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Le dernier homme de Fukushima
Pagnotta Antonio
DON QUICHOTTE
17,90 €
Épuisé
EAN :9782359491296
Je suis Matsumura!1er juin 2011. Le rendez-vous avait été pris à l'intérieur de la zone interdite, où le temps s'est arrêté au lendemain du séisme. Il y vivait depuis plus de deux mois dans un désert humain et une atmosphère toxique. Il est le dernier habitant de Fukushima. Pour des raisons d'honneur, il a refusé d'évacuer la zone rouge et défie Tepco, le géant de l'industrie nucléaire et opérateur des centrales accidentées. Dans un acte insensé de résistance, motivé par une légitime colère, il a choisi les radiations plutôt que la soumission. Il est devenu malgré lui l'ermite de Fukushima, le porte-drapeau de la résistance japonaise face au désastre nucléaire, et une icône mondiale. Son nom est Naoto Matsumura. J'avais donc rendez-vous avec le dernier homme debout.Dans certains journaux étrangers, on parlait de ces rares fermiers qui refusaient l'évacuation des lieux, malgré l'air malsain que l'on y respire. Loin de considérer que seules les causes naturelles avaient provoqué la catastrophe, Naoto Matsumura pointait la responsabilité de Tepco et affirmait son refus d'abandonner sa terre. Sa détermination et son courage avaient été rapportés par une dépêche de l'agence Associated Press. Naoto Matsumura, parmi d'autres agriculteurs aux propos plus mesurés, y exprimait ouvertement son courroux à l'encontre de la compagnie d'électricité. «Tepco disait: Il n'y aura aucun accident, jamais! Tout le monde a été trompé. Alors, je me suis rendu au siège de Tepco, à Tokyo, pour exiger des comptes. Tout ce que les dirigeants ont su dire, c'était répéter à l'infini "sumimasen, je suis désolé".» De l'avis de Matsumura, la compagnie mortifère ne devait pas l'emporter à moindres frais ni enfouir ses fautes dans un lieu déserté, à l'abri du regard des hommes. Son refus d'obéir aux autorités et de se soumettre au silence était un choix humain - un choix pour l'humanité.«Dans le shinto [la religion née il y a des millénaires au Japon], aucune espèce n'est supérieure à une autre. Toutes les choses, tous les êtres sont égaux parce que la nature contient une dimension sacrée qui mérite notre déférence et respect. Nous devrions tous posséder l'intuition, et comprendre que nous sommes une humble partie de ce délicat tissu de relations que l'on appelle la vie, et au grand jamais son exploiteur ni son destructeur», disait Naoto Matsumura.Dans l'histoire du Japon et par-delà sa Constitution démocratique, son choix s'inscrit dans une tradition profonde du sacrifice. À chaque grande crise, certains Japonais font preuve d'abnégation, comme ce fut le cas des kamikazes durant la Seconde Guerre mondiale. À la teneur des propos de Matsumura, je compris que son combat le plaçait dans la catégorie bien particulière de ceux qui pensent par eux-mêmes. Dans ce pays où l'on ne prononce jamais un mot plus haut que l'autre, ses propos tranchants m'avaient convaincu de braver la radioactivité et, un moindre mal, la police nippone.
Résumé : " Je n'étais pas anti-nucléaire avant, Tepco m'avait lavé le cerveau. Mais vous en France aussi vous avez des centrales nucléaires encore plus vieilles que celles qu'il y a au Japon et elles peuvent elles aussi exploser. " Naoto Matsumura Japon, 11 mars 2011. Un tremblement de terre déclenche un tsunami, qui cause, par des réactions en chaîne, la fusion du coeur de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Une catastrophe de l'ampleur de celle de Tchernobyl. Comme tous les habitants de la région, Naoto Matsumura est évacué. Mais ce fermier ne peut se résoudre à abandonner la ferme où sa famille vit depuis cinq générations... et ses bêtes. Prêt à tout pour sauver une vie, fut-elle animale, il retourne chez lui, en pleine zone interdite. Depuis, l' " homme le plus irradié du Japon " fait régulièrement entendre sa colère contre le nucléaire et manifeste sa résistance en retournant toujours sur sa terre, auprès des animaux qu'il a sauvés. Naoto est une promenade contemplative et onirique sur ces terres dévastées et abandonnées par l'homme. Parcouru de référence aux légendes japonaises qui sont autant d'odes à la nature, le récit rend hommage au combat d'un homme et à la beauté de la vie, qui reprend toujours ses droits.
