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Le pari de la modernité. L'expérience camerounaise
Oyono Dieudonné ; Yang Philémon
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782296115712
Paul Biya a accédé au pouvoir le 6 novembre 1982. Dès ses premières interventions publiques, il a placé la " modernité " au centre de son projet politique. Ce thème, depuis plus d'un quart de siècle, est en quelque sorte la poutre maîtresse de tous ses discours. Il constitue la " lettre de mission " des membres du gouvernement à chaque remaniement ministériel. Ses " messages à la Nation ", le 31 décembre de chaque année, en portent l'empreinte, tout comme ses adresses aux jeunes, la veille de la fête de la Jeunesse du 11 février. Ce thème est également le fil conducteur de ses discours de politique générale, lors des congrès du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), dont il est le président. Cet ouvrage revisite en détail les différentes déclinaisons et la mise en oeuvre de ce projet de " modernité politique ". Cependant, comme on le sait, les procédures n'engagent pas les choix. La modernité ne devient une réalité que si les acteurs politiques s'en approprient les règles et les mettent en oeuvre. Il n'est pas étonnant que ce projet ait rencontré des conduites de résistance. L'auteur analyse donc également les crises de participation qui, par moments et de diverses manières, ont entravé la mise en oeuvre de ce projet de société.
Au lendemain de la défaite de l'Allemagne de 1918, les Alliés placèrent son ex-colonie, le Kamerun, sous mandat international de la Société des Nations. De là on pouvait imaginer qu'elle accéderait assez vite à l'indépendance nationale. Le cheminement fut inverse. Partagé entre les vainqueurs, le Territoire devint Cameroons (G-B) et Cameroun (F). Progressivement, la tutelle française se fit plus lourde. En 1919, le Cameroun était inscrit au ministère des Colonies, et en 1946, au lendemain de la Conférence de Brazzaville, le pays était intégré constitutionnellement dans l'Union Française. Après l'indépendance, cette caractéristique historique du Cameroun le fera sans cesse osciller entre l'intégration au sein des grands regroupements francophiles (francophones) régionaux et internationaux et la non-participation voire le retrait des mêmes organismes.
Le narrateur de ce roman bâtit l'intrigue à l'intérieur d'une société conventionnellement sous-tendue par des inégalités de tous genres. Ellos et Sandrine, incarnation de la jeunesse, tentent de concilier, en vain, autour d'une relation amoureuse, elle-même construite sur du sable. Ce livre met en évidence l'abandon de l'éducation parentale qui peut être vu comme la principale cause de déliquescence juvénile à travers des pratiques tels la corruption, la consommation de drogues, le vagabondage sexuel, la mythomanie, etc.
Faire vivre la littérature du continent dans les classes. Les mots prononcés par le commandant résonnent encore aux oreilles de Meka. Le chef des blancs en personne va le décorer, lui, l'humble, le pieux Meka ! Quel prestige pour sa famille et son village ! "La médaille que nous te donnerons veut dire que tu es plus que notre ami". Mais ces mots sont-ils sincères ? Un colon saura-t-il jamais regarder un indigène comme son égal ? La fraternité entre noirs et blancs est-elle possible dans un règime basé sur la domination ? Dans ce roman, Ferdinant Oyono décrit sans concession le système colonial et brosse l'émouvant portrait d'un homme au crépuscule de sa vie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.