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Le Bonapartisme sous la Troisième République (1870-1893)
Pairault François
INDES SAVANTES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782846545167
On croit souvent que la République a été établie après 1870 à la suite de grandes luttes électorales entre royalistes et républicain dont ces derniers seraient finalement sortis vainqueurs. Mais en réalité, les Français étaient massivement opposés à tout retour de la monarchie et l'avenir de la France ne pouvait se jouer qu'entre deux branches issues de la Révolution, acceptant toutes les deux les principes de 1789, le drapeau tricolore et le suffrage universel : la République et l'Empire. Après les résultats électoraux catastrophiques durant l'année 1871, l'opinion bonapartiste reprit très vite des forces. Alors, pourquoi cet échec final ? Tout d'abord, le mouvement se devait de posséder un prétendant charismatique et audacieux capable de rassembler un vaste courant derrière lui. Après la mort de Napoléon III, en 1873, son fils, le prince impérial, redonna vie à l'idée impéraile et l'on assista alors à une étonnante vague de succès électoraux. Mais sa mort en 1879, en Afrique du Sud, priva le parti d'un véritable chef. Après lui, le prince Napoléon (fil du roi Jérôme) s'avéra un fossoyeur du bonapartisme que son fils, le prince Victor, ne put redresser. Le parti lui-même se divisa très vite en factions rivales que Rouher, le "vice-empereur" ne parvint jamais à rassembler autour de valeurs communes. Le soutien à Mac-Mahon et à l' "Ordre Moral" était aux antipodes du bonapartisme original. En s'unissant à la droite conservatrice, les bonapartistes perdirent à la fois leur originalité idéologique et leur électorat populaire qui va rejoindre le radicalisme et l'établir durablement dans les campagnes françaises. L'aventure boulangiste dans laquelle le parti s'engagea à corps perdu et qui lui donna un bref regain d'espoir signifia en réalité l'act de décès d'un courant de pensée qui a pourtant représenté une phase importante de l'évolution politique de la France mais qui ne sut pas s'adapter aux temps nouveaux ni présenter de perspectives d'avenir.
Résumé : Gaspard Monge (1746-1818) naît à Beaune dans une modeste famille de commerçants. Remarqué très tôt pour ses capacités intellectuelles, le jeune homme rejoint l'Ecole militaire du Génie de Mézières où ses aptitudes pour les sciences se révèlent au grand jour. Créateur de la géométrie descriptive, Monge entre dès, 1780 à l'Académie des Sciences puis devient examinateur de la Marine. Esprit éclairé, Monge figure parmi les plus ardents partisans de la Révolution. Ministre de la Marine sous la Convention, il est l'un des six membres du Comité exécutif qui dirige le pays pendant cette période. La République risque pourtant de vaciller lorsque les monarchies européennes marchent sur ses frontières. Le savant met alors son savoir-faire au service de la patrie " en danger " en organisant la production des poudres qui alimentent les canons républicains. Monge n'en oublie pas pour autant sa vocation première : les sciences. Il contribue à la fondation de l'Ecole polytechnique qui formera les ingénieurs faisant si cruellement défaut à la République. Après avoir exercé en Italie la fonction de commissaire chargé de rapatrier en France les ?uvres d'art tombées aux mains de l'armée de Bonaparte, il accompagne l'ambitieux général en Egypte (1798-1799). Désormais, les destins de Monge et de celui qui devient empereur des Français en 1804 sous le nom de Napoléon Ier seront étroitement liés. Nommé sénateur à vie, président du Sénat, comte de Péluse, le savant se verra pourtant privé de ses titres, de ses honneurs et de ses pensions au moment du retour des Bourbons. Le géomètre au destin exceptionnel s'éteindra peu de temps après son renvoi de l'Institut, brisé.
Regroupant plus de 400 cartes postales anciennes, Nice d'antan invite le lecteur à redécouvrir la belle cité niçoise, il y a un peu plus d'un siècle. L'ouvrage s'articule autour de 5 chapitres géographiques: le Vieux Nice, la Promenade, le Port, le Centre Ville, et les villages des collines et vallons. Un dernier chapitre est consacré au quotidien et à l'art de vivre des Niçois à la Belle Epoque. L'iconographie, exhaustive, provient des collections des archives municipales de Nice et de la bibliothèque de Cessole, mais également de collections privées.
La Chine a défini une stratégie d'internationalisation ambitieuse conduisant à développer des interconnexions à la fois terrestres, maritimes, aériennes, voire numériques, afin de favoriser et promouvoir ses échanges par la mobilisation de ses ressources financières et industrielles. La Méditerranée est un espace couvert par ce projet du fait de sa situation géopolitique, de ses besoins d'investissement, de l'importance de ses marchés. Nous nous focaliserons sur les présences économiques chinoises et sur le bilan des relations économiques sino-méditerranéennes, puis exposerons les ambitions maritimes de la Chine avant de présenter des aperçus plus spécifiquement régionaux.
Résumé : Septembre 1792. Les Prussiens pénètrent en France et le peuple craint que cet événement ne marque la fin la Révolution et le retour d'un monde de privilèges. S'agit-il d'un complot royal ? Est-ce le fait de traîtres opérant depuis les prisons parisiennes ? Pris d'une frénésie meurtrière, le peuple envahit les prisons et massacre un millier d'hommes et de femmes à Paris. Jacques, un jeune luthier, échappe de peu à l'arrestation et doit prouver sa loyauté envers la Révolution. Il s'engage alors comme volontaire dans les troupes françaises. Débute pour lui un long voyage vers le Sud pour conquérir le comté de Nice, alors piémontais. Au lieu de champs de bataille, il arrive en territoire occupé et hostile, où la méfiance fait loi. Il rencontre alors Elisa, une jeune Niçoise courageuse et rêvant d'aventure ; malgré la peur qu'inspirent les soldats révolutionnaires, elle est sensible au charme du jeune musicien... Mais un jour, Jacques disparaît. Une rumeur raconte que les Barbets, ces Niçois qui ont pris les armes pour faire reculer l'occupant par tous les moyens, précipitent les soldats ennemis du haut d'une falaise, qu'ils appellent désormais "le Saut des Français". Elisa décide alors de partir à sa recherche...
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.