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L'intégration silencieuse. La petite entreprise chinoise en France
Pairault Thierry
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738436733
On attribue beaucoup aux Chinois de Paris, principalement parce qu'on ne sait pas grand chose d'eux. Très hétérogène au demeurant, cette communauté est-elle plus "mystérieuse" que d'autres communautés d'immigrés - plus secrète, plus difficile à connaître, à pénétrer dans ses fonctionnements ? Peut-être : et déjà, comme le montre Thierry Pairault, parce qu'on a bien du mal à en définir les contours et à en estimer le nombre. Ce livre met en évidence à quel point les idées que l'on se fait couramment sur les activités et sur le mode de fonctionnement économique des Chinois de Paris (et, sur certains points, des Chinois tout court) sont parfois éloignées de la réalité. L'auteur montre, à travers une étude de cas bien circonscrite et conduite en profondeur, que, pour présenter des traits indiscutablement "ethniques", les petits entrepreneurs chinois de Paris n'en manifestent pas moins, et à de multiples égards, des comportements économiques qui n'ont rien pour nous de dépaysant. Nul n'était mieux préparé que Thierry Pairault pour mener à bien cette enquête puisqu'aussi bien c'est d'entreprise, de finances et de marché dont il est d'abord question dans ces pages. Tout réduire en chiffres, en corrélations et en pourcentages n'a jamais suffit à expliquer quoi que ce soit ; mais peu de choses résistent à l'économiste lorsqu'il est capable de combiner ces techniques avec la sensibilité du sociologue aux distinctions, avec la sympathie de l'anthropologue "participant" et aussi, dans le cas présent, l'érudition du sinologue". Pierre-Etienne Will.
Par le biais de cet ouvrage, Louis-Gilles Pairault se propose de nous faire découvrir la Charente-Maritime. La Rochelle, Ré, Oléron, La Saintonge, Rochefort-en-Mer, Royan, Le Marais Poitevin. Que de lieux et sites évocateurs selon l'humeur du jour, et les goûts de chacun, de vacances sur les rivages de l'océan, de hauts faits de l'histoire de France, d'édifices romans remarquables, de sites naturels préservés.
Cet ouvrage concilie deux approches. Dans une première partie, Stratégies géopolitiques chinoises, il étudie les stratégies globales définies par la Chine et la place qu'elles réservent à l'Afrique. Dans une seconde partie, Approches socio-politiques africaines, il examine la réception africaine de ces présences chinoises et les réponses diverses qu'elles suscitent dans quatre pays - Algérie, Cameroun, Côte d'Ivoire et Ghana. L'ouvrage se conclut sur une annexe statistique. L'ensemble des contributions diversifie les éclairages sur des relations plus subtiles qu'elles ne sont généralement dépeintes. Contrairement à un cliché, les présences chinoises en Afrique sont le fruit d'une pluralité de facteurs qui altèrent parfois leur nature première ainsi que nos représentations, quand ce ne sont pas les acteurs africains eux-mêmes qui, en se les réappropriant, les réinventent.
La Chine a défini une stratégie d'internationalisation ambitieuse conduisant à développer des interconnexions à la fois terrestres, maritimes, aériennes, voire numériques, afin de favoriser et promouvoir ses échanges par la mobilisation de ses ressources financières et industrielles. La Méditerranée est un espace couvert par ce projet du fait de sa situation géopolitique, de ses besoins d'investissement, de l'importance de ses marchés. Nous nous focaliserons sur les présences économiques chinoises et sur le bilan des relations économiques sino-méditerranéennes, puis exposerons les ambitions maritimes de la Chine avant de présenter des aperçus plus spécifiquement régionaux.
On croit souvent que la République a été établie après 1870 à la suite de grandes luttes électorales entre royalistes et républicain dont ces derniers seraient finalement sortis vainqueurs. Mais en réalité, les Français étaient massivement opposés à tout retour de la monarchie et l'avenir de la France ne pouvait se jouer qu'entre deux branches issues de la Révolution, acceptant toutes les deux les principes de 1789, le drapeau tricolore et le suffrage universel : la République et l'Empire. Après les résultats électoraux catastrophiques durant l'année 1871, l'opinion bonapartiste reprit très vite des forces. Alors, pourquoi cet échec final ? Tout d'abord, le mouvement se devait de posséder un prétendant charismatique et audacieux capable de rassembler un vaste courant derrière lui. Après la mort de Napoléon III, en 1873, son fils, le prince impérial, redonna vie à l'idée impéraile et l'on assista alors à une étonnante vague de succès électoraux. Mais sa mort en 1879, en Afrique du Sud, priva le parti d'un véritable chef. Après lui, le prince Napoléon (fil du roi Jérôme) s'avéra un fossoyeur du bonapartisme que son fils, le prince Victor, ne put redresser. Le parti lui-même se divisa très vite en factions rivales que Rouher, le "vice-empereur" ne parvint jamais à rassembler autour de valeurs communes. Le soutien à Mac-Mahon et à l' "Ordre Moral" était aux antipodes du bonapartisme original. En s'unissant à la droite conservatrice, les bonapartistes perdirent à la fois leur originalité idéologique et leur électorat populaire qui va rejoindre le radicalisme et l'établir durablement dans les campagnes françaises. L'aventure boulangiste dans laquelle le parti s'engagea à corps perdu et qui lui donna un bref regain d'espoir signifia en réalité l'act de décès d'un courant de pensée qui a pourtant représenté une phase importante de l'évolution politique de la France mais qui ne sut pas s'adapter aux temps nouveaux ni présenter de perspectives d'avenir.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.