Cannelle, une adorable petite souris, vit avec ses cousins et cousines à la Cour de Louis XIV, juste à côté des prestigieuses écuries du domaine de Versailles. Elle se passionne pour les chevaux et passe des heures à se promener furtivement entre la Petite et la Grande Ecurie. Mais, attention ! Elle doit se montrer très discrète et restée bien cachée, car les chevaux ont une peur bleue des souris. Lors d'une de ses explorations, elle apprend une grande nouvelle. Un évènement incroyable se prépare : un grand Carrousel comme on n'en n'a jamais vu à Versailles ! Et c'est le Grand Dauphin qui l'organise. C'est l'effervescence dans les écuries royales, tout le monde se prépare pour ce grand spectacle et Cannelle observe dans l'ombre les chevaux, les écuyers, les cavaliers s'entraîner, car tous ont la chance d'y participer, tandis qu'elle, reste comme toujours invisible aux yeux de tous. Quand soudain, elle pense quelque chose de fou. Et si les souris pouvaient elles aussi participer au défilé ? Ne serait-ce pas une incroyable idée ? Découvrez à pas de souris l'un des lieux et l'un des évènements emblématiques du domaine de Versailles à travers cette histoire qui mêle fiction et faits réels.
« Ce matin, j?ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j?ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d?hier soir. J?ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m?a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans: il est grand mon papa. » Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n?en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l?accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d?affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d?un mari qu?elle n?admire plus et d?un enfant qu?elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L?enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l?évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs de l?hôpital font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide. Porté par l?amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu?il s?invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu?à toucher du doigt une vérité que l?on croyait indicible.
Les souvenirs devraient couler d'une source parfumée, jaillie des lézardes de la mémoire, allant jusqu'au bras pour transiter du bras aux doigts et, au travers de la plume, venir sagement s'inscrire sur la feuille blanche. Hélas, ils ne se présentent pas chronologiquement mais nous assaillent en désordre, du temps présent à la naissance, de la naissance au temps présent. Mon Dieu, que de faits oubliés nous reviennent à l'esprit après avoir emprunté les labyrinthes du je me souviens... "Dans ce récit intime, l'artiste que l'on connaît, l'homme, plus secret, et l'Arménien de coeur viennent tour à tour chuchoter à notre oreille sur le ton de la confidence, dessinant du grand Charles un autoportrait magnifique."
Résumé : Depuis le début des années soixante, tous les chanteurs - et les groupes - français sont les enfants croisés de la chanson française et du rock, de Brassens et de Dylan, de Brel et des Beatles, de Ferré et de Hendrix. Qu'ils veuillent et le reconnaissent ou non. C'est cette dualité, cette double paternité écrasante, que le livre d'Yves Bigot analyse, explore, constate et commente, le plus souvent en compagnie des artistes concernés. De Gainsbourg (le premier des Modernes) et Nougaro (le dernier des Classiques) à Renaud et Goldman, si chers au c(h)oeur des Français, ce premier volume passe en revue les carrières et les contributions, les tourments parfois, de nos pionniers du rock (Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers), nos amateurs de rhythm'n'blues (Nino Ferrer), nos beatniks (Hugues Aufray, Antoine, Le Forestier, Charlebois, Polnareff), nos dandys (Ronnie Bird, Christophe, Dutronc), nos égéries (Sylvie Vartan, Françoise Hardy), nos singers-songwriters à l'américaine (Yves Simon, Véronique Sanson), nos romantiques (Julien Clerc, William Sheller), nos rebelles (Higelin, Lavilliers), nos fans de pop (Laurent Voulzy, Il Etait Une Fois), nos irréductibles (Bashung, Murat, Manset), sans oublier Adamo et Souchon, et jusqu'aux Américains de Paris (Joe Dassin, Mort Shuman). Ce faisant, Je t'aime, moi non plus rappelle le dialogue parfois musclé, souvent antagoniste, mais la plupart du temps fraternel, entre l'auteur, journaliste à Libération, Rolling Stone, Europe 1, France-Inter, pour "Les Enfants du rock" et "Rapido", et ces artistes, dont il a produit certains à Fnac Music et Mercury, lorsque la question de savoir qui était rock et ne l'était pas était véritablement existentielle.
