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Ouvrir un livre, ouvrir une histoire. Vingt ans d'édition
Bandelier André ; Brunko-Méautis Ariane ; Crevoisi
ALPHIL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782889300952
Dans chaque parcours de vie, il y a des rencontres et des expériences décisives. Des personnes peuvent certes changer le cours d'une existence, mais certains livres sont également susceptibles de marquer profondément le lecteur : ils éveillent au monde et font découvrir de nouveaux horizons. à l'occasion des vingt ans des éditions Alphil, nous avons donc demandé à vingt auteurs de parler d'un ouvrage qu'ils ont aimé, qui a été important pour eux parce qu'il les a fait rêver, a éveillé une vocation, leur a donné envie d'écrire ou leur a ouvert de nouvelles perspectives. Au-delà de livres passionnants, le lecteur aura ainsi le plaisir de découvrir des histoires personnelles ; les auteurs l'emmèneront dans les méandres de leur parcours afin de partager avec lui leurs premiers bonheurs de lecture, leurs interrogations et prises de conscience d'adolescents, l'éveil de leur vocation, la construction de mondes imaginaires, mais aussi le plaisir du temps passé à lire. Une seconde partie présente une brève histoire des éditions Alphil, à travers vingt livres que nous avons édités. Ces livres servent de prétexte pour parler du parcours de notre maison d'édition, de ses spécificités et de ses échecs, comme de ses réussites. André Bandelier, Ariane Brunko Méautis, Benoîte Crevoisier, Philippe Henry, Jean-Pierre Jelmini, Hans-Ulrich Jost, Chantal Lafontant Vallotton, Jeanne Lovis, Christophe Mauron, Olivier Meuwly, Jean-Daniel Morerod, Marc Perrenoud, Denis Petitjean, Isabelle Raboud-Schüle, José Ribeaud, Daniel Sangsue, Laurent Tissot, Patrick Vallélian, François Walter, Luc Weibel. Avec une contribution d'Alain Cortat
Désiré Kohler (1814-1867) fut un observateur avisé de son temps et de la société qui l'entourait. Ressortissant de la grande bourgeoisie de Porrentruy, ce juriste formé à l'Université de Strasbourg fit partie des conseils bourgeois et municipaux de sa ville natale, fut membre du Grand Conseil bernois pendant deux législatures, membre pendant plusieurs années de la Commission administrative de l'Ecole cantonale et occupa pendant quatre ans la fonction de vice-préfet du district ajoulot. Son journal de jeunesse évoque, dans un style aux qualités littéraires indéniables, l'état politique et sociologique de sa cité à l'époque charnière de la Régénération (1830-1846) et le rôle qu'il y tint comme pamphlétaire et caricaturiste. Car cet homme d'esprit possédait un très réel talent de dessinateur et d'aquarelliste qu'il fut obligé de ne pratiquer qu'en dilettante en raison des activités liées à la profession d'avocat que son père lui imposa d'embrasser et pour laquelle il éprouvait une véritable aversion. Incontournable pour comprendre la vie politique qui animait la ville de Porrentruy et le Jura à son époque, son texte va cependant bien au-delà de la simple chronique locale. Désiré Kohler s'y révèle un analyste lucide de sa propre conscience, qui supporte la comparaison, dans un registre certes beaucoup moins étendu, avec Frédéric Amiel qui vivait à la même époque. Transcendant les limites temporelles et territoriales dans lesquelles il s'inscrit, son témoignage humain touche à l'universel. A ce titre, ce jeune homme pourrait être notre contemporain.
Bandler Richard ; Andreas Connirae ; Andreas Steve
Vous voulez comprendre ce qu'est la PNL, la Programmation Neuro-Linguistique? Vous ne voulez plus être prisonnier de mécanismes qui vous empoisonnent la vie? Vous voulez mieux vous connaître, piloter votre cerveau, ne plus vous laisser piéger par des situations conflictuelles? Voici le livre qu'il vous faut: un véritable guide d'introduction à cette discipline, par l'un de ses fondateurs, pour comprendre le fonctionnement de vos méninges, influer sur votre perception des événements et modifier votre vie. Dans un langage accessible, l'auteur vous invite, avec son enthousiasme communicatif, sur la voie d'une existence résolument tournée vers l'efficacité et le succès.
