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SKEPSIS LE DEBAT DES MODERNES SUR LE SCEPTICISME
PAGANINI
VRIN
37,00 €
Épuisé
EAN :9782711621439
Comment les modernes ont-ils été amenés à considérer sous un nouveau jour le problème de la certitude et de la connaissance? L'étude proposée ici vise à mettre en évidence le rôle joué par la renaissance du scepticisme et à montrer comment et par quels détours le "phénomène" du scepticisme pyrrhonien est devenu en l"" apparence "des modernes. Dans cette histoire, les sceptiques déclarés n'ont pas seuls opéré ce travail de reprise et de transformation: une part décisive revient aussi aux adversaires du scepticisme (Campanella. Mersenne, Descartes, mais aussi Hobbes). Le renouveau sceptique ne tire pas son importance de sa seule dimension critique; par ses objections, il a joué un rôle majeur dans la réforme moderne de la"philosophie première". Faire de la connaissance un rapport entre le monde interne de la représentation et le monde extérieur des choses, a évidemment une origine sceptique. Mais cette conception a son histoire complexe et multiforme. Elle passe notamment par la dissolution de la doctrine aristotélicienne des species (Sanches et Campanella), par la reprise de la conception du phénomène tirée de Sextus (Montaigne et La Mothe Le Vayer), par une réflexion sur les effets destructeurs du scepticisme libertin (Descartes), mais aussi par la conjonction du relativisme de Montaigne et des résultats de la nouvelle science (Hobbes). Ainsi, en rouvrant le dossier sceptique, Bayle peut mener sa critique des présupposés de la philosophie première en débat à la fin du XVIIe siècle. Pour montrer comment le scepticisme a pu modeler ainsi la réflexion philosophique de l'âge classique, il était nécessaire d'étudier en profondeur une série d'auteurs majeurs, plutôt que de se livrer à un panorama historique général."
Voici présentées pour la première fois au public français, dans un ouvrage superbement illustré, les plus anciennes peintures coréennes existantes, classées depuis 2004 au patrimoine mondial de l'Unesco. Du IVe au VIIe siècle, de somptueuses fresques funéraires ont été réalisées dans le royaume coréen de Kogury ? , témoignant d'une civilisation développée. Elles se trouvent aujourd'hui en Chine, dans l'aire de Jí'? n, et en Corée du Nord, dans celle de Pyongyang. Ces représentations révèlent un grand brassage culturel, influencées comme elles l'ont été par des arts et des techniques venus de Chine ou d'Asie centrale, et ayant influencé à leur tour l'archipel japonais. Les sujets très variés peints sur les murs et les plafonds des chambres morturaires présentent d'innombrables figures basées sur la cosmologie chinoise, la culture des steppes, la pensée taoïste ou les croyances bouddhiques.
Résumé : Le manuscrit clandestin représente un genre très particulier de la communication philosophique : on peut envisager le Colloquium Heptaplomeres de Jean Bodin comme l'archétype du genre, mais les quelques 200 textes répertoriés et correspondant à près de 2000 copies remontent pour la plupart à la deuxième partie du XVIIe et au siècle suivant. L'ancêtre véritable de cette littérature foisonnante s'avère être le Theophrastus redivivus qui, à une date assez précoce (1659), fixe le paradigme du traité philosophique clandestin, dans ses traits les plus radicaux : rigoureux anonymat, critique rationaliste de la philosophie et de la Malebranche, à la métaphysique spinoziste ou au mécanisme de Hobbes, à la méthodologie empiriste de Locke. Surtout, ils essayent des voies nouvelles, par la combinaison de parcours philosophiques parfois hétéroclites, dans la conviction que l'histoire culturelle européenne devrait être lue " entre les lignes ", à la recherche d'une vérité cachée au-dessous des professions officielles de foi des écoles ou des auteurs.
Résumé : Le pape François aime rappeler le rôle essentiel des grands-parents dans les familles et la référence qu'ils constituent pour les générations suivantes. Dans le prolongement des paroles du pape, Andrea Pagnini nous livre une belle réflexion sur le rôle des grands-parents et sur la beauté de ce qu'ils nous transmettent. Un livre qui souligne avec tendresse et bonheur la richesse et la vocation des grands-parents.
Andrieux Béatrice ; Colleyn Jean-Paul ; Paganini A
A l'occasion de la célébration du Centenaire de la naissance de Jean Rouch, ce numéro double de Camera offre un aperçu de l'héritage cinématographique et ethnologique de l'inventeur du "cinéma vérité" . L'occasion d'inviter plusieurs personnalités influencées par l'oeuvre du cinéaste dont la photographe, réalisatrice et productrice de films documentaires Catherine de Clippel. Depuis 1980, elle s'est associée avec les anthropologues Jean-Paul Colleyn, puis Marc Augé pour coproduire une trentaine de films documentaires et reportages photographiques au Mali, en Côte d'Ivoire, au Togo, au Sénégal, au Venezuela, au Brésil, en Allemagne, en Belgique et en France. "Sur les traces de Rouch" est une rétrospective de son travail photographique publiée conjointement à une longue conversation.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.