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Gabriel Bacquier. Le génie de l'interprétation
Oussenko Sylvie ; Malraux Alain
MJW
28,01 €
Épuisé
EAN :9782952457385
Génie de l'interprétation, certes avec ce qu'il faut de fidélité et d'invention mêlées pour exceller en ce genre. Artiste complet, Gabriel Bacquier se dit comédien-chanteur et non l'inverse: c'est sa révolution copernicienne. En effet, la musique colore la poésie, satellite de celle-ci. Venu d'une jolie ville du Languedoc, il a conquis Bruxelles puis Paris, enfin le monde entier depuis son admirable Don Giovanni du 9 juillet 1960 à Aix-en-Provence. Gabriel Bacquier séduit, fascine, obsède: il possède un charme qui lui est propre, fait de douceur et de virilité, d'impétuosité et de subtilité, une noblesse un rien sauvage, une fragilité déconcertante. Il est l'homme des paradoxes, le bateleur habité des personnages qu'il incarne avec une foi qui frôle les abîmes. Né en 1924, formé au sein des troupes, il s'est forgé des armes invincibles car toujours remises en question. Amoureux et gourmand des mots, il sert les textes de sa musicalité infaillible. Belcantiste fou de Bellini, il offre aux grands classiques (Rameau, Gluck) une palette sonore aux effets maîtrisés; mozartien modèle, il rend à Verdi sa grandeur tragique et sa pétulante santé; interprète inégalé de Debussy, il entre dans l'univers souvent gouailleur de Poulenc. Il aime la chanson, le rire, la gaudriole, la peinture, la bonne table et la littérature. Peut-être cette dernière avant tout. Gabriel Bacquier aime la vie d'amour: aussi songe-t-il sereinement à la mort ainsi que le faisait Mozart. La truculence que l'on prête à cet artiste, à cet élu des dieux, à cet insufflé de l'Esprit ne serait-elle qu'une façade destinée à protéger le noyau incandescent de son mystérieux génie?
Oussenko Sylvie ; Poncet François ; Bacquier Gabri
Sylvie Oussenko est licenciée en philosophie et titulaire d'un DEA en double cursus de musicologie et de psychologie (Paris-Sorbonne). Interprète (mezzo soprano), particulièrement de l'oratorio et de la mélodie, elle est déjà l'auteur d'ouvrages de fiction, de pièces de théâtre, de poèmes (prix Liliane Crevel 2009) et de biographies de compositeurs (Chopin et Schumann, Eyrolles). On lui doit aussi une réflexion sur le phénomène de l'"interprétation" ainsi qu'une histoire de l'opéra, L'opéra tout simplement (Eyrolles). Sylvie Oussenko est Chevalier des Arts et Lettres. François Poncet est agrégé d'allemand, Docteur et Maître de Conférences à la Sorbonne où il enseigne la germanistique. Spécialiste de Ernst Jünger, il a traduit plusieurs ouvrages de cet auteur et participé à l'édition dans la Bibliothèque de la Pléiade des deux volumes constitués par ses Journaux de guerre (2008). Il approche la musique par les textes, de manière originale et savante.
Des origines à nos jours, ce guide propose un panorama complet de l'opéra, constituant ainsi une référence accessible sur le sujet. Pour chaque période historique, il présente les grandes dates, les principaux compositeurs et les oeuvres majeures du genre. Vivant, il est jalonné de citations, accompagné d'un CD-audio et agrémenté d'outils de navigation: 23 fiches consacrées aux opéras incontournables. 1 index des compositeurs. 1 index des oeuvres. Biographie de l'auteur Sylvie Oussenko a suivi, à la Sorbonne, le cursus universitaire de philosophie (licence) et de musicologie (DEA). Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages: fictions, oeuvres théâtrale poésie, écrits sur la musique, traductions. Chanteuse lyrique, sa connaissance du répertoire, des origines à nos jours, se trouve enrichie par sa propre expérience artistique.
De la naissance à la mort de Chopin, l'auteur retrace son parcours intime et musical, dégageant ainsi ce qui fait la spécificité de son ?uvre. Chacune des grandes périodes de sa création fait l'objet d'une partie, elle même découpée en chapitres, qui sont autant d'étapes significatives. Vivant, le texte est jalonné de citations. Pédagogique, il situe l'artiste dans son contexte historique et technique.