Imaginez un jeu télévisé où l'on vous demande d'administrer des décharges électriques à un candidat qui se débat, hurle et perd connaissance. Vous êtes encouragé par une belle animatrice et un public déchaîné. Tout cela vous paraît bizarre et sadique. Mais après tout, c'est la télévision. Un cauchemar de scénariste? Non, une expérience scientifique réalisée en France en 2009. Plus de 80 % des joueurs sont allés jusqu'à pousser la manette des 460 volts. Nous avons proposé à des Français comme vous et moi de participer au pilote d'un jeu télé. En réalité, il s'agissait d'un leurre: pas de décharges, pas de victime, mais une équipe d'experts chargée d'étudier le degré de soumission à ce nouveau type d'autorité qu'incarne la télévision. Adaptée d'une célèbre étude menée aux Etats-Unis dans les années 1960 par le psychologue social Stanley Milgram, l'expérience de "La Zone Xtrême" montre que nous sommes bien plus soumis qu'il y a cinquante ans. Nous nous imaginons autonomes, libérés, voire rebelles. Nous sommes en réalité de plus en plus obéissants, et de plus en plus seuls, face à de nouveaux pouvoirs. Inspiré du documentaire événement de France2, ce livre explore la face sombre de notre société.
Résumé : "La Zone est mon lieu de détente. Elle remplace la mer, les Carpates, les terrils, la Turquie enduite de mojito frais et parsemée de putes bronzées. Une vingtaine de fois par an, j'y pars en visiteur clandestin. Je suis un stalker, un piéton, un passant, un idiot, appelez-moi comme vous voulez. On ne me remarque pas, mais je suis là. J'existe, un peu comme le rayonnement ionisant. Je prépare mon sac à dos, je passe sous les barbelés puis je disparais dans la profondeur noire des forêts de Polésie, dans les trouées et les odeurs de pin. Je me fonds dans ces épaisseurs étourdissantes et personne jamais ne pourra m'y débusquer." Markiyan Kamysh est un jeune Ukrainien, aventurier et journaliste. Né en 1988 deux ans après la catastrophe, il appartient à la "génération Tchernobyl". Pour lui comme pour ses camarades d'errance, la Zone - cette Zone d'exclusion nucléaire où toute présence humaine est interdite sur un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale - est devenue "une terre de paix, figée et hors du temps". Depuis 2010, Markiyan Kamysh a passé plus de deux cents jours à explorer la Zone, "à renifler et toucher chaque débris de cette poubelle, chaque fragment du passé". Il connaît les lieux comme sa poche et nous embarque à la découverte de "l'endroit le plus exotique du monde".
La gestion durable des ressources du sol et du sous-sol constitue l?une des plus anciennes thématiques environnementales de nos sociétés. Cependant il n?existe aujourd?hui aucun cadre réglementaire formel régissant les bonnes pratiques, ni au plan national, ni pour l?heure à l?échelle européenne. Ce constat de carence traduit la complexité des enjeux, la multiplicité des acteurs et la difficulté de définir des objectifs communs. Si le fondement essentiel des politiques " sites et sols pollués " reste la sécurité sanitaire des populations susceptibles d?être exposées, les traductions pratiques de ces principes restent toujours délicates tant sur les plans scientifiques que techniques et financiers. Cet ouvrage propose une synthèse de l?ensemble des notions indispensables à la compréhension des enjeux sur la gestion des sites et sols pollués : cadre réglementaire, toxicologie et écotoxicologie, caractérisation, gestion environnementale, etc.
Cette nouvelle édition entièrement actualisée aborde plus particulièrement l'impact et la gestion des déchets et des pollutions émises par les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil). En effet, le volume et le rythme de production des déchets et de la pollution mettent en péril les grands équilibres naturels. Les auteurs présentent les solutions que les communautés modernes doivent mettre en place pour minimiser le volume des déchets et des pollutions et les rendre inoffensifs.
Cet ouvrage propose une synthèse des aspects physiques, sanitaires, techniques et réglementaires à prendre en compte pour analyser, prévenir et réduire les nuisances sonores : sources de bruit et effets sur la santé ; indicateurs d'impact et de gêne environnementaux utilisés pour quantifier et qualifier l'exposition des individus aux nuisances sonores ; indices retenus pour évaluer le confort acoustique dans les bâtiments ; méthodes de mesure du bruit et instrumentation ; moyens de réduction du bruit dans l'environnement et plus particulièrement dans l'habitat ; dispositions réglementaires en vigueur et solutions de prévention en milieu urbain et au travail. Outil de travail indispensable aux acteurs de l'environnement (collectivités territoriales, institutions urbaines et sanitaires, etc.), ainsi qu'aux étudiants (écoles d'ingénieurs, masters, BTS, formations de santé et de sécurité), il intéresse également les non-spécialistes souhaitant acquérir des notions en acoustique et appréhender les moyens de lutte contre le bruit.