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LE SOI-DISANT
PAGES YVES
GALLIMARD
19,20 €
Épuisé
EAN :9782070782796
Ce mardi 6 février 1973, vers 19 heures 15, pendant que ma s?ur était censée travailler ses gammes au conservatoire, je voulais juste disparaître, en chien de fusil sur l'édredon, mais comme dans l'appartement, il n'y avait personne pour confirmer que j'étais chez moi, alors on n'a pas voulu croire à mon alibi et on m'a soupçonné d'avoir brouillé les pistes exprès, parce que vingt minutes de solitude, à ce stade de l'enquête, c'était juste un trou noir dans mon emploi du temps et, à onze ans moins des poussières, nia parole contre la leur, ça comptait pour presque rien." Après Le Théoriste et son narrateur cobaye d'une expérience de Laboratoire, Yves Pagès revient sur le territoire de l'enfance dans la peau de Romain, un fugueur halluciné. C'est dans l'oralité d'une langue juvénile, les images volées aux films cultes de L'époque ou les voix off d'un esprit contestataire, qu'il puise des trésors d'imagination et d'humour pour déjouer les leurres du "soi-disant" principe de réalité.
Résumé : Avec Le Théoriste, l'auteur remonte - à la première personne - le cours d'une enfance labyrinthique. Un labyrinthe très spécial, conçu à l'image du dispositif d'expérimentation animale au sein duquel le père du narrateur, directeur d'un Institut d'éthologie comparée, aurait placé son propre fils. "Aurait", puisque ce dernier, souffrant d'une amnésie partielle, s'obstine à voir dans la moindre coïncidence l'hypothétique preuve d'une manipulation précoce. La certitude d'avoir été un cobaye demeure, tout au long du livre, son idée fixe. Elle le voue à une réécriture paranoïaque de ses origines, comme si un tel miroir déformant lui permettait de s'inventer une vérité plus vraie que nature. Ce roman des sciences (trop) humaines accouchera bel et bien d'une souris de laboratoire, morte d'avoir saccagé l'enceinte où se déroulait l'expérience. A moins que cette souris n°98 ne soit une fausse piste supplémentaire... Puzzle intimiste, damier fantasmatique, échiquier politique, carte aux trésors seventies, jeu de dupe ou de patience ? Le lecteur finira par trouver l'issue in extremis, non sans devoir reparcourir à l'envers tout le dédale déjà lu.
Résumé : Attendu que, dès la maternelle, Bruno Lescot a fait preuve d'un goût pervers pour l'insoumission et que, exclu du lycée à la fin des années 70, il a collectionné les délits, frayé avec des groupes punk ou graffité les murs à la bombe, cela devait mal finir, surtout après ce braquage raté du 7 février 1983. Suivi du procès de la fameuse " bande à Bruno ", mais en l'absence dudit Bruno, à ce jour jamais retrouvé.
Yves Pagès se glisse dans la peau de Romain, un petit fugueur halluciné. Et c'est dans l'oralité réinventée d'une langue juvénile, les images volées aux films cultes de l'époque, qu'il puise des trésors d'humour et de naïveté, pour déjouer les leurres du "soi-disant" principe de réalité.
Des années durant, l'écrivain Yves Pagès a glané toutes sortes de statistiques, notant dans un carnet des centaines de pourcentages. De ce vertigineux inventaire, il a fait un livre étrange qui, entre jeu littéraire à la Raymond Queneau et réflexions philosophiques à la Theodor Adorno, reconstitue par fragments le tableau d'une société infestée par une vision comptable du monde. Difficile de rompre la glace du monstre statistique, d'échapper à ses ordres de grandeur qui prétendent tout recenser de nos faits et gestes, quantifier nos opinions, mettre en coupe réglée nos vies matérielles. Sous emprise comptable, chacun se sent casé d'office, sondé de bas en haut, pris au piège. Mais alors, comment nous soustraire au grand dénombrement ? Sans prétention d'exhaustivité, l'auteur se propose de passer ces données brutes au tamis de rêveries interprétatives, pour traquer leurs failles implicites ou les confronter à d'autres cas de figure. A la logique de la quantification de toutes choses, il oppose, par collage, accumulation et divagation, une poétique de l'absurde. Par-delà cet art du détournement stylistique, il nous livre en pointillé une analyse caustique de la condition des vivants à l'ère de la gouvernance par les nombres, agrémentée de quelques suggestions paradoxales pour passer entre les mailles du filet statistique.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.