Pagé Suzanne ; Kelly Ellsworth ; Storr Robert ; Hi
MANUELLA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782917217641
Le 25 octobre, à Paris, la Fondation Louis Vuitton inaugure son nouveau musée conçu par l'architecte Frank Gehry. A cette occasion, une commande exceptionnelle a été passée à l'artiste américain Ellsworth Kelly qui a réalisé, pour l'auditorium du musée, le rideau de scène et un ensemble de cinq panneaux monochromes. Exceptionnel car c'est le plus grand ensemble pérenne de l'artiste en Europe et parce que c'est le fruit d'une collaboration étroite entre deux géants de la création contemporaine. Le cahier Ellsworth Kelly que nous éditons en coproduction avec la Fondation Louis Vuitton présente cet ensemble, ainsi qu'une série de tableaux et d'estampes appartenant à la collection de la Fondation. L'entretien avec Robert Storr et l'essai d'Ann Hindry remettent cette commande dans une perspective historique et montrent comment cette oeuvre est l'aboutissement de la pensée de l'artiste qui a toujours voulu faire dialoguer la peinture avec l'architecture, Exceptionnel car c'est l'aboutissement d'un dialogue entre la peinture et l'architecture où il est question de la couleur, de la forme, de la ligne, et de l'espace.
La Fondation Louis Vuitton consacre ses espaces à deux expositions qui se répondent, l'une à Claude Monet, l'autre à l'artiste américaine Joan Mitchell. Ce hors-série fait également le lien entre ces deux immenses artistes : Claude Monet, maître de l'impressionnisme et précurseur de l'abstraction avec ses derniers nymphéas et l'expressionniste abstraite Joan Mitchell installée en France de 1959 à 1992, habitant sur les bords de Seine à Vétheuil, dans une maison où séjourna Monet.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.