Résumé : De la naissance à la mort de Schumann, l'auteur retrace son parcours intime et musical, dégageant ainsi ce qui fait la spécificité de son oeuvre. Chacune des grandes périodes de sa création fait l'objet d'une partie, elle-même découpée en chapitres, qui sont autant d'étapes significatives. Vivant, le texte est jalonné de citations. Pédagogique, il situe l'artiste dans son contexte historique et technique.
Il est des lieux où souffle le vent du malheur et de la déshérence ; il est des lieux où souffle le vent salvateur de l'ironie et de la rage. Il est des lieux où l'on perd la tête et où l'on est censé plus ou moins essayer de la retrouver... A partir de quatorze variations sur le séjour en hôpital psychiatrique, Le Vent noir évoque les limites ? oues entre la folie et la normalité, le désespoir et la révolte, l'emprisonnement et la liberté ; car on peut être prisonnier des murs de l'asile, prisonnier de sa propre tête, et laisser souffler en soi, comme un éclat de rire, un vent démystificateur. Alternant récits de vie bousculées par la maladie mentale et saynètes du quotidien hospitalier, Le Vent noir tente de poser des mots sur le sentiment de décalage, l'impression de n'être pas tout à fait d'ici, et sur le regard distancié qu'une telle position, bien que subie, permet de poser sur les petites et grandes absurdités du réel.
La période entre 1986 et 1990 est particulièrement féconde car elle définit les bases permettant aux psychanalystes d'envisager une collaboration avec d'autres disciplines ainsi que d'autres orientations méthodologiques. Les textes ici regroupés sont le résultat de nombreux colloques et collaborations sur les plans national et international, d'où la reproduction d'articles de presse en portugais, justifiée par les nombreux séjours de Pierre Fédida au Brésil et en particulier à São Paulo. En effet, préparant la création du laboratoire de psychopathologie fondamentale au sein de l'Université Paris 7, inauguré en 1989, P. Fédida a développé une sorte de "filiale" de ce laboratoire à l'université de Campinas. Les textes de présentation, de la postface et de l'éditorial témoignent de l'inauguration d'une fédération de l'activité éditoriale des travaux scientifiques dont l'apothéose a été la création de la Revue Internationale de Psychopathologie, co-dirigée par lui et Daniel Widlöcher. Cette revue a modernisé la psychopathologie de l'époque et est devenue l'organe de publication fruit d'une collaboration intense entre les nombreux membres prestigieux du comité scientifique et du comité éditorial international. Par cette revue passait les travaux de recherche dans le domaine de la psychopathologie et chacun d'eux était discuté et examiné par un comité qui se réunissait avant chaque publication. Cette exigence dans la dynamique entre recherche scientifique et collaboration éditoriale est devenue exemplaire à partir des années 1990 et a été prise comme modèle de norme dans les évaluations du CNU, dont les membres du comité faisaient en général partie. Loin de la dérive bibliométrique que l'on observe aujourd'hui, le but était de fixer des conditions précises pour une activité vivante d'un travail scientifique publié dans une revue de recherche. Les travaux devaient donc être discutés et de préférence par un collègue d'une autre orientation, donc non acquis à ces recherches. Ainsi, dans ses publications, P. Fédida insiste sur les bases métapsychologiques de l'activité de recherche du psychanalyste, laquelle passe d'abord par une réflexion sur le cadre et les conditions de la parole recueillie, traitée dans une psychanalyse. Le point nodal par lequel se passe une telle observation est le transfert et le contre-transfert. Cette observation dans le contre-transfert n'est pas indemne de l'affect comme le souligne le texte de P. Fédida traitant de l'angoisse dans le contre-transfert. De plus, cette observation dans la langue, dont la poésie est l'équivalent littéraire, est ce que dont tout psychanalyste doit prendre conscience s'il veut étendre son champ de collaboration scientifique, notamment comme ici, à la chirurgie esthétique naissante ou encore aux techniques dites "du corps" . Loin d'être un pêle-mêle de textes, chacun d'eux contribue à paramétrer une recherche psychopathologique effectuée à partir du référentiel psychanalytique.
