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Demain c'est dimanche
Ovidio Pierre d'
PHEBUS
18,40 €
Épuisé
EAN :9782859407162
Remarqué en 1995 pour son premier roman, La Vie épatante, Pierre d'Ovidio s'en revient vers nous avec un objet littéraire qui relève, cette fois, du genre dit policier. Le récit pourtant ne fait guère appel aux armes à feu - si l'on excepte l'étui réglementaire de la gendarmerie locale... D'ailleurs la région où se passe l'affaire, entre Touraine et Poitou, n'est pas souvent sollicitée par les écrivains amis de la couleur noire. Mais pourquoi la France dite profonde n'aurait-elle pas, elle aussi, ses turpitudes ? Surtout qu'un modeste cadavre peut en cacher un autre, et révéler à l'occasion des vérités qu'il est paraît-il prudent de tenir cachées... Jean Mascarpone, écrivaillon raté et journaleux pas très réussi, a un nom de métèque qui prête à sourire, mais qui doit faire fondre les nanas - en tout cas au moins une: la belle Giulia. Encore ça, il faudrait le mettre au passé, parce que, pour vous dire, sa Giulia l'a quitté. Triste. Mais il en faut plus pour le décourager, le détourner de ses deux marottes : écluser les petits vins du pays - souvent plus grands qu'ils n'en ont l'air - ; et chercher à savoir. Deux penchants à risques. Un enfant du pays, René Descartes, qui a sa statue sur la place, avait déjà prévenu : la raison, ce que nous avons de mieux parait-il, se laisse souvent abuser par de méchantes blagues, et ceux qui tiennent vraiment à savoir, à ne pas se perdre dans la forêt comme les imprudents cavaliers de jadis, ont intérêt à faire gaffe.
Le spectacle n'était pas encore commencé.Sur l'invitation reçue il y a une quinzaine, une secrétaire ou le directeur de l'établissement avait indiqué 14 h 30. En fait, il était écrit «à partir de 14 h 30», mais Bertrand n'avait pas remarqué et croyait être en retard. D'une bonne demi-heure, maintenant. Et maman détestait. «L'exactitude, mon garçon, la politesse des rois!»Il avait donc accéléré sur la petite route étroite et boueuse qui passait de champs nus en bosquets noirs. Sans trop forcer. Son break 305 n'appréciait pas plus les brusqueries fantasques que la brutalité. Maman disait «bizarrerie de comportement» et n'aimait pas. N'avait jamais aimé.Elle ne l'avait pas élevé comme ça. Pas quelqu'un à se mettre toujours en avant, son Bertrand! A jouer les m'as-tu-bien-vu! A utiliser à tort et à travers son klaxon comme un casse-tête dans les rues du bourg ou à faire vibrer les vitres de la voiture avec les basses de son lecteur de cassettes comme autant de «boum! boum!» d'une parade de cirque. Sûr qu'elle n'aurait pas plus apprécié qu'il coupât les virages, mais elle n'avait jamais aimé attendre. Non plus. Alors...Il avait soupiré, soulagé, en franchissant le sas vitré de l'entrée.Maman était dans son large fauteuil à roulettes, tout au fond de la salle à manger. Et le spectacle n'était pas commencé. Elle l'avait vu. Elle lui faisait de grands signes. Une tornade lente. Un immense désordre de mouvements pesants de tout le torse, des bras, des mains et de la tête. Elle semblait plus joyeuse que lors de ses visites ordinaires, celles du dimanche matin.- Tu es en retard, mais ça n'a pas commencé! Assieds-toi à côté de moi, j'ai réservé un siège, je l'ai gardé libre. Pour toi. Toi tout seul. Tu es content?Bertrand hocha la tête. Maman parlait fort. Beaucoup trop fort. Elle hurlait. Tout le monde se retournait et cela gênait Bertrand qui slalomait entre les habitués en multipliant mimiques de reconnaissance et inclinations de tête.- Tu te souviens de la phrase? brailla-t-elle, comme il se penchait vers sa joue.- Bonjour, maman. Parle moins fort, je suis juste à côté... C'est joli, la décoration. Il est très beau le sapin à l'entrée... Quelle phrase?- Celle où elle parle de madame Auriol et du ménage.- Tu as encore perdu le livre! Tu sais que j'ai eu beaucoup de mal à le retrouver...- Non, il est dans la chambre. Mais en t'attendant j'essayais de me souvenir. Tu sais, la phrase avec le grain de poussière?
A Madagascar, loin des hôtels de luxe et des boutiques pour touristes (l'île en compte encore assez peu), Pierre D'Ovidio est surtout sensible à la misère et à son cortège de gagne-petit, de mendiants et de marchands à la sauvette. Confronté à la rue, puis à la route, il mesure la dure réalité de la vie réduite à la survie. Pays abandonné, méprisé, Madagascar - qui ne s'est jamais complètement remis des ravages de la colonisation - n'est évidemment pas épargné par les terribles effets de la mondialisation... Cet anti-guide de voyage dissipe quelques trompeuses images exotiques, pour les remplacer par d'autres, moins complaisantes et plus en conformité avec le monde et son usage. Biographie de l'auteur Pierre D'Ovidio est né en 1949 à Paris. Après avoir fréquenté étudiants et professeurs de l'Ecole nationale des Beaux-Arts et débuté dans la peinture et la gravure, il s'est très vite passionné pour l'écriture. Installé aujourd'hui dans un village de la Vienne, il a d'abord écrit des textes sur les peintres et la peinture, avant de publier plusieurs romans aux éditions Phébus, dont Les cahiers au feu (2004) et Les enfants de Van Gogh (2007).
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?