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Hors les murs
Pak Wan-seo ; Lebrun Hélène
ATELIER CAHIERS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782952928687
LA VIE SAUVAGEJ'avais toujours le nez qui coulait. Et comme ce qui me bouchait le nez n'était pas liquide, mais gluant et jaunâtre, l'avais beau essayer de le dégager en soufflant très fort, d'un seul coup, ça ne partait pas très bien. Et je n'étais pas la seule dans ce cas. A cette époque, il en était de même pour tous les enfants. La preuve en est que lorsque les adultes grondaient un enfant, ils le traitaient de «morveux». Ce qui m'a le plus étonnée, lorsqu'à mon tour j'ai eu des enfants, c'est qu'à moins d'être enrhumés, ils n'avaient jamais le nez qui coulait. Et c'était pareil pour les enfants des autres. C'est ainsi qu'a disparu la coutume d'épingler un mouchoir sur la poitrine des enfants quand ils allaient au jardin d'enfants ou à l'école primaire. Et maintenant, j'en suis arrivée à me demander non plus pourquoi les enfants d'aujourd'hui n'ont pas le nez qui coule, mais pourquoi, nous, nous avions alors le nez qui coulait.En ce temps-là, papier et tissu étaient des objets précieux et j'ignorais jusqu'à l'existence des mouchoirs. Quand la morve m'arrivait à la bouche, je l'essuyais d'un coup de revers de manche. Le résultat en était que, vers la fin de l'hiver, le bas de ma manche était raidi par une couche de saleté, comme si on y avait posé un emplâtre. J'avais, pour tout l'hiver, une seule veste rembourrée de coton, aussi épaisse qu'un coussin. Quand maman en changeait le col, elle frottait vigoureusement la couche de saleté du bas des manches et secouait le tout, mais ce n'était pas très efficace. Je portais aussi, par-dessus un pantalon de coton, une ample jupe tenue par un boléro. Le tissu en était de toile de lin teinte en couleurs vives et bien amidonnée.A la campagne, la teinture était un produit de choix. Mon grand-père allait l'acheter à la ville de Songdo. Je suis née au hameau de Pakcheokgol du bourg de Muksongni, dans le canton de Cheongyo qui dépend de la commune de Gaepung, à environ vingt li au sud-ouest de la ville de Gaeseong. C'était un hameau retiré où n'habitaient pas vingt familles. Ses habitants appelaient «Songdo» la ville de Gaeseong. Pour l'enfant que j'étais, Songdo était un monde de rêve. Si on voulait acheter de la teinture, ou bien des chaussures de caoutchouc, des peignes en bambou, des rubans dorés, un sarcloir ou une faucille, il suffisait d'aller à Songdo.
Second volume du cycle autobiographique de Pak Wan-seo, l'auteure du best-seller sud-coréen " Hors les murs ", "Souvenir d'une montagne" offre une rare restitution du quotidien des quelques civils restés à Séoul alors que la ville était tour à tour envahie puis abandonnée par l'armée populaire nord-coréenne et par l'armée nationale sud-coréenne. Comme Marguerite Duras dans son cycle indochinois, Pak Wan-seo est revenue tout au long de son oeuvre sur ce moment marquant de sa vie que seule la réécriture littéraire pouvait rendre tolérable : son enfance sous l'autorité d'une mère veuve et sombre qui veut faire d'elle une femme moderne et sa jeunesse pendant la guerre de Corée qui lui arrache un frère aîné, à la fois aimé et haï. Grâce à son exceptionnelle mémoire et à un ton dont la franchise peut surprendre, Pak Wan-seo ressuscite un passé qu'elle avait médité durant plus de quarante ans. La violence de la guerre, la frustration et la douleur y sont passées au filtre d'un regard profondément humain. Ce roman autobiographique se situe chronologiquement entre "Hors les murs" et "L'Arbre nu", deux romans publiés par l'Atelier des Cahiers.
Résumé : Ce texte est l'autobiographie romancée de la plus grande auteure de la littérature coréenne contemporaine. Il décrit avec empathie et humour l'enfance et la jeunesse de la romancière dans une Corée bouleversée par l'occupation japonaise et la guerre de Corée. Mêlant destin individuel et histoire d'un pays, il tisse les drames avec brio et finesse pour atteindre à l'universel, offrant à la littérature un important témoignage. Les lecteurs ne s'y sont pas trompés, en Corée où il s'est vendu à plus de 1, 5 million d'exemplaires, et aux Etats-Unis où la traduction anglaise a été acclamée par la critique.
Pak Greg ; Milonogiannis Giannis ; Kniivila Irma ;
Résumé : Hana et Kenichi sont trop jeunes pour avoir connu Le Grand Vent, une catastrophe qui a dévasté la Chine, la Corée et le Japon au 19ème siècle. Par la suite, les survivants trouvèrent refuge dans un lieu où les différences furent oubliées et où ils créèrent une société unie. Ronin Island devint le berceau d'une nouvelle génération, élevée pour un futur meilleur. Lorsque l'ancien shogunat reprend le pouvoir et demande le retour à un mode de vie plus ancien, Hana et Kenichi doivent se préparer à défendre leur île et tout ce qu'elle symbolise. Mais les forces du seigneur de guerre ne représentent plus le principal danger sur le continent puisqu'une horde de créatures mutantes, rescapées du Grand Vent, cherche à détruire ce qui reste du monde des vivants. Alors que la guerre se prépare sur l'île, les deux jeunes adultes vont devoir faire face à la dure réalité des combats et décider jusqu'où aller pour défendre leurs convictions. Ecrit par l'auteur à succès Grek Pak (Mech Academy, Hulk) et magnifiquement illustré par Giannis Milonogiannis (Old City Blues, Prophet), Ronin island est une histoire sur le passage à l'âge adulte dans un contexte de guerre à la morale trouble, où les raisons de combattre sont sans cesse remises en cause.
Plongez-vous dans la culture coréenne et apprenez le coréen de manière divertissante avec cette bande dessinée contenant 5 histoires racontant les aventures d?un Français expatrié en Corée du Sud, des explications des contenus culturels, des points de grammaire détaillés et de nombreux contenus accessibles en ligne.
La question du lieu nous est apparu comme le point de rencontre concret de la théorie et de la pratique, là où s'articulent l'habiter et l'aménager. Le lieu est ce dont on doit parfois rendre compte mais également celui dont on est toujours responsable, dont on doit s'occuper ; dont on s'entretient et que l'on doit entretenir. Cette rencontre tenta de mettre à jour ce qui, dans l'héritage de traditions éloignées mais dans l'actualité d'une contemporanéité convergente, fait la question du lieu et les moyens d'y répondre.
Cette longue nouvelle de l écrivaine Pak Wan-seo met en scène une gynécologue « accoucheuse d anges » dans le Séoul des années 1980 à trois de jours de prendre sa retraite. Pendant ces 3 dernières longues journées d automne, elle fait le bilan des trente années écoulées et se demande désespérément s il lui sera donnée une dernière chance de mettre au monde un enfant vivant. A travers ce portrait sans concession d une femme face à son destin, c est un tableau de la Corée contemporaine que dresse, non sans humour, Pak Wan-seo. Comme toujours chez ce grand auteur, derrière le masque grimaçant des personnages et de leur misère, se cache un profond humanisme qui donne une résonance universelle à ce très beau texte coréen.