L'auteur, passionné de J.-P. Sartre, propose une lecture à travers la philosophie, l'histoire et la littérature pour aborder des questions fondamentales sur notre société d'aujourd'hui. Il nous raconte comment Sartre a pris conscience de l'engluement dans des héritages, à commencer par celui de la civilisation. Cette civilisation comme étant le logos, la parole, la logique, le discours écrit, la loi du monde, l'intelligence, la science, la rationalité, la raison. Pour cela l'auteur nous fait voyager dans l'histoire depuis avec "la raison grecque" qui a procédé méthodiquement à une liquidation des dieux de l'Olympe, à une émancipation de la "raison mythologique", pour finalement s'imposer au fil des siècles, des millénaires comme Civilisation ou Raison. En effet de sa "naissance" à nos jours, la Raison ne sait faire que trois choses et rien d'autre : mater, formater, colmater la nature en l'homme et hors de l'homme. Alors, Bassidiki Coulibaly fait dialoguer les grands penseurs entre eux autour de l'Occident qui file, sans frein ni marche arrière ; progrès, développement, croissance ! "Nous sommes embarqués", a écrit Pascal. "Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action", constate Sartre. Sartre a traversé le XXe siècle en choisissant d'incarner le personnage du fou de dame Raison. Il a décidé en toute souveraineté, c'est-à-dire après s'être débarrassé des idoles héritées, d'affronter la Raison en retournant contre elle ses propres armes, en tout lieu et sans répit. Projet humaniste au sens de Térence, engagement planétaire que Sartre a mené par générosité, par amour, avec passion, avec l'intime conviction de l'"homme total", de l'"individu souverain" qui sait qu'il ne faut se fier qu'à sa propre raison car la Raison ne peut avoir raison que par la force et la mystification.
Dans ce tome 5 sont abordés des sujets fondamentaux envisagés tant sur le plan pratique que sur le plan théorique. Celui-ci se termine par des photos rares, la plupart recueillies lors de rencontres scientifiques. Arthur Tatossian convie le lecteur à réfléchir sur des problèmes de la vie de tous les jours et les contacts avec Autrui, la mémoire et la crainte engendrée par ses troubles, les évènements biographiques et leurs conséquences d'une part chez le sujet exempt de troubles psychiques par exemple en cas de Deuil et, d'autre part, chez le sujet malade, ici l'alcoolique chronique, dont sont évoqués les rapports avec ses proches et avec son ou ses médecins. Les notions de réalité et de temps vécu, l'approche des psychoses et de leur décompensation éventuelle sont présentées de façon simple permettant de comprendre ce qu'est la phénoménologie et ce qu'elle peut apporter au praticien pour aider son patient. Sur un plan plus théorique, une remarquable présentation de la phénoménologie de la schizophrénie confirme l'intérêt du point de vue phénoménologique tant sur le plan théorique que pratique. L'étude de la quotidienneté, en hommage à Guiseppe Campailla, met en évidence que "le problème de la quotidienneté est la référence constante de la pensée phénoménologique" et que le lebenswelt du Husserl tardif révèle le rôle majeur que joue l'intersubjectivité dans la réalité quotidienne. Une étude comparative très intéressante des Pratiques traditionnelles en cas de maladies mentales — en Afrique et à la Réunion — et des méthodes utilisées en psychiatrie en Occident permet à A. Tatossian de revenir sur un thème qui lui est cher, celui de la chronicisation de la maladie mentale, et de montrer que les conceptions sur l'origine du trouble mental dans ces sociétés, la bonne tolérance du malade par celles-ci, le soutien du malade par le groupe auquel il appartient, permettent, dans une large mesure, d'éviter le passage à la chronicité. L'auteur estime que l'utilisation de certaines de ces pratiques traditionnelles, adaptées à nos méthodes, peuvent être très efficaces puisque, comme il l'a toujours préconisé, elles permettent d'utiliser au maximum le potentiel qui reste au malade, et il en reste toujours. Quelques réflexions sur la grève de la faim permettent de distinguer les motivations non pathologiques des motivations discutables, souvent pathologiques. Le vécu du sujet cancéreux adolescent est présenté par Tatossian, à titre d'introduction, aux Journées de l'Association Psychologie et cancer de 1984. Pour terminer l'auteur nous entraîne dans une brillante étude comparative de l'OEdipe dans les oeuvres de Kafka, Musil et Freud qui ne peut qu'inciter à lire ou relire les textes de ces auteurs.