Résumé : Séparés Divorcés à Coeur Ouvert reste à ce jour le seul ouvrage qui allie témoignages personnels et éclairages pastoraux sur les personnes séparées ou divorcées civilement souhaitant vivre dans la fidélité à leur sacrement de mariage, et empruntant un chemin de pardon, de miséricorde et de paix dans leur solitude conjugale. Il est un soutien précieux pour discerner dans les moments de doute. La publication d'Amoris Laetitia et tes travaux d'appropriation de cette exhortation du pape François ont donné à notre démarche une actualité nouvelle. Les membres de la Communion Notre-Dame de l'Alliance ont rencontré le Saint-Père pour évoquer leur réception de ce texte. De nombreux diocèses ont souhaité reprendre la question de La fidélité après une séparation et ont trouvé dans ce livre une matière concrète et vivante permettant de construire une approche pastorale dédiée à ces fidèles de plus en plus nombreux.
J'ai une mauvaise odeur qui me vient de la bouche, j'ai beaucoup de fièvre, je sue, j'ai la langue blanche, les poumons froids et j'ai les veines noires". Caserne de Colombier, dimanche 21 juillet 1918, le lieutenant Robert Meystre est affecté pour la seconde fois de la grippe espagnole. Le 4 août 1914, il a prêté serment comme tous les soldats suisses. Dès lors, il a consigné scrupuleusement toutes ses activités au service de la patrie dans un carnet cartonné brun et rempli plusieurs albums de photos grâce à son précieux appareil Kodak. Les mobilisations du bataillon de fusiliers neuchâtelois 18 et ses écoles écourtées d'aspirant officier sont narrées et illustrées. Robert Meystre survivra et ouvrira un nouveau carnet pour une dernière mobilisation partielle de sa troupe à l'automne. Pas de grand discours sur la stratégie, mais un Journal de mobilisation de guerre proche du militaire, de sa routine : l'heure de la diane et le temps qu'il fait ; le drill formel à la Prussienne et le drill aux armes ; l'ennui et la camaraderie ; la proximité avec la guerre, avec les "poilus" et les "boches". Avec le diariste, en fonction du développement de la Grande Guerre, vous voyagerez dans la Suisse des périphéries : l'Ajoie de Gilberte et le Laufonnais face à l'Alsace allemande ; le Seeland et la Gruyère ; Bellinzone et la Mesolcina des marches italophones ; Zurich affecté par la grève, le Rheinthal et la Thurgovie. Un Neuchâtelois et ses camarades, sentinelles de la neutralité face à la France, à l'Autriche et au Reich.
Sur les hauteurs de la Riviera vaudoise se dresse le Palace de Caux, siège d'un mouvement international répondant au nom mystérieux de " Réarmement moral " s'apprêtant à fêter ses huit décennies d'existence. Des élites de tous bords y convergèrent en masse dès 1946 pour assister à ses conférences annuelles. Qui formait la nébuleuse de ce cercle porté par un réseau de bénévoles consacrant leur vie à " changer le monde " ? Comment qualifier ce qui ne fut ni un nouveau mouvement religieux, ni une organisation politique ? Quelles furent ses activités et comment expliquer sa pérennisation ? Brassant des millions durant un âge d'or encore mythifié, le RAM est resté dans les mémoires pour son anticommunisme. A partir d'archives inédites croisées avec des entretiens de sympathisant·e·s, cet ouvrage analyse ses mécanismes de pérennisation comme les expressions de la pensée d'un mouvement devenu aujourd'hui l'ONG Initiatives of Change. Une première partie du livre dissèque les influences qui traversent l'idéologie de Troisième voie (méthodisme, personnalisme, libéralisme économique et conservatisme moral) et les procédés systématiques du mouvement. Les formes et les stratégies discursives de la propagande qu'il met en place après la mort de son fondateur sont l'objet de la seconde partie. Le RAM adapte son agenda à celui du reste de la société : face à l'activisme des milieux progressistes des années 1960, il élabore une " contre contre-culture " destinée à la jeunesse ainsi que des écrits antiféministes. La chute du Mur lui donne un nouveau souffle, avec des missions en ex-URSS et la promotion d'une justice restauratrice.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.