l'image, de l'eucharistie et de trois de ses principales phases rituelles (la préparation corporelle et spirituelle du célébrant, l'action eucharistique et la diffusion de l'effet du sacrement dans le monde). Ce mode particulier de l'incarnation permet aussi la mise en place d'un discours élaboré sur l'équivalence entre peindre et prier. S'inscrivant dans les traces du Créateur, l'Homme-artisan imite Dieu dans son acte de création " artistique " comme dans celui de la prière privée et dans la liturgie de la messe. Le manuscrit apparaît alors comme le "lieu" d'intercession privilégié entre Dieu et l'Homme dans l'acte de peindre et dans celui de prier.
On peut dater les débuts du monachisme en Occident autour du VIe siècle. Mais, c'est à partir du VIIIe siècle que la vie communautaire commence à s'organiser véritablement avec la diffusion de la règle de saint Benoît. Approuvée par l'Eglise romaine, la règle bénédictine adaptée par Cluny, au Xe siècle, puis par Cîteaux, au XIIe siècle, se diffuse dans tout l'Occident. L'Europe se couvre d'abbayes et de monastères.La vie monacale exerce alors une grande fascination et connaît un extraordinaire engouement. Mais que savons-nous de la vie quotidienne de ces moines, du fonctionnement interne des monastères, de l'organisation sacrale de leur espace, de la hiérarchie qui les gouverne, des rites et des pratiques de leurs membres, de leur rôle essentiel dans la transmission de la culture? Rien ou peu de choses et, pourtant, cette vie recluse continue à nous émouvoir dès que nous franchissons l'entrée d'un cloître. A travers mille petits faits puisés dans les chroniques et les coutumiers, les écrits des fondateurs et les vies de saints, ce livre offre une synthèse complète et très concrète sur cette période qui fut bien l'apogée du monachisme. DOM ANSELME DAVRILest moine en l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et historien de la liturgie.ERIC PALAZZOest professeur en histoire de l'art à l'Université de Poitiers et membre du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.